Pérez révèle avoir eu une opportunité d’aller chez Mercedes F1

Quand Sergio hésitait entre Ferrari, Mercedes et McLaren

Auteur : Franck Drui
14 janvier 2026 - 09:25
Pérez révèle avoir eu une opportunité d’aller chez Mercedes F1

Sergio Pérez a levé le voile sur un épisode méconnu de ses débuts en Formule 1 : avant de rejoindre McLaren en 2013, le Mexicain aurait pu décrocher un volant chez Mercedes, alors en pleine reconstruction avec Lewis Hamilton.

Arrivé sur la grille en 2011 avec Sauber, Pérez s’était rapidement imposé comme l’une des révélations du plateau. Ses performances solides, ponctuées par trois podiums lors de la saison 2012, avaient attiré l’attention des plus grandes équipes du championnat.

Un succès précoce qui lui a ouvert de nombreuses portes, comme il l’a expliqué dans le podcast Cracks.

"Ça s’est fait très vite," raconte Pérez.

"J’étais le pilote le plus convoité de la grille. Normalement, quand un jeune pilote arrive et obtient rapidement des résultats, toutes les équipes le veulent, parce qu’elles ne savent pas encore jusqu’où il peut aller."

À cette période, le Mexicain disposait de plusieurs options sérieuses au sein des écuries de pointe, notamment Ferrari, avec laquelle il entretenait un lien particulier.

"J’avais donc trois options différentes avec trois grandes équipes. L’une d’elles, évidemment, était Ferrari, parce que je suis arrivé en F1 grâce à Ferrari, en faisant partie de leur académie. La logique aurait été de suivre cette voie, mais Ferrari ne pouvait pas m’offrir de volant avant 2014."

Un délai difficilement acceptable pour un pilote jeune et ambitieux, prêt à saisir sa chance immédiatement.

"J’étais déjà désespéré. Quand on est jeune, on veut que ça arrive tout de suite. Ferrari, c’était la meilleure équipe pour commencer à se battre pour les championnats, et j’étais désespéré."

C’est alors qu’un scénario inattendu s’est présenté. Pérez explique qu’il n’imaginait pas pouvoir un jour courir pour certaines équipes, traditionnellement fidèles à leurs propres filières de jeunes pilotes.

"Et puis, sorti de nulle part, une option arrive. Je n’y avais jamais pensé. J’ai toujours cru qu’il y avait deux équipes pour lesquelles je ne piloterais jamais : McLaren et Red Bull, parce qu’elles forment toujours leurs pilotes via leur académie."

Dans ce contexte, l’avenir de Lewis Hamilton est devenu déterminant. Alors que le Britannique hésitait encore sur son avenir, Mercedes figurait également parmi les possibilités offertes à Pérez.

"Puis McLaren arrive. Ils étaient nerveux parce qu’Hamilton partait, et si Hamilton n’était pas allé chez Mercedes, j’avais aussi l’option Mercedes."

Finalement, McLaren a agi rapidement pour sécuriser le Mexicain.

"McLaren est arrivé très convaincue et m’a proposé un contrat, et je l’ai accepté."

L’aventure à Woking sera toutefois de courte durée. En difficulté dans une McLaren en perte de vitesse, Pérez ne parviendra pas à convaincre et quittera l’équipe au terme de la saison 2013, après une seule année passée aux côtés de Jenson Button.

"Avec McLaren, c’était frustrant. Ce fut une année difficile car je me battais avec Jenson, un pilote déjà bien établi au sein de l’équipe, un champion du monde. J’ai réalisé une très bonne saison en termes de vitesse et de performances, mais nous n’avons jamais pu le démontrer car nous n’avons jamais progressé avec la voiture."

Interrogé sur les leçons tirées de son expérience chez McLaren, Pérez a expliqué : "À ne jamais abandonner, à tirer des enseignements des moments difficiles."

"J’ai beaucoup appris – je pense que j’étais aussi très jeune, très immature sur bien des points. J’aurais pu être plus professionnel, j’aurais pu agir différemment – ​​j’avais 23 ans à l’époque."

"Il s’agissait donc surtout d’un apprentissage professionnel au sein de l’équipe, pendant cette période de transition. Au sein de l’équipe, il s’agissait de mieux soutenir McLaren dans les moments difficiles, peut-être en adoptant des attitudes différentes."

"Cela m’a beaucoup appris de ce point de vue-là, et oui, cela m’a appris à être plus professionnel dans mon travail, dans ma profession."

"Mais ils ont décidé de ne pas renouveler mon contrat, et en octobre-novembre, je me suis retrouvé sans volant en Formule 1."

Pour Pérez, alors au sommet de la Formule 1, deux options seulement s’offraient à lui : Caterham et Force India. Il choisit cette dernière avec une certaine réussite pendant sept ans, une période qui le conduisit finalement chez Red Bull.

"Après la décision tardive de McLaren, il ne restait que deux écuries avec des baquets : Caterham et Force India. Caterham n’était pas une option ; j’étais clair, je n’allais pas chez Caterham, je préférais arrêter la Formule 1. Oui, arrêter la Formule 1 était une possibilité. C’était une option très réelle."

"J’ai envisagé une autre catégorie, peut-être une année de plus, pour voir si je pouvais revenir. Ce n’était pas envisageable. Et quand Force India s’est présentée, c’était une option ; sur le papier, c’était bien, mais pas ce à quoi je m’attendais."

"Imaginez, je suis passé du sommet à l’absence de volant, puis à une bonne place chez Force India, et ce furent mes meilleures années en Formule 1."

Le Mexicain sera de retour sur les grilles de départ cette année avec Cadillac F1.


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