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24h du Mans 2011 : L’abécédaire, de M à P...

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17 juin 2011 - 15:22
24h du Mans 2011 : L’abécédaire, de M (...)

Nous poursuivons notre abécédaire avec les lettres de M à P...

M comme McNish

Le crash de l’Audi n°3 a fait le tour de la planète. Trop optimiste, l’écossais lors de la Ferrari de Anthony Beltoise ? Beaucoup a été dit à ce sujet et nous ne nous étendrons pas davantage. L’essentiel est que tout se soit bien terminé. Les questions viendront inévitablement.

M comme Michelin

Le manufacturier français était largement majoritaire au départ avec 38 voitures équipées, et ce dans les quatre catégories. La marque clermontoise visait le grand chelem, elle se contente cette fois du petit chelem, la Zytek Nissan du Greaves Motorsport chaussée en Dunlop ayant décroché la palme en LMP2. Il n’en reste pas moins que Michelin a impressionné au Mans, avec notamment le fameux quintuple relais de Benoît Tréluyer le dimanche matin avec l’Audi R18 TDI n°2. Michelin en avait évoqué la possibilité avant le départ de la course et cela s’est concrétisé dimanche, avec près de quatre heures de course à un rythme proche de celui des qualifications avec les mêmes pneus ! Michelin obtient en outre son vingtième succès à la distance au Mans, le quatorzième consécutif depuis 1998 et la victoire de la Porsche 911 GT1 de McNish/Aïello/Ortelli.

M comme Michelin Green X Challenge

C’est Peugeot qui remporte ce classement, la Peugeot n°7 de Anthony Davidson, Marc Gené et Alexander Wurz devançant la 908 n°9 de Sébastien Bourdais, Simon Pagenaud et Pedro Lamy et la Oreca 03 Judd BMW Race Performance n°40 de Michel Frey, Ralph Meichtry et Marc Rostan tandis que l’Audi victorieuse n’était classée que septième.

N comme Nissan

Le constructeur japonais ne s’est pas caché pendant ces 24 Heures. En plus de la motorisation de plusieurs LMP2, Nissan s’affichait un peu partout avec une exposition marquée dans le Village, une participation à "Le Mans vers le futur" et de multiples communiqués de presse maison, avec un soutien marqué à l’ex-vainqueur de la Nissan GT Academy, Lucas Ordoñez. Son-ce les prémices d’une participation beaucoup plus marquée dans un avenir proche ?

N comme Norma

Pour la première fois en cinq tentatives, une Norma a vu le drapeau à damiers. Le deuxième essai de la Norma M200P a été le bon, même si la voiture n’a pas été classée pour ne pas avoir couvert 70% de la distance parcourue par l’Audi R18 victorieuse. Il s’en est fallu, nous l’avons dit, de deux malheureux petits tours. La Norma a passé plus quatre heures au stand pour tenter de régler des problèmes électriques qui ont nécessité le changement de tous les faisceaux électriques et du boîtier électronique et qui ont coûté plus de 50 tours à la LMP2.

O comme OAK Racing

Pour l’instant, 2011 n’est pas un grand millésime pour OAK Racing qui collectionne les malheurs depuis le début de saison : fuite d’essence dans la LMP1 de Matthieu Lahaye à Sebring, accidents de Frédéric Da Rocha et de Matthieu Lahaye à Spa avec les conséquences que l’on sait pour l’infortuné Matthieu, privé des 24 Heures. Le circuit manceau n’a pas davantage porté chance au team qui avait pourtant fait un effort colossal en parvenant malgré tout à aligner quatre voitures au départ de ces 24 Heures, deux en LMP1 et deux en LMP2. Après un bon début de course, tant en LMP1 où la OAK Pescarolo n°15 suivait la Pescarolo n°16 et les Lola Toyota qu’en LMP2 où la OAK Pescarolo n°49 était à la lutte avec la ORECA Nissan n°48, les ennuis se sont succédés. Les deux LMP1 étaient contraintes à l’abandon, problèmes de direction assistée pour l’une, début d’incendie pour l’autre. Les LMP2 ralliaient l’arrivée, mais avaient été retardées l’une et l’autre par des crevaisons, la n°35 perdait beaucoup de temps à cause d’une suspension cassée résultant d’une sortie de piste et la n°49 ne pouvait prétendre au podium en raison de problèmes de boîte de vitesses et elle cassait même sa suspension arrière dans le dernier tour. Ce n’est vraiment pas payé pour le team qui, espérons-le, pourra se rattraper rapidement.

O comme ORECA

Les 24 Heures 2011 avaient nécessité un gros effort, sur le plan concurrent où le Team ORECA-Matmut aliganit deux voitures, une Peugeot 908 HDi FAP en LMP1 et une ORECA 03 Nissan en LMP2 que sur le plan constructeur, avec en plus de la propre ORECA 03 maison la ORECA Swiss HY Tech Hybrid LMP1 et les ORECA 03 Signatech Nissan et Race Performance. En LMP1, comme prévu la 908 de Duval/Lapierre/Panis ne suivit pas le rythme infernal des usine mais décrocha néanmoins la cinquième place finale, la première des équipes privées. En LMP2 l’ORECA n°48 maison était à la lutte pour la première place avant que David Hallyday ne quitte la piste et c’est donc l’Oreca Signatech Nissan qui sauve la mise en prenant la deuxième place en LMP2. La ORECA 03 aurait peut-être prétendu à une meilleure place, car c’est une voiture bien née.

P comme Pagenaud

Simon Pagenaud a été le dernier fer au feu de Peugeot pour tenter de faire pencher la balance du côté de Peugeot. Malgré toute sa détermination, Simon n’a pu devancer André Lotterer, mais il n’a rien à se reprocher après une course où, Pedro Lamy ayant été mis sur la touche, il a assuré l’essentiel du travail avec Sébastien Bourdais, et après des qualifications brillantes dans lesquelles il avait été le plus rapide des pilotes Peugeot.

P comme Pescarolo

La Pescarolo-Judd n°16 a été la dernière à abandonner, dimanche en début d’après-midi. au grand dam de supporters de l’équipe mancelle. Jusqu’alors, la voiture avait fait une course exemplaire, se livrant à un joli duel avec les Lola Toyota du Rebellion Racing, pour le classement officieux de la meileure LMP1 essence, duel dont elle sortait victorieuse. Le team était même en passe d’être la meileure équipe privée, devant le Team Oreca Matmut et sa Peugeot 908 HDi FAP avant que Manu Collard ne se fasse piéger par une piste humide dans les virages Porsche. La prestation a été néanmoins remarquable et heureusement la coque n’a pas été endommagée si bien que nous reverrons la voiture dès Imola.

P comme Peugeot

Trois Peugeot contre une seule Audi, le combat pouvait sembler inégal, et pourtant c’est Audi qui s’est imposé. Toutes les voitures étant à leur maximum, le constructeur français ne pouvait pas davantage bousculer l’Audi n°2. Les 908 ont été battues à la régulière, elles ont été dominées durant les essais et un peu moins rapides que les Audi R18. Certes 13 secondes d’écart à l’arrivée dans une course de 24 Heures, c’est une goutte d’eau, mais le palmarès ne retiendra que le nom du vainqueur. Le résultat des Six Heures de Spa avait pu faire illusion, mais il est clair que les Audi étaient un peu mieux adaptées à la piste mancelle. Faisant jeu égal et même un peu plus en vitesse de pointe, les 908 étaient nettement inférieures dans les virrages Porsche. Après l’échec de 2010 a-t-on trop recherché la fiabilité chez Peugeot au détriment des performances -néanmoins plus que respectables ? La 908 a-t-elle encore une marge de développement suffisante pour se remettre au niveau des R18 ? A suivre...

P comme Porsche

Victorieuse en GT2 en 2010, la firme allemande doit cette année se satisfaire de la deuxième place en GTE Am de la Porsche Larbre, seule 997 sur le podium cette année au Mans. Le GTE Pro et le GTE Am ont été remportés par Corvette et en GTE Pro, Corvette, Ferrari et BMW ont dominé les Porsche. En GTE Am, la Porsche du Flying Lizard aurait pu l’emporter mais a été trahie par sa transmission. Porsche doit une revanche.

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