Formule 1

La F1 crée un ‘groupe de travail’ pour réfléchir à un moteur plus durable

En plus d’autres mesures

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Par Alexandre C.

12 novembre 2020 - 11:23
La F1 crée un ‘groupe de travail’ (...)

Alors que Red Bull a annoncé sa stratégie de neutralité carbone, la F1 a profité de cette occasion pour faire le point sur ses propres avancées sur ce chemin de la neutralité écologique (l’horizon de 2030 est retenu pour la neutralité carbone du sport).

Pour mieux coordonner ce chantier, un nouveau « groupe de travail » a été créé, impliquant les constructeurs, la F1 et la FIA.

Ce groupe sera en particulier chargé de réfléchir à la prochaine réglementation moteur de la F1, autour de 2025 normalement, dans une perspective de carburants et de technologies durables. L’hybride devrait être de mise selon le sport, qui croit toujours dans le potentiel de cette technologie malgré la montée de l’électrique.

C’est cette conviction que rappelle d’ailleurs la F1 dans son dernier communiqué…

« Nous pensons qu’avec plus d’un milliard de véhicules sur les 1,1 milliard de véhicules dans le monde équipés de moteurs à combustion interne, nous avons le potentiel pour être à la pointe des technologies qui réduisent les émissions de carbone des automobiles dans le monde. »

« Nous pensons également qu’il n’y a pas de solution unique aux technologies des moteurs du futur, mais qu’un moteur hybride à carburant durable marquera une étape importante pour le sport et le secteur automobile. »

L’usage de carburants durables devrait être privilégié, afin de développer une unité de puissance qui soit neutre en énergie. Il faudra aussi réfléchir pour que les sources d’énergies proviennent d’énergies plus vertes.

Pourtant comme le rappelle la F1, les émissions émises par le roulage des F1 elles-mêmes ne représentent qu’une partie symbolique des émissions totales.

« Ce groupe sera élargi pour inclure des spécialistes venant des constructeurs actuellement présents, des fournisseurs d’énergie, ainsi que pour rechercher l’expertise de groupes de recherche indépendants. »

« Bien que l’empreinte carbone des voitures ne représente qu’un très faible pourcentage de notre empreinte carbone en tant que sport (0,7 %), il est important que la partie la plus visible de notre sport soit durable et puisse avoir des avantages dans le monde réel. »

En parallèle, la F1 confirme son intention de « réduire de manière significative » les plastiques à usage unique ainsi que la gaspillage de nourriture dans le paddock.

En récompense de ces efforts, la FIA a récemment accordé le grade « trois étoiles » du point de vue des efforts environnementaux à la F1. McLaren, Mahindra et Virgin (en Formule E) ont été aussi récompensés.

Enfin, le télétravail a permis d’économiser des transports et donc de la pollution, en particulier au niveau des opérations de diffusion TV. Ce sont ainsi 70 tonnes de fret qui auraient pu être économisés à chaque course ; quant au nombre d’employés de la F1 se déployant sur les circuits, il aurait baissé de 36 %.

Rappelons que l’extension du calendrier à 25 courses telle que souhaitée par Liberty Media, conduira cependant la F1 à un défi sans précédent : car aujourd’hui, le fret et la logistique constituent les premières sources de pollution. Une contradiction qu’il faudra bien résoudre !

F1 - FOM - Liberty Media

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