Formule 1

Présentation du Grand Prix d’Azerbaïdjan 2021

La F1 revient à Bakou après une année d’absence

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Par Emmanuel Touzot

31 mai 2021 - 08:00
Présentation du Grand Prix d’Azerbaïdjan

Comme à Monaco il y a deux semaines, la F1 se rend sur un circuit qui ne l’a plus accueillie depuis 2019. Le Grand Prix d’Azerbaïdjan avait en effet été annulé en 2020 à cause de la pandémie de Covid-19.

C’est donc la cinquième course de Formule 1 sur le circuit urbain de Bakou qui se déroulera ce week-end. C’est Max Verstappen qui y arrivera en leader chez les pilotes, et Red Bull chez les constructeurs, après un Grand Prix de Monaco très difficile pour Mercedes F1 et Lewis Hamilton.

La longue ligne droite des stands permettra de nombreux dépassements dans le virage 1 à angle droit, ou même avant. La course promet donc d’être bien plus animée qu’à Monaco, sur une piste très large.

Les caractéristiques de la piste

Le circuit de Bakou présente l’un des profils les plus complexes du calendrier, puisqu’il allie la plus longue ligne droite du calendrier à une section technique très sinueuse. La piste, très large à certains endroits, ne fait la largeur que d’une voiture sur la section du château, ce qui rend les erreurs d’autant plus dangereuses.

Une fois passé cette partie du circuit, le retour vers la ligne droite se fait en descente, ce qui met à rude épreuve l’équilibre des monoplaces et complique la possibilité de trouver aisément les points de freinage. Les sorties de piste sont nombreuses en essais et la course, très tranquille en 2016, fut totalement folle en 2017 et très animée également en 2018, tandis que 2019 réserva une édition plus tranquille.

Le tracé

Après Spa (7004 mètres), Bakou est le deuxième circuit le plus long du calendrier avec 6003 mètres. Situé 28 mètres sous le niveau de la mer, la piste est souvent soumise aux rafales et se négocie dans le sens antihoraire. On y attend une moyenne de 28°C.

T1 – Abordé à environ 320 km/h, ce freinage mène sur un gauche serré. Les dégagements ne manquent néanmoins pas. Malgré d’autres décélérations, les freins ne devraient pas être mis à rude épreuve tant il y a d’occasions pour les refroidir. Il s’agit du premier des nombreux virages à angle droit du tracé. On prévoit une vitesse de pointe autour de 330 km/h en qualifications, voire 340 km/h avec l’aspiration. Même si les disques montent en température dans le sinueux secteur intermédiaire, ils sont assez froids avant le premier virage au terme de l’interminable ligne droite.

T2 – Le deuxième gauche à 90° débouche sur une nouvelle ligne droite. C’est une bonne opportunité de dépassement avant le troisième gauche à angle droit.

T4 – Ce droite à 90° mène à une chicane gauche-droite (T5-T6) où l’on peut apercevoir les Flame Towers à l’horizon.

T8-9 – Si la majeure partie de la piste est large pour un circuit urbain, le T8 et le T9 offrent un véritable contraste avec une section étroite et technique serpentant autour du château et des rues médiévales et pavées de la vieille ville.

T11 – Avec sa crête et ses murs très près, le T11 pénalise la moindre faute.

T13 – Ce gauche légèrement cambré se négocie à plein régime avant un T14 identique, puis un gros freinage en amont du gauche serré en dévers qu’est le T15. Le rail est proche en sortie. Attention à ne pas le toucher à la ré accélération.

T16 – Ce dernier freinage précède l’enchaînement ultrarapide du T17 au T20 menant à la longue ligne droite et à la voie des stands, où l’on retrouve une petite chicane à l’entrée.

Côté moteur

Bakou est le circuit le plus sensible à la performance moteur à ce stade de la saison. Encore plus qu’à Montréal, tout gain de puissance se traduira sur les temps en raison des longues périodes d’accélération.

Près de 59 % du tracé se négociera à plein régime en qualifications. Ce sera le cas pour la majorité du dernier secteur, entre le T16 et le freinage du premier virage. Les pilotes auront le pied au plancher durant vingt-quatre secondes pour atteindre 330 km/h, DRS ouvert.

Bakou joue avec les limites de la consommation. Selon les simulations, les concurrents devaient réaliser environ 4 % d’économie d’essence pour ne pas dépasser les 105 kg alloués l’an dernier. Cela devrait aller beaucoup mieux avec 110 kilos cette année.

Les freins seront sollicités sur 20 % du tour, de quoi permettre aisément aux systèmes de récupération d’énergie de réalimenter les stocks d’énergie.

Le circuit se situe dans la moyenne pour les appuis aérodynamiques. Les vitesses de passage en courbe seront similaires à celles vues à Sotchi (entre 75 et 120 km/h).

Forces en présence

Après deux victoires plus nettes pour Mercedes F1 et Lewis Hamilton à Portimão et Barcelone, Red Bull et Max Verstappen ont repris la main à Monaco, et on peut s’attendre à une lutte acharnée entre les deux équipes à Bakou.

Difficile de dire qui sortira vainqueur du duel entre les lignes droites, qui avantageront Mercedes, et les parties sinueuses qui seront plutôt en faveur de Red Bull, mais les performances devraient être serrées.

Derrière, on attend un regain de forme de McLaren, notamment grâce à un bon ensemble aéro et un moteur Mercedes performant. Ferrari pourrait rentrer dans le rang après un exceptionnel Grand Prix de Monaco.

Derrière, AlphaTauri et Aston Martin F1 voudront confirmer leurs positions dans le peloton, tandis qu’Alpine cherchera forcément à revenir dans le top 5 en termes de performances.

Le palmarès complet du Grand Prix d’Azerbaïdjan :

Année Circuit Vainqueur Équipe Moteur
2019 Bakou Valtteri Bottas Mercedes Mercedes
2018 Bakou Lewis Hamilton Mercedes Mercedes
2017 Bakou Daniel Ricciardo Red Bull Renault
2016 Bakou* Nico Rosberg Mercedes Mercedes

* La course était alors appelée Grand Prix d’Europe

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