Comment Bakou est devenu un ’classique’ de la F1 en seulement dix ans
Un casse-tête pour les équipes malgré dix ans d’expérience
Après une décennie au calendrier de la Formule 1, Bakou semble avoir définitivement trouvé sa place parmi les rendez-vous appréciés du paddock. Mattia Binotto, Ayao Komatsu et Laurent Mekies ont tous souligné le caractère singulier du Grand Prix d’Azerbaïdjan, mêlant une immense ligne droite, des passages extrêmement étroits et une course souvent imprévisible. Mais les responsables d’Audi, Haas et Red Bull ne vantent pas seulement le circuit : l’organisation, la proximité des infrastructures et l’atmosphère de la vieille ville participent également à l’attrait du rendez-vous.
La Formule 1 connaît désormais bien Bakou et ses particularités. Le tracé urbain offre un mélange inhabituel entre des portions lentes et étroites au cœur de la ville et une très longue section parcourue à pleine charge, créant un compromis technique rarement rencontré ailleurs au calendrier.
À cela s’ajoute une caractéristique devenue presque indissociable du Grand Prix d’Azerbaïdjan : son imprévisibilité. Incidents, neutralisations et rebondissements ont régulièrement modifié la hiérarchie au fil des éditions, au point qu’il reste difficile de prévoir précisément le scénario d’une course avant son départ.
Pour Mattia Binotto, cette combinaison explique en partie pourquoi Bakou reste un rendez-vous agréable malgré les nombreuses années passées au calendrier.
"Je peux commencer. Évidemment, ce n’est pas la première année ni la première saison que nous venons ici. Cela a toujours été très agréable. C’est un circuit unique par ses caractéristiques, en raison, disons, du tracé, de la configuration de la ville et de cette très longue ligne droite, qui est la plus longue du calendrier de la F1."
"Si vous regardez également les années précédentes, beaucoup de choses peuvent se produire pendant la course ici, donc son déroulement et son résultat ne sont jamais garantis. Il y a toujours une grande part d’inconnu avant le week-end de course, ce qui, je pense, le rend passionnant."
"Et puis la ville est de mieux en mieux organisée. Cela se voit. Il y a d’excellentes infrastructures, de très bons hôtels très proches du circuit. On peut même rejoindre le paddock à pied depuis les hôtels, souvent pour la plupart des gens en tout cas, et je pense que c’est agréable. Donc, au moins, je peux parler en mon nom : c’est l’un des circuits où j’aime venir et où je prends du plaisir."
Un circuit au pied d’un site classé à l’UNESCO
Ayao Komatsu insiste de son côté sur un autre élément qui distingue immédiatement Bakou de la majorité des destinations visitées par la Formule 1 : son environnement historique.
Le circuit passe directement à proximité de la vieille ville fortifiée de Bakou, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les monoplaces évoluent ainsi dans un décor particulièrement inhabituel, notamment dans la section très étroite située autour des fortifications.
Mais le directeur de Haas apprécie également le défi technique proposé aux équipes.
"Oui, vous savez, sur quel autre circuit roulons-nous juste à côté d’un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO ? C’est un défi vraiment unique. Et puis, comme Mattia l’a dit, il y a cette combinaison entre la très, très longue ligne droite et les sections lentes, les portions étroites, et également, comme vous l’avez vu lors des Libres, une évolution de la piste qui est énorme."
"Notre équipe est donc confrontée à un défi très particulier pour trouver le bon équilibre entre tous ces éléments, et beaucoup de choses peuvent ensuite se produire pendant la course. C’est donc vraiment sympa."
"Et puis j’adore la vieille ville, vous savez, cette partie de la ville située à l’intérieur des fortifications. Cette atmosphère est vraiment, vraiment unique. Donc je pense que toute l’équipe prend énormément de plaisir à venir ici."
Mekies : Bakou est devenu un classique
Laurent Mekies partage largement le constat dressé par ses homologues d’Audi et Haas.
Pour le responsable de Red Bull Racing, le Grand Prix d’Azerbaïdjan est même devenu un véritable classique de la Formule 1 au cours de sa première décennie d’existence. Entre défi sportif, cadre historique, imprévisibilité et organisation, le Grand Prix d’Azerbaïdjan a réussi à construire sa propre identité.
"Je ne peux que faire écho à ce que Mattia et Ayao viennent de dire. En dix ans, c’est vraiment devenu un classique. Un circuit fantastique, des courses fantastiques, une excellente ambiance dans la ville, et également de bons souvenirs pour Red Bull avec la victoire de Max ici l’année dernière."
"Donc je pense que nous aimons tous venir ici et courir ici, et ce n’est jamais un week-end ennuyeux."
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