Formule 1

Rosberg donne son avis sur l’incident entre Vettel et Hamilton

Il désigne un coupable

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Par Emmanuel Touzot

11 juin 2019 - 09:46
Rosberg donne son avis sur l'incident

Nico Rosberg a analysé sur sa chaîne YouTube l’incident entre Sebastian Vettel et Lewis Hamilton. Avant de donner son avis sur les responsabilités de l’un et de l’autre, Rosberg a tenu à souligner la capacité de Hamilton à mettre la pression sur les épaules du pilote qu’il poursuit.

"Laissez-moi vous expliquer, de l’extérieur, ça n’a pas l’air si dur, mais je vous promets, et ça m’est souvent arrivé, que lorsque Lewis est coincé dans votre boîte de vitesses pendant une heure et demie, c’est une des situations les plus extrêmes parce que vous ne pouvez même pas faire une seule faute" assure Rosberg.

"Vous ne pouvez jamais vous permettre de vous approcher de la limite, alors que si vous êtes le gars derrière, vous pouvez toujours aller à la recherche de la limite parce que si vous faites une erreur, ça n’a pas de grosse conséquence. C’est beaucoup plus facile de suivre qu’à être devant."

Rosberg explique que Hamilton est le seul pilote à pousser systématiquement Vettel à la faute : "J’étais pour Vettel, mais on a vu que quand la pression est forte et que c’est une bataille entre Lewis et Vettel, il fait ces erreurs. Et encore une fois, il en a fait une."

Le champion du monde 2016 analyse la situation ayant mené à cet accrochage évité de peu entre les deux pilotes les plus titrés de la F1 actuelle. Selon l’Allemand, c’est bien Vettel qui aurait pu empêcher cela, et non Hamilton qui arrive juste derrière.

"Alors Vettel sort de la piste, puis y revient. Il criait ’mes pneus étaient sales, je n’avais plus le contrôle, où devais-je aller ? J’avais du mal à contrôler la voiture, et je ne pouvais pas voir Lewis’. D’accord, très bien. Mais Lewis est là."

"La règle dit que quand on sort de la piste, on doit y revenir en toute sécurité. Vettel est donc allé jusqu’au bout et je pense qu’il aurait pu facilement laisser un peu plus d’espace, surtout dans la dernière phase, lorsque Lewis a commencé à freiner. Il aurait pu facilement laisser plus d’espace, il ne l’a pas fait."

"Il est allé à droite, à droite, jusqu’au bout et n’a laissé que peu de place à Lewis. J’ai regardé la rediffusion de nombreuses fois. Lewis aurait été dans le mur s’il n’avait pas relâché parce que Vettel a continué à se déplacer de plus en plus et c’était si serré que Lewis aurait touché soit Vettel, soit le mur."

Pour Rosberg, il n’y a aucun doute quant au fait que c’est entièrement la faute du pilote Ferrari : "Il est donc très, très clair qu’il s’agissait malheureusement d’un retour dangereux sur la piste. C’est la règle. On doit revenir en toute sécurité et c’est comme ça. Dans ce cas, une pénalité est méritée."

Il en a même discuté avec son père Keke, champion du monde 1982, juste après les faits : "Mon père m’a dit qu’il y avait 60% de chance qu’il ait une pénalité. J’ai demandé ’pourquoi 40% de chance qu’il n’y en ait pas ?’, et il m’a répondu qu’il avait perdu le contrôle et qu’il ne pouvait pas faire mieux avec des pneus sales et en revenant de l’herbe."

"J’ai dit ’ok je comprends ça, et puis ? Il faut quand même revenir sur la piste en toute sécurité, et si tu n’as pas le contrôle, ce n’est pas le cas’. C’est mon avis. Pénalité méritée. L’excuse d’être hors de contrôle n’est pas valable, la pénalité est méritée, entièrement méritée."

Ferrari

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