Formule 1

En rachetant la F1, Liberty a découvert qu’Ecclestone n’avait ’pas investi dans le futur’

Notamment dans le digital

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Par A. Combralier

21 décembre 2019 - 17:02
En rachetant la F1, Liberty a découvert

Depuis que Liberty Media a racheté la F1, qui était précédemment dirigée par Bernie Ecclestone, de grands changements ont été initiés.

Des doutes (incluant même des rumeurs de vente) sont pourtant nés il y a quelques mois, avant la finalisation du règlement 2021, mais la validation de ce package par les équipes a dégagé l’horizon de Liberty pour les prochaines années.

La stratégie enclenchée par Liberty Media est désormais bien établie, et les grandes orientations ont été maintenant validées. L’intersaison est donc le moment idéal pour Liberty Media de faire un point sur sa vision de moyen terme pour la F1.

Cette vision a été dessinée par Frank Arthofer, qui dirige le département digital à la FOM, et a été résumée en trois grandes priorités.

« D’abord la F1 est un actif mondial : c’est une opportunité et un défi certainement. Mais dans un monde où les réservoirs de croissance sont, pour bien des participants et parties prenantes, inscrits à l’échelle globale au niveau des chaînes de valeurs, alors, nous avons senti que la F1 était bien une opportunité encore inexploitée, et que le futur du business était bien assuré. »

« Ensuite, nous avons considéré la valeur croissante des événements sportifs en live sur le marché, et je pense que cela s’applique aux médias mais aussi [pour les spectateurs assistant aux courses]. Nous courons dans 21 pays, cela fait 21 Grands Prix. Et je pense que la valeur des événements, quand on y participe en live [pour les spectateurs sur les circuits], dans l’économie moderne, est en progression. »

« Le troisième argument concerne, dans une certaine mesure, l’un des domaines d’intérêt que Bernie Ecclestone avait. Il a fait un travail incroyable pour monétiser le business, qui génère 2 milliards de dollars de revenu. Mais dans le même temps, il n’avait pas investi dans le futur. Il n’avait probablement pas investi dans des domaines comme le digital – qui ne créent pas nécessairement de profits à court terme, mais ont un grand potentiel pour le long terme. »

Bernie Ecclestone voulait du cash dans une semaine, sans préparer l’avenir à plus long terme de la F1… Cet argument rappelle un petit trait d’esprit à Frank Arthofer pour conclure.

« Il y a une vieille blague qui dit que Bernie Ecclestone signait le dos des chèques et pas le devant. »

« Le business était assez peu développé quand nous l’avons racheté, et nous avons investi dans le but de construire et de valoriser un actif sur le long terme. »

FOM (Liberty Media)

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