Vettel attaque des moteurs 2026 ’trop chers’ et qui ’n’apportent aucun avantage’

La F1 fait-elle une erreur en persistant dans l’hybride ?

19 août 2025 - 08:19
Vettel attaque des moteurs 2026 ’trop chers’ et qui ’n’apportent aucun avantage’

Sebastian Vettel n’est pas convaincu par la nouvelle réglementation moteur qui arrivera en Formule 1 l’année prochaine, privilégiant davantage de puissance électrique. Le quadruple champion du monde de F1 explique qu’il craint que cette technologie ne soit pas utile face aux moteurs entièrement électriques.

Cependant, la Formule E est le championnat de la FIA qui possède le droit exclusif d’utiliser des moteurs 100 % électriques, ce qui empêche à la Formule 1 de se tourner vers cette technologie d’avenir.

"Cela coûte beaucoup trop cher et n’apporte aucun avantage à la série" lance un Vettel sceptique. "Les solutions innovantes issues des précédentes réglementations sur les moteurs sont abandonnées afin de réduire les coûts. L’objectif est d’attirer de nouveaux constructeurs."

"Les composants électriques sont généralement bons et sont également nécessaires dans le domaine de la mobilité. Cependant, la mobilité 100 % électrique est déjà plus avancée sur la route en raison de son efficacité imbattable."

"Je ne suis pas encore tout à fait convaincu par les nouvelles réglementations. La récupération d’énergie est une bonne chose, mais le faire uniquement sur l’essieu arrière et ignorer l’essieu avant n’a pas de sens pour moi."

L’Allemand salue l’initiative de la Formule 1 d’utiliser des carburants de synthèse, neutres en carbone grâce à la capture de CO2. Cependant, il rappelle qu’une telle technologie peut parfois être du greenwashing et qu’il faut la rendre pertinente.

"Je pense que les carburants neutres sur le plan climatique sont une bonne chose, car ils sont nécessaires dans le monde en dehors du sport automobile. Pour les nombreux véhicules qui circulent déjà sur les routes. Pour le transport maritime et aérien. Il faut toutefois faire attention à l’origine de ces carburants."

"Si l’on se lance dans la course au développement typique de la Formule 1, les choses peuvent rapidement déraper, comme ce fut le cas en 2014. En matière de carburants, nous devrions fermer la porte en limitant l’origine des molécules et en établissant un certain degré de pertinence pour la production en série."

Déplorant que la réduction du poids en 2026 soit "une goutte d’eau dans l’océan", Vettel s’inquiète du fait que les technologies ne soient pas assez pertinentes, par rapport à la vitrine qu’est habituellement la F1 : "Tout se résume toujours à la même question : quel est votre objectif ?"

"Et comment comptez-vous l’atteindre ? D’où proviennent les ressources nécessaires ? Le moteur actuel est trop coûteux. À l’exception du modèle hybride, aucun transfert vers la production en série n’a été effectué, car il est trop complexe et trop coûteux."

Vettel craint qu’en rendant les technologies peu utiles pour l’automobile, la Formule 1 joue sa pérennité sur le divertissement qu’elle apporte, et donc sur l’exagération de celui-ci : "On va s’éloigner de ce transfert pour se tourner davantage vers le divertissement."

"Nous devons nous en tenir à ce que nous connaissons, mais il faut mieux faire en termes d’environnement. Les chaussures que j’achète doivent être fabriquées d’une manière qui ne nuit pas à l’environnement et dont la production respecte des conditions de travail équitables. Il en va de même pour les voitures et les événements de sport automobile."

"Il serait dommage que le sport automobile tel que nous le connaissons cesse d’exister. Il est tout à fait normal qu’il évolue. D’un point de vue sportif, la compétition doit être aussi serrée que possible sans nuire à l’esprit de la Formule 1. Et les gens doivent toujours pouvoir se permettre d’assister à ce sport."


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