Bortoleto et Verstappen sont devenus amis grâce au simulateur
Dans cinq ans, il veut être champion du monde de F1
Gabriel Bortoleto est l’un des rookies les plus discrets de cette année. Il faut dire qu’il a passé les Grands Prix, sauf depuis quelques courses, en fond de grille. Sans trop de pression, ce qui est aussi un avantage (par rapport à un Andrea Kimi Antonelli par exemple).
Mais le Brésilien a aussi étonné voire surpris par sa rapidité, notamment en qualifications, en s’offrant à plusieurs reprises le scalp de Nico Hülkenberg. En course, Gabriel Bortoleto a cependant plus de mal à tout mettre ensemble.
On connaît donc assez mal Gabriel Bortoleto – mais celui-ci s’est décrit plus en détail pour la FOM.
« Je suis un gars heureux, concentré... Quoi d’autre ? Et j’adore ce que je fais ! »
Comment est-il tombé amoureux de la F1 ? On pense à l’exemple de Senna, son compatriote, bien sûr…
« Ce qui m’a fait tomber amoureux de la course en général... Quand on court, on rêve toujours d’arriver en F1 parce que c’est le sommet du sport que l’on peut atteindre un jour... Je dirais la compétition, les pilotes qui sont passés par ici, mes idoles, [Ayrton] Senna... C’est le genre de chose qui m’a fait rêver d’être ici. Il y a les meilleurs pilotes du monde, donc c’est aussi un objectif pour moi d’essayer un jour de devenir le meilleur pilote du monde. Pour y parvenir, il faut se battre contre ces pilotes. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai toujours voulu être en F1. »
« La première fois que j’ai piloté, j’avais six ans. C’était au Brésil, à São Paulo, d’où je viens. C’était une très belle piste. J’avais un kart bleu – tout bleu, entièrement bleu ! Je me souviens encore de l’odeur de l’huile, du moteur, des sensations et de tout le reste. Ce fut un très grand moment dans ma vie et certainement l’une des meilleures sensations que j’aie jamais eues. »
Gabriel Bortoleto a-t-il eu son permis du premier coup ?
« Du premier coup ! J’ai eu de la chance, beaucoup de chance, je dois dire. J’ai tout bien fait du premier coup, je me suis arrêté aux stops, j’ai fait la marche arrière parfaitement. C’était méga ! »
Quel est son meilleur ami dans le paddock ? Un de ses compères rookies ? Ou son manager Fernando Alonso ?
« Max [Verstappen] et [Ollie] Bearman. Ce sont les deux gars dont je suis le plus proche, à qui je parle souvent, que je vois souvent – donc ces deux-là. »
On ne connaissait pas ce lien d’amitié entre Max Verstappen et Gabriel Bortoleto…
« Eh bien, j’ai commencé à beaucoup jouer aux jeux vidéo avec Max, et au simulateur aussi quand j’étais en F3. Très, très tôt dans la saison de F3, donc en janvier, février, nous avons commencé à nous entraîner. Nous avons un très bon groupe d’amis avec qui nous jouons tous ensemble et faisons du simulateur – son équipe, Team Redline, dont je suis ambassadeur. Des gens formidables là-bas, et c’est comme ça que tout a commencé. Depuis, nous avons passé beaucoup de temps ensemble à jouer, et c’est très agréable. »
Quelles sont les trois personnalités de la F1, passées ou présentes, qu’il inviterait à un dîner ?
« Il faut dire James Hunt, probablement, non ? Il était connu comme le fêtard et tout ça. Ou Kimi Räikkönen, parce que j’ai entendu dire qu’il était fou en soirée. Quand il allait à des fêtes, j’ai entendu tellement d’histoires folles sur lui... »
« Je dirais aussi Senna. Je ne sais pas comment il était en soirée. Honnêtement, je n’ai pas entendu beaucoup d’histoires à ce sujet. Ce serait drôle de sortir avec lui. Imaginez sortir avec votre idole ! »
Et s’il devait emmener un patron sur une île déserte ? Gabriel Bortoleto ne se trompe pas et flatte bien sûr son patron, le PDG d’Audi !
« Je dirais Mattia [Binotto], probablement. C’est un gars très intelligent, donc je sens qu’il aiderait beaucoup sur une île déserte, à construire des trucs et à faire plein de choses. Et un pilote... Je dirais, Max, probablement. Il est toujours d’accord avec tout, donc il n’y a pas beaucoup de choses à redire. Chaque fois que je lui parle, c’est ‘Tout va bien !’ Facile à vivre. »
Mais sans simulateur sur une île déserte, Max Verstappen risque de s’énerver…
« Oui, alors là, il pourrait devenir fou, parce que normalement il n’y en aurait pas ! Donc, peut-être pas le meilleur choix... »
Et s’il n’avait pas piloté des F1, qu’aurait fait Gabriel Bortoleto ?
« J’adorerais être joueur de tennis. J’aime ce sport – c’est incroyable, fascinant. »
Enfin, Gabriel Bortoleto a fait part de son ambition : il se voit dans cinq ans sur le toit du monde, rien que ça.
« Dans cinq ans, j’aimerais être champion du monde ! »
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