Formule 1

Pourquoi Button a dominé Barrichello en 2009 chez Brawn GP

Son ex-ingénieur Clear le sait très bien

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Par Alexandre C.

18 septembre 2021 - 17:29
Pourquoi Button a dominé Barrichello (...)

Chez Brawn GP en 2009, à la surprise générale, l’équipe disposait d’une voiture capable de remporter le titre – mais bien évidemment, il n’y a qu’un seul champion chez les pilotes possible. La lutte se jouait alors entre Rubens Barrichello et Jenson Button – le Britannique serait finalement titré.

Rubens n’avait pu remporter que 2 victoires, contre 6 pour son coéquipier. Et au classement pilotes, il finit même 3e, derrière Sebastian Vettel.

Mais pourquoi donc, malgré son expérience, Rubinho n’a-t-il pu remporter le titre mondial ? Après des années passées dans l’ombre de Michael Schumacher chez Ferrari, l’occasion était pourtant si belle pour le Brésilien...

Jock Clear, ancien ingénieur de Rubens chez Brawn GP (mais aussi de Michael Schumacher chez Ferrari), s’est confié sur cette saison incroyable – et sur les raisons de la défaite de son pilote. Selon l’ingénieur, la principale différence entre les pilotes aurait été surtout mentale à l’époque.

« Quand le moment est venu, je pense que Jenson était mieux préparé. Je pense que Rubens n’avait certainement pas réalisé aussi tôt que Jenson que notre voiture était si forte. »

« Cela revient à la psychologie des pilotes. C’est probablement le croisement de la vieille garde et de la nouvelle garde. Si nous parlons de Max [Verstappen] et Lewis [Hamilton] et Charles [Leclerc]... là encore, ils ont atteint un nouveau niveau, Michael a atteint un nouveau niveau dans les années 90 et ces gars-là ont atteint un nouveau niveau. »

Jock Clear pointe dès lors une autre différence : sur la préparation et l’approche des week-ends de Grands Prix, notamment au niveau des réglages. Là encore Jenson Button aurait été tout simplement mieux préparé, et plus travailleur. Ce qui serait, in fine, une question de générations.

« Rubens a probablement été le dernier de sa génération. A l’époque de Michael [Schumacher] et sur le plan de la psychologie du pilote, la préparation du pilote était simplement : ’bien, je vais aller courir deux semaines avant Melbourne et je vais faire quelques réglages et ensuite je serai bien’, si vous voyez ce que je veux dire. »

« Les pilotes les plus en forme étaient de plus en plus en forme, mais il ne s’agit pas seulement d’être en forme, c’est toute une préparation mentale. Il faut se mettre en tête : ’Je dois penser à ça. Comment dois-je aborder la saison ? Quels sont mes objectifs à court terme, quels sont mes objectifs à long terme ? »

« Et ce sont des choses que d’autres sports font depuis quelques années maintenant. Vous regardez les sports américains qui le font depuis 20 ans et l’athlétisme depuis 20 ans. La F1 est en retard dans ces domaines et a rattrapé son retard, donc en 2009, les pilotes plus âgés n’étaient pas habitués à ce que ce soit une condition préalable. Vous alliez être vite en mauvaise posture, et tout le monde le le verrait, si vous n’étiez pas absolument au sommet au début de la saison. »

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