La vraie raison pour laquelle Wolff a manqué le GP d’Azerbaïdjan

Ce que Berger et lui font ensemble loin des paddocks de F1

La vraie raison pour laquelle Wolff a manqué le GP d’Azerbaïdjan
Auteur : Franck Drui
29 septembre 2026 - 14:24

L’absence de Toto Wolff au Grand Prix d’Azerbaïdjan avait suscité quelques interrogations, mais elle avait une explication purement familiale. Le directeur de Mercedes F1 avait choisi de suivre en Italie la saison de karting de son fils Jack, âgé de neuf ans. Wolff avait laissé les commandes de Mercedes F1 à Bakou à Bradley Lord, son bras droit. Il y a notamment retrouvé Gerhard Berger, lui aussi présent pour accompagner son fils Johan, adversaire du jeune Wolff, dans un environnement où plusieurs grandes familles de la Formule 1 continuent ainsi de se croiser.

Berger, aujourd’hui âgé de 67 ans, connaît bien cette situation. L’ancien pilote de Formule 1 accompagne régulièrement son fils Johan sur les circuits de karting et y retrouve désormais fréquemment Wolff.

Les deux Autrichiens ne limitent toutefois pas leurs conversations aux performances de leurs enfants. Berger a expliqué au journal Österreich que Lukas et Mathias Lauda, les fils de Niki Lauda, les rejoignaient également à certaines occasions.

"Nous nous croisons régulièrement."

"Et nous ne parlons pas uniquement de karting. Lukas et Mathias, les fils de Niki, nous rejoignent souvent eux aussi."

Pour Berger, l’engagement auprès de son fils dépasse d’ailleurs largement le simple accompagnement d’une activité sportive.

L’ancien vainqueur de Grand Prix considère désormais ce suivi comme un véritable projet personnel et comme une occasion de "transmettre" son expérience accumulée pendant plusieurs décennies dans le sport automobile.

"J’en ai fait ma mission. Pour moi, c’est une occasion de transmettre quelque chose et de construire une relation étroite avec l’un de mes enfants."

À neuf ans, les pilotes travaillent déjà sur les données

Cette immersion dans le karting moderne permet également à Berger de mesurer l’évolution spectaculaire de la formation des jeunes pilotes. Les exigences ne se limitent plus à accumuler les tours de piste et à développer instinctivement son pilotage.

L’exploitation des données fait désormais partie du quotidien dès le plus jeune âge. Berger en a donné une illustration particulièrement parlante en évoquant son fils Johan, âgé lui aussi de neuf ans.

"Pendant la demi-heure où nous discutons, mon fils de neuf ans est assis là-bas en train d’étudier les données."

"Ce qui nous ramène à l’excellente formation dont les jeunes ont besoin de nos jours pour pouvoir gravir les échelons du sport automobile."

"La nouvelle génération se retrouve ainsi confrontée très tôt à des méthodes de travail qui étaient autrefois réservées aux catégories supérieures."

Pour Wolff comme pour Berger, suivre leurs fils constitue donc aussi une manière d’observer directement la transformation du parcours qui mène potentiellement jusqu’à la Formule 1.

L’ancien pilote Ferrari et McLaren a également été interrogé sur un autre jeune talent : Kimi Antonelli. Le pilote Mercedes s’est imposé comme l’une des figures centrales de la saison 2026 et Berger ne cache pas son enthousiasme à son sujet.

Il refuse néanmoins de placer immédiatement l’Italien au même niveau que deux références historiques comme Max Verstappen et Ayrton Senna. Selon lui, Antonelli doit encore faire bien plus avant qu’une telle comparaison puisse être justifiée.

"Vous ne pouvez pas encore comparer Kimi à Max ou à Senna. Il a encore beaucoup de chemin à parcourir."

"Mais avec sa vitesse, son aisance, sa jeunesse et sa personnalité rafraîchissante, c’est la nouvelle star de la Formule 1."

"Si rien d’extraordinaire ne se produit, il sera champion du monde cette année. Je serai heureux pour Kimi et pour Toto."

Son enthousiasme pour les nouveaux talents ne signifie cependant pas qu’il apprécie tous les aspects de la Formule 1 moderne. Berger se montre notamment critique envers la manière dont les dépassements ont évolué avec la nouvelle génération de monoplaces.

"Ce qui me dérange, c’est que les dépassements ne reposent plus sur le freinage, qu’ils ne sont plus une manœuvre suicidaire, mais qu’ils relèvent de la pure gestion de l’énergie."

"C’est pour cela que je suis heureux chaque jour d’avoir couru pendant l’âge d’or de la Formule 1."


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