Formule 1

Binotto rassure les tifosi sur le potentiel ‘plus important’ de la SF90

Il faudra le prouver à Bahreïn

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Par A. Combralier

17 mars 2019 - 17:01
Binotto rassure les tifosi sur le (...)

Ferrari était la troisième force du plateau ce dimanche, assez nettement derrière Mercedes (une minute de retard de Sebastian Vettel sur Valtteri Bottas) et Red Bull. En fin de compte, Charles Leclerc a terminé plus proche de Kevin Magnussen que de Max Verstappen…

Au sortir des essais hivernaux, une telle performance des Rouges en Australie était pour le moins improbable.

« Vous avez raison, ce n’est pas ce que nous attendions » a confirmé Mattia Binotto, le directeur d’écurie, après la course.

Qu’est-ce qui explique, dès lors, ce manque de rythme des Ferrari ? Un travail sur les réglages mené en dépit du bon sens ? Un moteur pas au niveau ou pas poussé à son maximum ? La nature spécifique du circuit australien ?

« Les essais hivernaux étaient certainement différents » poursuit le successeur de Maurizio Arrivabene. « Depuis les EL1, nous ne nous sommes pas sentis à l’aise sur ce circuit, nous n’avons jamais trouvé le bon équilibre avec la voiture, et nous avons souffert avec les pneus. Nous avons essayé une approche de réglages différente durant le week-end, mais je dois dire que nous n’avons jamais eu le bon équilibre. Les qualifications n’étaient pas très heureuses hier, et ensuite bien sûr, il y a le parc fermé. »

« La performance d’aujourd’hui reflète simplement celle des qualifications. Ensuite en course, au premier relais, nous avons essayé de rester dans le rythme. Charles a commis une petite erreur, il n’a donc pas pu rester avec les leaders. Après son arrêt, la voiture de Seb n’a jamais trouvé la bonne adhérence avec les mediums et n’a pu attacher ceux devant lui. Il n’a pu ensuite résister à Max Verstappen. Nous avons alors décidé que le plus important était d’arriver au bout de la course, en gérant les pneus. Quand Charles est revenu, il a semblé sage de ne prendre aucun risque. »

C’est ainsi que Charles Leclerc a été sommé de ne pas attaquer Sebastian Vettel, même si son rythme était meilleur d’environ une demi-seconde au tour.

La SF90 est-elle capable, comme l’an dernier, de rebondir de belle manière à Bahreïn – circuit où Ferrari a tout intérêt à trouver, enfin, les bons réglages - ? Mattia Binotto en est convaincu.

« Nous n’avons jamais trouvé le bon équilibre ici ce week-end, nous manquions d’adhérence. Nous quittons Melbourne avec beaucoup de données à analyser et nous allons les utiliser pour travailler pour voir comment retrouver notre niveau de compétitivité pour Bahreïn, dans deux semaines. »

« Avons-nous compris nos problèmes ? Probablement pas. C’est quelque chose qu’il faut analyser avec toutes les données, pour vraiment repérer ce qui s’est passé. Et nous devons vite le comprendre. Une chose dont nous sommes certains : les qualifications comme la course n’ont pas reflété le véritable potentiel de notre voiture. Nous sommes assez sûrs que le potentiel est certainement plus important, et que nous n’avons pu l’exploiter ce week-end. »

Pour ne rien arranger, Charles Leclerc a reconnu avoir commis une petite faute en Q3 ; en course, il est aussi passé par l’herbe dans les premiers tours. Mais Mattia Binotto se dit satisfait du premier Grand Prix du Monégasque en rouge… et de son obéissance aux consignes.

« Je suis heureux de son comportement comme membre d’une équipe, pas seulement comme pilote. Il est d’une grande aide pour l’équipe. Il est très impliqué, il essaie de faire de son mieux, il pousse dur avec les ingénieurs pour améliorer la voiture. »

« Si nous jugeons son week-end en entier, il fut assez solide. Ses qualifications ne furent pas parfaites, il en est conscient. Mais il a bien conduit en Q1 et en Q2. Ce n’était peut-être pas parfait en Q3. »

« Dans l’ensemble cependant, son week-end fut bon. Son second relais fut assez bien performant. Donc je suis assez heureux de son approche pour cette première course. C’est un bon point de départ. »

Ferrari

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