Verstappen ’se convainc chaque jour’ de rester motivé par la F1

Le Néerlandais révèle ses difficultés en ce début de saison

30 mars 2026 - 15:57
Verstappen ’se convainc chaque jour’ de rester motivé par la F1

Max Verstappen a montré de nombreux signes de frustration depuis le début de l’année, envers le manque de performance de sa Red Bull RB22, mais surtout contre les monoplaces 2026. Un agacement qui a plafonné ce week-end à Suzuka, où il a terminé huitième et a menacé de quitter la Formule 1.

Le manque d’attaque en qualifications et le rôle de la gestion énergétique dans les luttes en piste sont des points soulevés par le Néerlandais pour critiquer la réglementation 2026 de la Formule 1.

Interrogé sur la frustration d’être resté bloqué derrière l’Alpine durant la quasi-totalité de l’épreuve, Max Verstappen souligne les difficultés de dépassement liées à la gestion de l’énergie, et notamment pour lui dans la Red Bull.

"J’ai aussi eu un bon aperçu en Chine, je crois que j’étais derrière. Oui, je pense qu’on était un tout petit peu plus rapides au tour, mais c’est tout simplement impossible de dépasser, enfin, on peut dépasser, mais après on n’a plus de batterie pour la ligne droite suivante" raconte Verstappen.

"J’ai tenté une fois juste pour voir, je l’ai doublé dans la dernière chicane, mais après tu n’as plus de batterie pour la ligne droite d’après. Alors je me suis dit ’allez, à plus tard ! On réessaiera dans quelques tours !’"

Concernant les enseignements à tirer sur le groupe motopropulseur Mercedes après avoir suivi une monoplace motorisée par la marque à l’étoile, le pilote Red Bull estime que le déficit ne se situe pas au niveau de la puissance.

"Je pense que notre déploiement était bon. Pour être honnête, ce n’est pas notre plus gros problème. Je pense qu’en fait, du côté du moteur, oui, la corrélation et quelques réglages, la calibration, on peut faire mieux."

"Mais en termes de puissance pure, ce n’est certainement pas notre point faible. Nous ne sommes pas comme Mercedes, ils sont super costauds, mais nous avons clairement beaucoup plus de travail à faire sur la voiture."

Concernant la nécessité de comprendre le comportement de la monoplace durant la pause à venir dans le but de progresser sans attendre de grosses évolutions, Verstappen identifie des faiblesses précises dans le comportement global de la RB22 et des pièces amenées à Suzuka.

"Comprendre le nouveau package, parce que je ne suis pas sûr qu’il ait vraiment bien fonctionné ici. J’ai eu beaucoup de problèmes de stabilité. Et à partir de là, au boulot. Il faut juste obtenir un équilibre un peu plus stable, mieux comprendre le moteur et le déploiement. Être un peu plus solide sur tous les plans, je dirais."

Face au consensus de la FIA et des écuries jugeant le spectacle en course satisfaisant malgré des qualifications complexes, le champion du monde exprime un avis divergent et continue ses critiques ouvertes des courses.

"Pour moi, c’est du pareil au même. En qualifications, on ne veut pas avoir ce genre de moments où il faut lever le pied. Et il y a beaucoup d’autres règles, il ne s’agit pas seulement de lever le pied, il y a aussi plein d’autres règles où l’on ne peut pas passer à fond, ou alors il faut soulager l’accélérateur, ou ne pas être proche d’être à fond pour ensuite devoir ralentir."

"Je veux dire, tout ça est tellement déroutant, et ce n’est pas comme ça que ça devrait être. Tout est hyper sensible. En qualifications, pour aller plus vite, il faut en gros aller plus doucement. Genre, mettre moins de gaz et tout ça. Ce n’est juste pas comme ça que ça devrait fonctionner."

Questionné sur le passage du virage 130R, autrefois juge de paix mais pris à fond depuis le début des années 2000, il précise que la gestion électronique prime désormais et que le virage ne se prend plus à fond : "Non, vous êtes à fond, mais la batterie se coupe, alors vous ralentissez tout simplement."

Pour ce qui est du passage dans le premier secteur sinueux, Verstappen confirme que la gestion de l’énergie impacte également cette portion : "En gros, on n’utilise pas de batterie. Donc on passe normalement, mais avec moins de puissance."

Cette évolution technique semble altérer son plaisir de pilotage sur le tracé japonais, même si l’intérêt pour le circuit demeure : "Eh bien, j’apprécie toujours Suzuka. C’est toujours un circuit magnifique. C’est juste dommage que ce ne soit plus aussi plaisant à piloter. Ça reste un tracé fantastique."

Alors qu’il a émis l’idée de quitter la Formule 1 en fin de saison, Verstappen confirme la difficulté de maintenir sa motivation au volant d’une voiture décevante, et face à une réglementation qui ne lui plait pas.

"C’est une question légitime. Chaque jour, quand je me réveille, je me convaincs à nouveau. Et j’essaie. On commence bien la matinée, et puis... ensuite, il faut un café pour repartir. Red Bull me permet de tenir le coup."


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