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Les Français qui ont brillé à l’international en 2012, part 1

Retour sur la saison des Français en Endurance

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26 décembre 2012 - 09:46
Les Français qui ont brillé à l'internatio

Cela fait des lustres que l’on n’avait pas eu trois Français en Formule 1. Et en Endurance me direz-vous... On a un frenchie Champion du Monde d’Endurance, un Vice-Champion du Monde GT1, un champion American Le Mans Series (P2), des champions européens, etc... A l’heure où l’on parle beaucoup de l’exil belge de l’acteur Gérard Depardieu, ils sont nombreux à avoir porté haut les couleurs tricolores cette saison. Un tour d’horizon s’impose avant de passer à 2013...

Après Yannick Dalmas en 1992, un autre Français a décroché le prestigieux titre de Championnat du Monde d’Endurance, cet honneur revenant à Benoît Tréluyer. Le pilote Audi a connu une saison pleine avec en point d’orgue une deuxième victoire de rang aux 24 Heures du Mans. L’Alençonnais a mis de côté sa carrière au Japon pour se consacrer à l’Endurance et bien lui en a pris. Ben rempilera la saison prochaine chez Audi en FIA WEC avec comme objectif de garder la couronne.

Comment évoquer Benoît Tréluyer sans parler de Nicolas Lapierre après le duel des 24 Heures du Mans. Le pilote du Toyota Racing a lui aussi connu une très belle saison au volant de la TS030 HYBRID. Après un passage par le Team ORECA Matmut, le natif de Thonon-les-Bains a enfin été recruté par un constructeur. Une juste récompense pour l’un des pilotes les plus rapides de la planète Endurance. Bis repetita en 2013 avec une nouvelle saison dans le baquet de la Toyota avec comme mission de rafler le FIA WEC.

Loïc Duval n’a malheureusement pas disputé toute la saison du Championnat du Monde d’Endurance chez Audi, étant retenu par ses obligations en Super GT. Le Chartrain fait lui aussi partie des top guns de l’Endurance. On a pu s’en rendre compte aussi bien à Sebring, qu’à Spa ou au Mans. Comme son compère Nicolas Lapierre, ORECA et Hugues de Chaunac lui ont permis de se faire repérer. Souhaitons qu’il prenne part à un programme complet chez Audi la saison prochaine.

Compétiteur dans l’âme, Romain Dumas n’a pas hésité à alterner les disciplines cette saison : LMP1, rallye, Pikes Peak, GT. Vainqueur des 6 Heures de Spa pour le compte d’Audi, il n’a guère été récompensé aux 24 Heures du Nürburgring tout comme au Mans. L’Alésien est très certainement le pilote le plus éclectique du plateau. Très en verve à Pikes Peak pour ses débuts, il ne rechigne devant aucun défi. Rapide, toujours disponible, constant, il est une valeur sûre de l’Endurance. La saison à venir passera par un emploi à plein temps chez Porsche avec la 991 GT3-RSR en FIA WEC puis des essais avec le nouveau prototype.

Véritable fer de lance du Team Peugeot Total, Stéphane Sarrazin a dû rebondir suite à l’arrêt du programme. C’est en LMP2 qu’il a su montrer sa pointe de vitesse au sein du Starworks Motorsport avec un titre à la clé, sans oublier un rôle de pilote Toyota Racing aux 24 Heures du Mans et deux courses avec le Sébastien Loeb Racing en ELMS. Le Gardois n’a pas pour autant délaissé Peugeot avec le développement de la nouvelle 208 de rallye. Triple vainqueur du Petit Le Mans, il devrait à nouveau rouler en Championnat du Monde d’Endurance la saison prochaine.

Nicolas Minassian a le même profil que son ami Stéphane Sarrazin et lui aussi a dû trouver un autre employeur, Peugeot ayant de toute façon décidé de le mettre sur la touche. Dommage car le Marseillais répond toujours présent en piste. Il s’est illustré cette année chez Jota en Championnat du Monde d’Endurance à Silverstone, avant de rejoindre le Pecom Racing pour la suite de la saison. Minass a prouvé si besoin en était qu’il fallait toujours compter sur lui. Le Pecom Racing lui fera à nouveau confiance en 2013.

Il était prévu qu’Olivier Pla aille rouler pour le compte de Peugeot, mais ça c’était avant la fin que l’on connaît. Il a donc dû repartir à la quête d’un team et c’est du côté de chez OAK Racing qu’il pu faire parler la poudre. Dès les 12 Heures de Sebring, le Toulousain a claqué la pole au volant de la Morgan 2012 LMP2. Le Champion Le Mans Series (LMP2) 2009 a su allier performance et constance en piste même si le résultat final ne reflète pas son talent. Il est à coup sûr à classer parmi les plus rapides au monde. Son programme 2013 devrait passer une nouvelle fois par le prototype et la catégorie GT3.

Pilote touche-à-tout, Christophe Bouchut s’est exilé depuis plusieurs saisons, toujours avec la même pointe de vitesse. Le Bourguignon s’est vite imposé comme l’un des pilotes de pointe de l’American Le Mans Series. Champion P2 en titre, le pensionnaire du Level 5 Motorsports est comme le bon vin, il se bonifie avec le temps. Malgré l’arrivée de petits jeunes, il montre la même rapidité depuis plus de deux décennies. On attend encore le programme du Level 5 mais il y a fort à parier qu’il poursuive l’aventure avec le team texan.

On connaissait Nelson Panciatici pour avoir intégré les rangs du Renault Driver Development en 2007. Depuis, on a vu le Rémois en Formula Superleague et World Series by Renault. Changement de cap en 2012 avec une arrivée en Endurance au sein du G-Drive by Signatech-Nissan de Philippe Sinault. Force est de constater que ses débuts ont été remarqués avec une belle pointe de vitesse, le rookie de la discipline venant se mêler aux ténors de la catégorie.

Laurent Mercier

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