Formule 1

Domenicali ’ne perçoit pas’ de racisme et d’inégalités en F1

Il souhaite discuter avec les pilotes

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Par Emmanuel Touzot

11 mars 2021 - 10:11
Domenicali ’ne perçoit pas’ de racisme et

Stefano Domenicali, le nouveau PDG de la F1, a assuré que la discipline allait revoir la manière dont elle organise le moment dédié à l’inclusion et à la diversité avant le début des courses. L’an dernier, les pilotes affichaient différemment leur soutien, et l’Italien veut que la discipline donne une image plus unie.

"Agenouillé, debout, ces choses ont différentes significations selon où vous êtes dans le monde" a déclaré Domenicali au Daily Mail. "Je veux discuter du genou à terre avec les pilotes. Nous ne voulons pas nous concentrer sur un simple geste."

"Il y a une grande plateforme avant les courses mais nous ne voulons pas maximiser cela de manière politique. Nous voulons souligner les valeurs qui sont importantes dans le monde et pour la Formule 1."

Interrogé sur les propos de Lewis Hamilton, qui a assuré que les inégalités et le racisme avaient encore leur place en F1 en 2021, Domenicali assure ne pas le percevoir. L’ancien directeur de Ferrari n’est certes pas la cible de tels problèmes, mais il voit dans les équipes une plus grande diversité.

"Je ne perçois pas cela. Au moins, je ne vois pas ça de mon expérience personnelle. En réalité, ça va dans l’autre sens. La Formule 1 a commencé dans certaines parties du monde, l’Europe, et s’est déplacée vers d’autres régions, et le multiculturalisme continue à se développer."

"Quand j’ai rejoint Ferrari en 1991, c’était une équipe italienne à 99,9%. Nous avons ensuite été rejoints par des gens du Royaume-Uni, de la France, du Japon, de la Suisse, de l’Allemagne, des gens de culture et de couleur différentes, et cela offrait une incroyable possibilité de connaître des gens différents."

Alors que Bernie Ecclestone, grand argentier de la F1 pendant 40 ans, était en froid avec le prédécesseur de Domenicali, Chase Carey, l’Italien sera heureux d’accueillir le Britannique de 89 ans sur les circuits s’il le souhaite.

"Je m’entends bien avec Bernie. Il a dit que je pouvais lui demander si j’avais besoin de conseils. La Formule 1 sans Bernie, je suis désolé de le dire comme ça, ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui."

"Il ne faut pas oublier qu’il est un pionnier dans la compréhension de l’opportunité présentée par des voitures pilotées sur circuit, et par le fait de construire un enthousiasme, une bonne structure et un business autour."

"J’ai beaucoup d’admiration pour lui et ce qu’il a fait. Son pass d’admission au paddock est prêt et j’espère qu’il pourra venir sur les Grands Prix."

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