Alonso admet qu’il est ’difficile de rester unis’ chez Aston Martin F1

Lui et Stroll ne s’attendent pas à terminer la course en Australie

5 mars 2026 - 14:45
Alonso admet qu’il est ’difficile de rester unis’ chez Aston Martin F1

Fernando Alonso admet qu’Aston Martin F1 est en difficulté, comme on le savait déjà après la conférence de presse tenue ce matin dans laquelle Adrian Newey a révélé que les vibrations de l’AMR26 et surtout du moteur Honda étaient bien plus graves que l’on imaginait.

Le double champion du monde reconnait que la situation n’enchante personne, et qu’il faut désormais se contenter de croire en Honda, qui doit régler les problèmes de vibration et les dangers possibles qui en découlent.

"Un défi difficile, plus difficile qu’on le voulait et qu’on l’attendait, mais dans un sens, on ne peut rien faire. On doit attendre et avoir foi en Honda, en espérant que ces problèmes seront fixés à court terme" a déclaré Alonso.

"Dans le même temps, on doit expérimenter sur la voiture et apprécier ce week-end. Cette première course est toujours belle, les fans sont heureux après un hiver d’attente, nous sommes enfin tous dans les mêmes conditions sur la même piste, donc je suis impatient de m’attaquer aux défis qui nous attendent."

L’équipe essaie de faire bloc derrière ces difficultés, mais ce n’est pas simple : "Il faut rester unis et motivés. C’est parfois difficile quand on ne se bat pas pour des bonnes positions, mais il y a toujours un objectif."

"Pour nous, il s’agit de progresser, d’améliorer la voiture et mieux comprendre les problèmes que l’on rencontre. Notre hiver a été court, on n’a pas bouclé le programme, donc on doit profiter d’essais de réglages et de tests pour comprendre la nouvelle réglementation. On a une longue liste et c’est une bonne motivation pour les premières courses."

Il n’a pas encore abandonné l’espoir de terminer la course, mais admet que ce serait inespéré : "J’espère finir la course, quand même. Il est vrai qu’à Bahreïn et Barcelone, on faisait face à cette vibration anormale du moteur."

"Mais ça a été compris, on a testé des solutions sur le banc après Bahreïn et certaines étaient positives. On espère donc avoir un meilleur feeling en EL1. Mais sur le plan de la fiabilité, c’est dur car on n’a pas pu faire les programmes lors des tests à cause des vibrations qui causaient des casses sur la voiture."

"Mais je suis optimiste qu’après les changements effectués la semaine dernière, nous puissions avoir un week-end normal et que ça motive tout le monde, que nous finissions la course de manière inattendue, et que nous faisions de bonnes premières courses."

Lance Stroll n’est pas beaucoup plus optimiste, lui qui a dit que les vibrations empêchaient même de dépasser les 15 tours de course, là où Alonso espère en faire jusqu’à 25 si les choses n’évoluent pas.

"On essaie juste d’améliorer la situation aussi vite que nous le pouvons. On ne sera pas où nous aimerions être ce week-end, Bahreïn ne s’est passé qu’il y a deux semaines et ces changements ne se font pas du jour au lendemain" a noté Stroll, qui a décrit les vibrations.

"Ce n’est pas bon ! C’est une vibration très inconfortable, mauvaise pour le moteur et pour l’humain dans la voiture. On essaie de corriger le problème, on a des idées cette semaine pour régler une partie des problèmes."

La question est de savoir si l’AMR26 pourra mieux fonctionner à Melbourne : "On ne sait pas encore, ça dépendra des progrès effectués depuis Bahreïn. Si on a la même vibration qu’à Bahreïn, ce sera difficile de faire plus que 10 ou 15 tours, et si ça a progressé, on essaiera d’aller plus loin."

"On va essayer de progresser tous les week-ends. Je n’ai aucun doute que sur le plan du châssis on pourra rapidement amener des évolutions, et que sur le plan du moteur, on pourra trouver de la puissance supplémentaire."

S’il admet une déception de voir un tel début de saison, le Canadien est philosophe : "C’est la vie, vous savez. C’est la Formule 1, on est pilote, et certaines saisons, c’est magique, d’autres, c’est la catastrophe."

"Il faut faire avec et travailler avec ce qu’on a. L’équipe est formidable. Ce sont surtout des problèmes techniques. On n’est pas assez rapides, c’est le principal souci. Il faut améliorer les performances du moteur et du châssis, et puis on a eu beaucoup de problèmes de fiabilité qui nous ont fait perdre du temps d’essais."

"Vous savez, en ce moment, c’est difficile, mais je crois que l’avenir est prometteur. Donc, moi y compris, toute l’équipe, on accepte la situation et on se concentre sur l’attaque."


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