Albon réclame un changement du règlement FIA et contredit McLaren

Un contrôle systématique pour garantir une équité parfaite

Auteur : Franck Drui
27 novembre 2025 - 15:32
Albon réclame un changement du règlement FIA et contredit McLaren

Alex Albon n’a pas mâché ses mots. Interrogé sur les disqualifications de Lando Norris et Oscar Piastri à Las Vegas, consécutives à une usure excessive du fond plat, le pilote Williams a non seulement demandé un changement important dans les procédures FIA, mais a également rejeté sans détour les propos tenus par Andrea Stella, directeur de McLaren.

À Vegas, les deux MCL39 ont été exclues pour une usure du patin en dessous de la limite réglementaire de 9 mm. Il s’agissait déjà des troisièmes disqualifications de la saison 2025 pour ce même motif, après Lewis Hamilton en Chine et Nico Hülkenberg à Bahreïn.

McLaren a expliqué que des phénomènes extrêmes de marsouinage avaient provoqué cette usure, tandis qu’Andrea Stella affirmait que la FIA elle-même reconnaîtrait la nécessité d’ajuster la proportionnalité entre l’infraction technique et la sévérité de la sanction.

"La FIA a admis que ce manque de proportionnalité devait être traité à l’avenir pour s’assurer que des infractions techniques mineures et accidentelles, avec un bénéfice de performance minimal ou nul, ne conduisent pas à des conséquences disproportionnées," expliquait ainsi Stella.

Mais Alex Albon n’est absolument pas de cet avis.

Face aux médias aujourd’hui au Qatar, le pilote Williams a sèchement réfuté l’argumentaire du patron de McLaren.

"Je ne suis pas d’accord avec ça. Nous devons tous tenir compte des limites, et il y a beaucoup de temps au tour à gagner en étant plus bas d’un millimètre. Mais tout le monde fait des erreurs."

Albon rappelle surtout à quel point les monoplaces modernes sont sensibles aux conditions extérieures.

"Ces voitures sont incroyables, et nous réglons les hauteurs de caisse en fonction du vent que nous attendons en course. Si vous prenez un vent de face dans la ligne droite principale, cela change complètement les hauteurs de caisse : quelques points de vent en plus et la voiture descend beaucoup."

"Ensuite, vous obtenez du marsouinage et vous devez faire des ajustements. C’est un règlement vraiment difficile, surtout lors des week-ends Sprint où nous avons peu de roulage, ou comme à Las Vegas. Il faut alors adopter une approche plus sûre."

Il admet que cette prudence peut parfois être frustrante..

"Parfois, vous terminez la course le dimanche en vous en voulant parce que vous avez très peu d’usure du patin et que vous avez l’impression que vous auriez pu optimiser davantage le week-end. Mais c’est ainsi que les règles fonctionnent."

Pour Albon, l’enjeu est clair : abaisser les voitures sans limite reviendrait à autoriser un gain de performance illégal.

"On pourrait tous rouler les voitures au ras du sol et ne jamais être hors-la-loi, mais alors nous exploiterions tous une performance illégale."

Le différend principal d’Albon avec la FIA ne concerne pas la sévérité de la sanction, mais la manière dont les contrôles sont effectués.

"Pour moi, le principal problème est que je n’aime pas que le contrôle du patin soit aléatoire. Je préférerais que les 20 voitures soient vérifiées, et là ce serait équitable. Mais le système actuel, où c’est aléatoire, est un peu délicat. Mais les règles sont les règles."


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