Ferrari contrainte de revoir ses priorités face à la forte dégradation à Sepang
Vasseur explique pourquoi Sepang sera très différent de Bakou
Après une série de circuits où la dégradation des pneumatiques était pratiquement inexistante, Ferrari s’attend à devoir totalement revoir son approche à Sepang. Frédéric Vasseur estime que le Grand Prix de Bahreïn organisé en Malaisie proposera un défi très différent de ceux rencontrés récemment à Monza, Madrid ou Bakou, avec une performance en course qui devrait cette fois être largement dictée par la gestion des gommes. Le directeur de la Scuderia est également revenu sur les limites rencontrées en Azerbaïdjan et l’incertitude entourant la fin de saison.
Avant d’aborder les questions purement sportives, Vasseur a tenu à saluer l’effort réalisé par les organisateurs du Grand Prix de Bahreïn pour recréer l’environnement de leur épreuve à Sepang, malgré les circonstances exceptionnelles ayant conduit la Formule 1 à se rendre en Malaisie.
Pour le Français, cette mobilisation témoigne directement de l’implication de Bahreïn envers le championnat.
"Je pense que cela montre l’engagement de Bahreïn envers la F1. C’est quelque chose d’inhabituel que d’organiser le Grand Prix de Bahreïn ailleurs, mais cela montre les efforts consentis par tous les Bahreïnis envers la F1."
Vasseur a également rappelé la qualité de l’accueil habituellement réservé à la Formule 1 lorsque le paddock se rend à Manama, tout en estimant que les efforts consentis pour transposer l’événement en Malaisie allaient encore plus loin.
"Nous savons depuis longtemps que c’est comme ça, que nous sommes toujours plus que bienvenus lorsque nous allons à Sakhir, mais sincèrement, c’est exceptionnel d’avoir cela à Sepang."
Sur le plan sportif, Ferrari arrive à Sepang après un week-end de Bakou durant lequel l’équipe avait été contrainte d’ajouter de l’appui aérodynamique à sa monoplace en raison de problèmes d’adhérence.
Cette configuration n’avait notamment pas permis à la Scuderia d’exploiter pleinement le potentiel de sa deuxième évolution ADUO du groupe propulseur. Vasseur rappelle cependant que les difficultés attendues en Azerbaïdjan n’avaient rien d’une surprise, notamment en raison de l’importance des longues lignes droites.
"Nous savions avant d’aller à Bakou que ce ne serait pas l’un des week-ends les plus faciles de la saison et qu’avec les lignes droites que nous avions, notre déficit serait forcément énorme."
"Nous avons essayé de faire de notre mieux, de sorte que même si ce n’était pas facile, nous étions malgré tout en première ligne. Ce n’est pas non plus un mauvais résultat en soi, au moins en qualifications."
À Sepang, la problématique devrait toutefois être très différente. Vasseur considère même qu’il est plus difficile d’anticiper précisément la hiérarchie, car un facteur quasiment absent des dernières manches devrait reprendre une importance déterminante : la dégradation des pneumatiques.
"Ce week-end, il est beaucoup plus difficile d’avoir une bonne compréhension de ce à quoi il pourrait ressembler, parce qu’il sera énormément dominé par les pneus."
"Nous avons vu aujourd’hui que c’était une histoire complètement différente par rapport aux quatre ou cinq dernières semaines, lorsque nous avons eu Monza, Madrid et Bakou. Nous avions pratiquement zéro dégradation."
"Ce week-end sera une autre histoire. Cela signifie que nous devons légèrement changer notre priorité et nous concentrer beaucoup plus sur le rythme de course."
L’incertitude sur le calendrier ne change encore rien pour Ferrari
À cette inconnue sportive s’en ajoute une autre concernant la fin du championnat. Le nombre exact de Grands Prix restant à disputer n’est toujours pas définitivement établi, sur fond de considérations logistiques et sécuritaires concernant les dernières manches de la saison.
Une incertitude qui pourrait théoriquement modifier la manière dont une équipe gère ses ressources, son budget ou encore son stock de pièces. Vasseur assure néanmoins que Ferrari n’en est pas encore arrivée à ce stade.
"Sincèrement, cela ne changerait pas notre approche pour les deux prochaines épreuves."
"Nous faisons le meilleur usage possible du plafond budgétaire."
"Peut-être que lors de la dernière ou des deux dernières courses, la question du stock de pièces de rechange se posera, mais aujourd’hui, cela ne change absolument pas notre approche pour les deux prochaines épreuves."
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