La F1 étudie un report du Grand Prix de Bahreïn à octobre
Entre les courses d’Azerbaïdjan et de Singapour
La possibilité de voir le Grand Prix de Bahreïn réintégré au calendrier 2026 de la Formule 1 reste ouverte, mais elle demeure pour l’instant très hypothétique, tant la situation géopolitique au Moyen-Orient reste incertaine.
Initialement prévus au printemps, les rendez-vous de Grand Prix de Bahreïn à Sakhir et du Grand Prix d’Arabie saoudite à Djeddah avaient été retirés du calendrier le 14 mars, avec une formulation laissant entendre qu’ils "n’auront pas lieu en avril". Un choix de mots qui, au-delà des considérations contractuelles, maintenait la porte ouverte à un éventuel report en cours de saison.
Plusieurs scénarios ont depuis été évoqués en coulisses. L’un d’eux consistait à décaler le Grand Prix d’Abu Dhabi du 6 au 13 décembre afin de libérer une fenêtre pour réintégrer Djeddah, créant ainsi une série inédite de quatre courses consécutives avec Las Vegas et le Qatar. Une option qui séduit peu dans le paddock.
Les écuries se montrent en effet réticentes à l’idée de conclure la saison sur un tel enchaînement, jugé trop lourd sur le plan logistique et organisationnel, sans compter la fatigue du personnel. D’autant que la cérémonie de remise des prix de la FIA est déjà programmée le 12 décembre à Shanghai, au terme d’une semaine d’assemblées générales, rendant toute extension du calendrier encore plus complexe.
Une alternative plus réaliste a émergé : utiliser le week-end libre des 3 et 4 octobre, situé entre les manches d’Azerbaïdjan et de Singapour. Cette option permettrait de construire un enchaînement de trois courses cohérent sur le plan logistique, avec Bahreïn potentiellement inséré au milieu.
A Miami, le directeur de Haas F1, Ayao Komatsu, a confirmé que cette piste était à l’étude : "Il a été question de réintégrer une course autour de la période du Grand Prix de Singapour. Mais cela dépend évidemment de la situation au Moyen-Orient."
Il a également écarté un scénario à quatre courses en fin d’année.
"Je ne pense pas que nous aurons quelque chose avant Abu Dhabi, ce serait trop tard. Nous n’allons pas prolonger la saison. La seule fenêtre réaliste se situe autour de Singapour."
Dans tous les cas, la priorité reste d’assurer la tenue des épreuves déjà programmées dans la région, notamment au Qatar et à Abu Dhabi. Toute décision concernant une éventuelle réintégration devra être prise suffisamment tôt, mais reste avant tout conditionnée à l’évolution de la situation sur place selon Stefano Domenicali, le PDG de la F1.
"Nous devions annuler les deux premières courses, qui devaient avoir lieu, comme vous l’avez dit, à Bahreïn et à Djeddah. Mais bien sûr, il nous faut maintenant attendre, car nous avons deux courses prévues en fin d’année, au Qatar et à Abu Dhabi."
"Comme vous pouvez l’imaginer, nous devons patienter et voir. Nous avons une date butoir pour décider si la situation nous permettra de maintenir les courses. Nous l’espérons, compte tenu de l’évolution de la situation. Mais d’un autre côté, il est de notre devoir, en tant que sport mondial, de prévoir une solution de repli. Et c’est ce que nous avons fait, bien entendu."
"Mais comme je l’ai dit, le plus gros impact sur notre activité est la flambée des prix du carburant et les difficultés logistiques. Nous sommes un sport mondial et nous voyageons à travers le monde ; ce sont les principaux défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui."
Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?
Calendrier - circuits F1
- La F1 étudie un report du Grand Prix de Bahreïn à octobre
- Météo F1 - GP de Miami : un temps idéal… avant les orages pour la course
- Silverstone propose d’accueillir un deuxième Grand Prix de F1
- Tempête orageuse sur Miami : la F1 face à un dimanche imprévisible
- Des billets hors de prix, mais Madrid fait le plein en F1