Wheatley pensait que devenir directeur d’équipe en F1 était ’irréalisable’
Le team principal d’Audi raconte ses liens avec la marque
Jonathan Wheatley a rejoint Sauber et, avec le changement d’identité de l’équipe, devient cette année le team principal d’Audi F1. Un destin qui ne surprend pas le principal intéressé, qui a toujours eu un lien particulier avec le constructeur allemand.
Alors que la monoplace, baptisée R26 et toute noire, effectue en ce moment ses premiers tours sur le circuit de Barcelone (voir une vidéo espion ci-dessous), le premier shakedown à huis clos d’une F1 de 2026, il explique avoir rapidement été plongé dans le milieu de l’automobile, et détaille comment Audi a été un des vecteurs de cette passion pour lui, alors qu’il côtoyait des modèles de la marque sur les circuits et les voyait rouler à la télé.
"Comme je l’ai déjà dit, je suis un passionné d’automobile, j’ai donc grandi dans le monde de la course automobile depuis mon enfance, au Grand Prix de Grande-Bretagne, alors que j’étais encore bébé, assis sur les genoux de ma mère" a confié Wheatley à Motorsport Week.
"Mon père a fait de la course automobile pendant toute mon enfance, et j’ai passé toute ma vie sur les circuits. Et puis, pendant cette période, bien sûr, j’ai absorbé tout ce que je pouvais voir en matière de sport automobile. J’ai lu tout ce que je pouvais trouver sur la course automobile, et il y a eu cette incroyable époque du groupe B avec Audi."
"Et même avant cela, il y avait les Quattro normales, que l’on pouvait voir dans la forêt, puis les monstrueuses voitures Trans Am qu’ils ont construites. Quand on est enfant, voir des voitures avec des flammes qui sortent de l’échappement, c’est exactement ce qu’il faut pour vous motiver à vous lancer dans la course automobile."
Parmi ses voitures, il a une ancienne Porsche 911 mais aussi une Audi Quattro, car la marque aux anneaux est une passion pour lui. Et d’expliquer qu’il les prépare à rouler, car aucune de ses voitures ne reste dans son garage comme un objet esthétique.
"J’ai donc une Porsche 911 qui est née le même mois et la même année que moi, ce qui est la principale raison pour laquelle je l’ai achetée. Je m’occupe moi-même de cette voiture. J’aime l’améliorer. Je ne peux pas vous dire tout ce que j’ai fait pour améliorer cette voiture."
"J’ai acheté une Audi Quattro d’origine. Une voiture avec très peu de kilomètres, magnifique. J’adore la conduire, c’est une voiture étonnamment moderne à conduire. Je viens d’acheter des roues et des pneus d’hiver pour cette voiture, car je conduis mes voitures, elles ne restent pas dans le garage."
"Et je vais aussi la conduire pour aller travailler pendant l’hiver, avec des pneus d’hiver. J’attends avec impatience la première neige. Je vais aussi acheter des pneus d’hiver pour ma 911 classique, et je vais m’amuser le week-end à conduire au sommet de ces montagnes."
Ce qui passionne le plus Wheatley dans la restauration de voitures est une combinaison entre l’expérience de conduite et l’utilisation de technologies modernes, mais surtout la manière dont cela lui permet de se vider la tête entre les moments de pression et de travail.
"J’aime l’expérience de conduite, et quand on a un travail intense, comme c’est mon cas, tout ce qui permet de s’immerger complètement et d’arrêter de penser à tout ce qui se passe dans notre tête à un moment donné est bienvenu."
"Et ces voitures classiques qui exigent une conduite réelle, il faut anticiper chaque changement de vitesse, car on peut être puni si on se trompe. Il faut vraiment tout maîtriser dans la conduite."
"Et je pense que c’est comme un retour aux sources, parce que j’ai cette fantastique Audi RS6 que je conduis tous les jours. Les performances de cette voiture sont extraordinaires, mais elle est facile à conduire. On ne pense pas à la conduite. On se contente de conduire."
"Et je pense aussi au fait que je peux faire quelque chose pour ces voitures plus anciennes, les moderniser un peu, améliorer légèrement l’expérience de conduite, utiliser un peu de technologie moderne ici et là, juste pour rendre les choses un peu plus sûres de temps en temps, comme installer des ceintures de sécurité, par exemple, parce qu’elles n’en avaient pas."
Le Britannique n’avait pas en tête l’idée de devenir directeur d’une équipe, et il explique que cela se voit par le temps qu’il lui a fallu pour arriver à ce poste : "Si ça avait été le cas, cela aurait été la carrière la moins réussie au monde, car il m’a fallu 34 ans pour en arriver là."
"A l’époque, les directeurs d’écurie étaient Ron Dennis, Flavio Briatore, Luca di Montezemolo [qui était président de Ferrari, ndr]. Je veux dire, rien que d’imaginer une seconde que je pourrais devenir directeur d’écurie était complètement irréalisable, car j’ai toujours été heureux de travailler en équipe."
S’il est heureux de son chemin et qu’il n’a jamais mené sa carrière en ayant cet objectif en tête, Wheatley s’est plutôt laissé porter par les opportunités : "Je ne me suis jamais vraiment vu franchir l’étape suivante, ni celle d’après. J’ai simplement apprécié chaque jour passé en Formule 1."
"Et comme je l’ai dit, j’ai eu beaucoup de chance que les gens m’aient identifié comme quelqu’un qui pourrait franchir l’étape suivante. Et puis je pense que parfois, dans votre carrière, vous recevez un appel téléphonique important, et c’était l’un d’entre eux."
La prima monoposto 2026 e’ Audi che sta girando al Montmelo’. #F1 #AudiF1 #ShakeDown pic.twitter.com/5sNcSE2Bx9
— RobertoF1 (@robertofunoat) January 9, 2026
Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?
Audi F1
- Audi F1 frustrée à Miami : abandon pour Hülkenberg, points manqués pour Bortoleto
- Accablés par ’plein de problèmes’, Audi F1 se place aux portes du top 10
- La misère se poursuit pour Audi F1 : Bortoleto en route vers la disqualification
- Binotto a trouvé le point faible d’Audi F1 : c’est le moteur !
- Audi F1 manque la SQ3 mais Bortoleto relativise sa ’déception’