Ben Sulayem accusé d’avoir exclu ses rivaux de l’élection de la FIA
Mayer, Villars et Philippot ne peuvent pas se présenter contre lui
Mohammed Ben Sulayem est accusé d’avoir rendu presque impossible toute opposition à sa candidature lors de l’élection présidentielle de la FIA en décembre prochain.
Trois personnalités - l’Américain Tim Mayer et les Européennes Laura Villars et Virginie Philippot - ont annoncé leur intention de se présenter contre le président sortant. Cependant, le problème n’est pas tant que ces candidats auront du mal à remporter les élections, mais plutôt qu’ils ne peuvent même pas se présenter !
En effet il est apparu que les nouvelles règles électorales controversées introduites sous Ben Sulayem exigent que tout challenger présente une équipe de direction complète de 10 personnes avant le 24 octobre, dont sept vice-présidents pour le sport issus d’une liste préapprouvée de seulement 28 noms.
Il est important de noter que cette liste comprend des quotas régionaux stricts, et que certaines régions ne comptent que des candidats fidèles au président actuel !
Par exemple, il n’y en a qu’une seule en Amérique du Sud, Fabiana Ecclestone, qui soutient Ben Sulayem, ce qui signifie qu’aucun adversaire ne peut présenter de candidat de cette région. Il en va de même pour l’Afrique, où les deux noms éligibles soutiennent également le président sortant.
Interrogée à ce sujet, la FIA a fourni une réponse sans appel pour les rivaux de Ben Sulayem.
"En ce qui concerne les candidatures au Conseil mondial du sport automobile (WMSC), les membres de la FIA et les candidats intéressés ont eu plus de trois mois (du 13 juin au 19 septembre) pour soumettre leur candidature au WMSC s’ils le souhaitaient," a expliqué un porte-parole.
"Ils avaient accès aux informations et documents pertinents, facilement consultables sur le site web de la FIA, afin de soumettre leur candidature."
"De plus, l’administration de la FIA est restée à la disposition des membres de la FIA et des candidats intéressés par le WMSC pour leur fournir des éclaircissements afin qu’ils puissent remplir leur candidature dans les délais impartis."
La présidence de Ben Sulayem a fait l’objet d’une attention particulière en raison de certaines décisions politiques controversées prises dans le passé.
La plus récente concerne les amendes et sanctions imposées dans tous les championnats de la FIA aux pilotes qui jurent ou critiquent l’instance dirigeante dans un forum public.
Naturellement, à l’approche de cette année, alors que le mandat de quatre ans de Sulayem touche à sa fin, les spéculations allaient bon train quant à savoir s’il aurait une chance d’être réélu s’il n’était pas sans opposition. La question ne semble plus se poser dorénavant si aucun candidat ne peut se présenter contre lui !
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