Newey mis en garde face à son double rôle chez Aston Martin F1
Diriger l’équipe et la technique s’annonce comme un défi colossal
Johnny Herbert, ancien pilote de Formule 1 et commissaire pour la FIA, a tenu à mettre en garde Adrian Newey face à l’ampleur du défi qui l’attend chez Aston Martin. Selon le Britannique, cumuler les fonctions de team principal et de directeur technique représente tout simplement "un travail énorme".
Arrivé officiellement chez Aston Martin F1 en mars de l’année dernière en tant que partenaire technique principal (le vrai titre de sa fonction), Newey a ensuite été promu directeur d’équipe à l’approche de la saison 2026. L’annonce avait été faite en amont du Grand Prix du Qatar, confirmant qu’il succéderait à Mike Cowell, désormais directeur de la stratégie de l’écurie britannique, en lien avec Honda et Aramco.
À 67 ans, Adrian Newey s’apprête ainsi à vivre une première dans sa carrière en Formule 1 : prendre les rênes d’une équipe en tant que team principal. Un rôle inédit pour le légendaire ingénieur, qui reste pourtant pleinement impliqué dans la partie technique du projet, étant notamment responsable de la conception de l’AMR26, la monoplace d’Aston Martin pour la nouvelle ère réglementaire.
Concevoir une Formule 1 à partir d’une feuille blanche constitue déjà un défi colossal, la développer tout autant. Y ajouter la responsabilité du pilotage global d’une écurie en fait une charge de travail considérable, un point sur lequel Herbert se montre particulièrement dubitatif.
La nomination de Newey au poste de directeur d’équipe a d’ailleurs surpris le paddock, tant le Britannique a toujours été associé à la seule excellence technique. Herbert reconnaît lui-même ne pas s’y être attendu.
"Non, je ne l’imaginais pas," a-t-il confié à RacingNews365. "Je pense que ça a été une surprise pour nous tous."
"Il va falloir attendre de voir si cela fonctionne, parce que s’il est censé faire les deux, c’est une sacrée demande. Être team principal, c’est déjà énormément de travail."
Même entouré d’une structure solide, le rôle reste extrêmement énergivore.
"Oui, vous avez des gens autour de vous pour vous aider, mais malgré tout, cela demande énormément d’énergie. Voyons ce que ça donnera."
Herbert estime que le succès de ce pari dépendra autant de l’organisation mise en place par Newey que des choix techniques effectués. Le développement de la voiture, la rapidité d’exécution et surtout la performance du moteur Honda, futur partenaire d’Aston Martin, seront des éléments clés.
"Il faudra voir ce que son équipe technique - celle qu’il a vraiment créée - sera capable de faire avec la conception de la voiture, et à quelle vitesse tout cela fonctionnera. Et cela dépendra aussi du groupe propulseur, du Honda en parallèle."
"Il y a énormément de ’si’ et de ’peut-être’. Probablement plus que pour n’importe qui d’autre, à bien des égards."
Le debriefing du GP de Chine F1 2026
Le debriefing du Grand Prix de Chine de ce week-end aura lieu lundi 16 mars à 20h30.
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Aston Martin F1 Team
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