Williams F1 veut s’adapter aux modifications de gestion de l’énergie au Canada
Une donnée cruciale dans un week-end de Sprint
Williams F1 espère confirmer ses progrès vus à Miami, ce week-end lors du Grand Prix du Canada. Sur le Circuit Gilles Villeneuve de Montréal, Alex Albon et Carlos Sainz auront à cœur de viser des points, en capitalisant sur les nouveautés apportées lors du dernier week-end, et qui ont placé la FW48 dans le bon peloton, celui qui se bat pour les dernières places dans les points dès lors qu’il y a des abandons au sein du groupe de tête.
Mais au sein d’un week-end de Sprint, le troisième de la saison en six manches, l’important sera surtout d’adapter rapidement la préparation de la monoplace au circuit et aux conditions, afin d’être performants dès la deuxième séance du week-end, qui sera la Qualification Sprint.
"Le fait qu’il s’agisse du troisième des six week-ends de Sprint, et le tout premier à Montréal, crée un défi supplémentaire pour les équipes qui ne disposent que d’une seule séance d’essais libres avant les Qualifications Sprint" a déclaré Williams.
"Sur ce tracé, la puissance et l’efficacité sont primordiales ; la série de lignes droites séparées par des virages à basse vitesse accorde en effet une importance cruciale à la performance de l’unité de puissance, à l’efficacité aérodynamique et à l’appui total."
"Par ailleurs, la montée en température des pneus est difficile, et les équipes ont souvent du mal à faire chauffer les gommes, en particulier les pneus avant, ce qui affecte l’adhérence et la confiance tout au long du tour."
"Enfin, la qualité du comportement et la stabilité au freinage sont critiques. Les zones de freinage bosselées aux virages 8 et 10, combinées à une utilisation agressive des vibreurs aux virages 3 et 4, exigent une voiture qui se comporte bien tout en maintenant un freinage en ligne droite et une traction solides."
Il explique comment les réglementations de 2026 influencent l’approche de ce week-end, alors que le mode overtake et les mode ligne droite seront cruciaux, car le circuit possède de longues lignes droites et de nombreux virages rapides. Il révèle d’ailleurs que la gestion de l’énergie sera revue.
"Le tracé du circuit de Montréal pose des défis énergétiques uniques. La demande d’énergie ’asymétrique’, caractérisée par une faible utilisation dans la première moitié du tracé et une utilisation élevée dans la seconde, crée un nouveau défi pour l’équipe."
"De plus, la nouvelle limite de récupération d’énergie a un impact sur la stratégie de qualification. Les changements de réglementation introduits avant Miami ont réduit la limite de récupération en qualification de 8 MJ à 6 MJ, ce qui affecte la façon dont l’énergie est distribuée tout au long du tour mais permet aux pilotes d’attaquer librement."
La gestion des pneus sera particulièrement délicate ce week-end, notamment à cause des températures froides : "L’allocation de gommes est un cran plus dure qu’en 2025, puisqu’il n’y a pas de C6 en 2026, et si les conditions sont froides, cela augmente le risque de graining sur les pneus tendres et médiums."
"De ce fait, la préparation des pneus est l’une des plus difficiles de l’année. La piste courte, lisse et à faible énergie, combinée à des conditions probablement fraîches, rend la génération de température des pneus extrêmement difficile, en particulier en qualifications où des tours de préparation peuvent être nécessaires."
"Enfin, l’utilisation de gommes tendres sur une surface à faible énergie implique que les allocations de pneus les plus tendres sont associées à un circuit qui génère une faible énergie latérale. Cela signifie que la dégradation est généralement limitée par l’usure de l’arrière gauche plutôt que par la dégradation thermique, à condition que le grainage soit maîtrisé."
Les réflexions stratégiques de Williams F1 seront nombreuses, mais s’il n’y a pas de perturbations, Williams s’attend à des décisions simples, avec un Sprint en mediums et une course en un seul arrêt.
"Les plans de qualification sont flexibles mais complexes, car le tour court permet de nombreux plans de roulage admissibles combinant des runs de 1 tour et de 3-4 tours, le compromis clé résidant dans une préparation optimale des pneus face à la gestion du trafic."
"Concernant la course Sprint, ce tout premier événement Sprint de Montréal devrait être une course sans arrêt, le composé médium détenant un avantage marginal de 0,1 place sur le dur. Pour le Grand Prix, la tendance favorise une stratégie à un arrêt médium-dur."
"Les courses à deux arrêts sont environ une place moins avantageuses, et le rythme de course est nettement plus payant que le rythme de qualification, ce qui accorde une importance cruciale à la performance du dimanche."
"Enfin, il faut anticiper le risque d’intervention en course, car les probabilités de Voiture de Sécurité (70 %) et de Voiture de Sécurité Virtuelle (44 %) sont plus élevées que la moyenne de la saison. Une intervention précoce favorisera de très longs deuxièmes relais, tandis qu’une intervention tardive pourrait déclencher des arrêts aux stands supplémentaires."
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