Bearman s’inquiète du ’défi’ bien plus grand lié à l’énergie à Melbourne
Les F1 2026 étaient plus faciles à recharger en essais privés
Oliver Bearman est heureux que la saison 2026 de Formule 1 débute ce week-end au Grand Prix d’Australie. Le pilote Haas F1 est toutefois intrigué par les difficultés que présentera la nouvelle réglementation, notamment au niveau de la gestion de l’énergie.
Il décrit les difficultés qui se présenteront aux équipes ce week-end et lors des semaines suivantes, avec des circuits qui seront difficiles à exploiter en matière d’énergie.
"C’est génial de revenir pour une course, les essais sont importants mais c’est plus gratifiant d’être en piste dans des séances compétitives, et on va aussi pouvoir voir où nous sommes face à nos rivaux" a déclaré Bearman, qui se félicite des "progrès" effectués lors des tests, même si le GP d’Australie lui-même sera un grand défi.
"Il y aura de nouveaux défis. A Bahreïn, on n’avait pas de difficultés pour récupérer de l’énergie, on n’avait pas besoin de lift and coast et c’était proche de ce que l’on connaissait. Ce sera un facteur à prendre en compte."
"C’est certain, le chaos est possible et c’est une source d’opportunités, et j’ai hâte d’y être. Bien sûr, ce circuit n’est peut-être pas le plus adapté pour un premier départ avec cette nouvelle réglementation, de par sa nature même. Melbourne, Monza, l’Autriche et Djeddah font partie des circuits les plus exigeants pour l’énergie électrique."
"Nous n’avons pas beaucoup de marge de manœuvre, car les zones de freinage sont peu nombreuses. Je pense que ce sera peut-être le pire scénario possible avec cette nouvelle réglementation. Je reste ouvert à toutes les possibilités et je ne veux tirer aucune conclusion après l’Australie."
"Ce sera intéressant, et le plus important, c’est que le championnat est long et qu’il y aura bien plus d’opportunités en début de saison qu’après cinq ou six courses, quand tout sera plus clair. J’espère que nous pourrons passer un week-end sans incident, nous concentrer sur nos priorités et faire une bonne performance."
La saison 2026 pourrait être cruciale pour Bearman, qui est dans les papiers de Ferrari et pourrait être recruté par la Scuderia dès 2027 si un des pilotes titulaires quittait la Scuderia. S’il confirme de nouveau des contacts, il explique à quel point son niveau est scruté.
"Le dialogue est resté très ouvert tout au long de l’année et le restera tant que je serai affilié à Ferrari. Et je pense qu’il était très important pour moi d’expliquer clairement ce que je vivais chez Haas. Il y a des différences entre une équipe comme Ferrari et Haas."
"L’échelle est différente. Par exemple, après avoir disputé cette course avec Ferrari et bénéficié d’un soutien important, avec du personnel supplémentaire et une aide accrue, on arrive chez Haas. La structure est différente, et surtout en tant que rookie, j’ai eu l’impression de devoir apprendre sur le tas, plus qu’avec une équipe comme Ferrari."
"C’est évident, vu la taille des équipes. Mais je sentais que je devais expliquer clairement à Ferrari les difficultés que je rencontrais avec Haas, car le résultat ne reflète pas toute la réalité, loin de là. C’était donc important. Ensuite, ils m’ont expliqué ce qu’ils attendaient de moi, les points à améliorer, ce qu’ils recherchaient. Vous vous en doutez, il s’agissait simplement de piloter un peu plus vite chaque week-end."
"Et pour 2027 ? Je ne sais pas. Mais oui, bien sûr mon rêve est toujours de piloter pour Ferrari en F1. Ils m’ont fait confiance pour la première fois avec leur voiture il y a deux ans. Mais ils ont aussi cru en moi dès le début."
"J’étais en Formule 4 quand ils m’ont recruté. Ils ont beaucoup investi en moi, et mon rêve est de revêtir à nouveau la combinaison rouge et de piloter une voiture rouge un jour. Mais je pense aussi que cette année représente une formidable opportunité avec Haas et la nouvelle réglementation. J’ai le sentiment que nous pouvons accomplir de grandes choses."
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