Panne radio et accrochages : Albon raconte sa course en ’mode survie’
A Las Vegas, par sécurité, il a fini par abandonner
La nuit de Las Vegas a viré au supplice pour Alex Albon. Entre un départ chaotique, un accrochage avec Lewis Hamilton et l’abandon prématuré de sa FW47, le pilote Williams a connu une course où rien ne s’est déroulé comme prévu. Au cœur de cette débâcle : une panne radio totale, qui a désorganisé toute sa gestion de course.
Le Thaïlandais a vu sa soirée s’assombrir dès la procédure de départ, commettant une irrégularité qui lui vaudra plus tard une pénalité. Un souci qu’il explique largement par l’absence de communication avec son ingénieur.
"Nous n’avons eu aucune radio à aucun moment de la course, donc retour en arrière, un peu à l’ancienne. On sortait les panneaux sur le muret," raconte Albon.
"C’est dommage, car après le premier tour avec tous les crashs, la voiture était clairement endommagée, mais c’était difficile de savoir si elle était en état de rouler."
Albon a en effet frôlé de près le carambolage du premier virage, qui a conduit Lance Stroll et Gabriel Bortoleto à l’abandon.
"Je sais qu’il y avait des dégâts parce que j’ai tapé la voiture devant et je pense avoir été touché par l’arrière, donc c’était frustrant."
Interrogé sur son infraction lors du départ, il reste d’ailleurs dans le flou : "Peut-être que je n’avais pas activé le limiteur de stand… On a tellement de procédures pour le départ, et ça aide quand l’ingénieur t’en rappelle chaque étape. J’imagine que ça devait être ça."
Un accrochage avec Hamilton… et deux arrêts inutiles
Le manque d’informations a rapidement handicapé Williams. Après avoir percuté Lewis Hamilton au virage 14, Albon entre aux stands pour ce qu’il pense être une réparation évidente. Il s’agite, pointe du doigt son aileron avant… mais rien n’y fait. L’équipe des stands ne change que les pneus, faute d’être informé de l’ampleur des dégâts.
Résultat : un retour immédiat au stand au tour suivant pour remplacer enfin l’élément avant.
Sans radio, Albon roule littéralement à l’aveugle : aucune information sur les drapeaux bleus, aucune instruction sur les neutralisations ou la présence de débris. Une situation dangereuse sur un tracé aussi délicat que Las Vegas.
"Si on y pense, sans radio, sans avertissement des drapeaux bleus… tout peut arriver. Pour des choses simples, comme les Safety Cars ou des débris sur la piste, je devais tout découvrir par moi-même. Vous pouvez imaginer, ce n’est pas l’idéal. Sur un circuit comme Vegas, c’est un peu dangereux, donc oui, on a écourté la course pour ça."
Le pilote finit par rentrer définitivement au stand au 35e tour.
L’un des regrets majeurs d’Albon est la vitesse dont il estimait disposer.
"Oui, c’est clairement une opportunité manquée ce week-end. Je pense que nous avions été très forts en termes de rythme, et même en course, quand j’avais de l’air propre, j’étais très rapide."
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