Encore des échanges radio tendus : Hamilton et Adami au bord de la rupture
Probablement la dernière collaboration des deux hommes à Abu Dhabi
La saison 2025 de Lewis Hamilton chez Ferrari s’est achevée dimanche à Abu Dhabi dans une atmosphère pesante, presque symbolique d’un premier exercice marqué par les tensions, l’incompréhension et une adaptation plus compliquée que prévu.
Une nouvelle fois en difficulté, le Britannique a conclu son année d’ouverture chez la Scuderia par une modeste huitième place, résultat d’une remontée depuis la 16e position après une troisième élimination consécutive en Q1.
Arrivé l’hiver dernier en provenance de Mercedes pour rejoindre le projet mené par Frédéric Vasseur, Hamilton n’a jamais réellement trouvé ses marques au volant de la SF-25 ni au sein de la structure italienne. À plus de 40 ans, le septuple champion du monde a traversé 2025 sans décrocher le moindre podium en Grand Prix, affichant un visage souvent abattu et témoignant publiquement de son mal-être dans sa nouvelle équipe.
Le Grand Prix d’Abu Dhabi en a fourni une illustration frappante, notamment à travers ses échanges radio tout au long des 58 tours. Dès les premières communications avec son ingénieur de course, Ricardo Adami, la tension est montée d’un cran. Alors qu’Adami l’informe d’un avertissement pour non-respect des limites de piste, Hamilton réagit sèchement.
"Fais attention aux limites de piste au virage 1, on a eu le deuxième avertissement," prévient l’Italien.
"Préviens-moi quand j’ai le premier, mec ! Mais… sérieux ! Je suis dans la merde maintenant," répond Hamilton, visiblement irrité de ne pas avoir été prévenu de la première infraction.
Cette nervosité se renforce à mesure qu’il tente de remonter dans le peloton. Lorsqu’Adami lui indique que la Sauber de Gabriel Bortoleto est la prochaine voiture à dépasser, Hamilton coupe immédiatement court.
"Arrête de me dire contre qui je me bats. Je sais que je me bats contre lui, mec. Laisse-moi faire. Je me bats contre tout le monde devant moi."
Quelques tours plus tard, après avoir aperçu la Haas d’Oliver Bearman sortir large, Hamilton relaie l’information au stand. Mais la réponse de son ingénieur déclenche un nouvel accès d’agacement.
"OK, je le signale," dit Adami.
"Pas besoin de confirmer, mec. Je te dis juste !" répond Hamilton.
"Compris !" ajoute Adami.
Le Britannique insiste ensuite, excédé : "Arrête de confirmer !"
Après 24 courses, Hamilton termine la saison avec un retard conséquent de 86 points sur Charles Leclerc. Malgré une performance solide à Abu Dhabi, où il a grappillé huit places, le Britannique n’a jamais semblé en harmonie avec son ingénieur ni totalement intégré au fonctionnement de Maranello.
Au baisser du drapeau, Hamilton tente tout de même de conclure l’année sur une note positive à la radio.
"Longue saison, les gars… Merci pour votre gentillesse, je suis reconnaissant pour tout votre travail. Je me battrai toujours pour vous, toujours. Voilà."
Mais aucun retour immédiat de la part de son ingénieur. Ce silence radio, révélateur de la déconnexion apparue tout au long de l’année, le pousse à relancer.
"Vous avez reçu ce message ? La seule fois où vous ne répondez pas…"
Après un long moment, Adami finit par répondre : "Oui, on l’a reçu. Désolé, on était en train de parler. Merci beaucoup, c’était génial de travailler avec toi. Grazie mille."
Cette dernière interaction, froide et maladroite, résume tristement la première année du duo Hamilton - Adami et probablement la dernière.
Avec une relation heurtée, pleine de décalages et jamais vraiment synchronisée, il est fort possible que du changement intervienne en 2026. Hamilton a lui-même évoqué une réorganisation interne à venir (à lire ici).
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