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Nathanaël Berthon : Je pars confiant à Bahreïn

"Vous pouvez être à 5/10e et ne pas comprendre pourquoi"

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Par Olivier Ferret

12 avril 2013 - 20:47
Nathanaël Berthon : Je pars confiant (...)

A Bahreïn les GP2 Series reprendront le week-end prochain. Le pilote auvergnat du Trident Racing est prêt pour son deuxième rendez-vous de la saison. Interview.

Qu’avez-vous fait depuis Sepang ?

Eh bien, étant toujours étudiant, il m’a fallu penser un peu à l’école, tout de même ! Côté détente, j’ai assisté au ¼ de finale de Coupe d’Europe de rugby ASM-Montpellier, et grâce à Francis Graille, ancien Président du LOSC et du PSG, auvergnat comme moi, j’ai eu l’opportunité de suivre, dans des conditions de rêve, les deux matches PSG-Barça. Un pur bonheur sur le plan sportif, mais aussi une opportunité de côtoyer du beau monde : Didier Deschamps, Jamel Debbouze, ou encore Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé. Je n’avais jamais vu autant d’hommes politiques en même temps ! Pendant cette période, nous avons aussi entamé une nouvelle collaboration avec M. Guy Lemasson, kinésithérapeute attitré de l’ASM Clermont-Auvergne et du Clermont-Foot Auvergne 63. Ce dimanche (14 avril) est prévue une séance sur simulateur à Milan, siège de mon écurie Trident Racing, et le lendemain matin, lundi 15 avril, je m’envolerai pour Bahreïn avec toute l’équipe.

Sakhir est un circuit qui vous inspire ?

Oui, j’aime bien. Je pars très confiant. C’est un circuit de gros freinages, registre dans lequel j’arrive généralement à bien tirer mon épingle du jeu. C’est aussi une piste qui sollicite beaucoup les pneus et d’habitude je parviens à les conserver assez longtemps, encore un aspect positif pour moi. Cela peut me permettre de faire la différence en course. L’an dernier, j’ai eu un petit coup de malchance là-bas, je pouvais finir deux fois dans les dix premiers sans les incidents de course qui m’ont contraint à l’abandon.

En GP2, la problématique pneus est-elle comparable à celle que l’on connait en F1 ?

Les données sont différentes mais à l’arrivée, c’est un peu la même chose. En F1, contrairement à nous, ils ont droit aux couvertures chauffantes, à un contingent plus important de trains, et la structure interne du pneu est différente. J’en ai discuté avec les copains qui roulent aujourd’hui en Grand Prix et nous ressentons les mêmes choses.

C’était déjà le cas l’an dernier ?

Oui, mais c’est encore plus difficile à gérer cette saison avec les nouvelles gommes Pirelli. En performances, vous pouvez très facilement être à 5/10e des temps et ne pas comprendre pourquoi, alors que votre voiture vous parait bien équilibrée, juste parce que les pneus ne travaillent pas comme ils devraient. Quand vous savez qu’en qualifications, nous sommes une vingtaine en moins d’une seconde…

C’est donc le point sur lequel vous devez travailler en priorité ?

En réalité, il y a deux axes de travail : les qualifications, et cela c’est une question d’harmonie réussie entre moi et la voiture. Ensuite, l’utilisation des pneus en course. L’idéal serait de pouvoir faire des essais entre les différents meetings, mais le règlement nous l’interdit. Nous avons juste une petite demi-heure d’essais libres, et pas davantage en qualifs pour faire en sorte que le week-end soit réussi, puisque la grille de la deuxième course, le dimanche, est fonction des résultats de celle du samedi.

Que retenez-vous de votre début de saison ?

Je n’évoquerai pas mon record du tour dans la deuxième course de Sepang, même s’il est voisin de celui réalisé par Sam Bird dans la première. Nous n’étions pas dans la même phase de la compétition et j’avais moins d’essence que lui quand je l’ai fait. C’est donc assez anecdotique. Je préfère parler de la satisfaction d’avoir pu entrevoir la possibilité de marquer de gros points dès la première course, alors que nous n’étions pas forcément dans cette situation la saison dernière. Pour moi, il était très important de montrer à l’équipe que je suis là et que je sers à quelque chose. Maintenant, se dire que l’on est capable d’être dans les points est une chose, les marquer en est une autre. Ce sera mon challenge à Bahreïn.

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