’Plus Hamilton que Rosberg’ : qui est vraiment Lindblad ?

Vitesse, intelligence et agressivité naturelle

Auteur : Franck Drui
6 avril 2026 - 14:56
’Plus Hamilton que Rosberg’ : qui est vraiment Lindblad ?

Comparé à Lewis Hamilton par un homme qui a accompagné les deux pilotes à leurs débuts, Arvid Lindblad continue de faire forte impression pour sa première saison en Formule 1 avec Racing Bulls.

Le jeune Britannique, né d’un père suédois et d’une mère britanno-indienne, a rapidement gravi les échelons. Après seulement une saison en Formule 2, ponctuée de trois victoires, Lindblad a décroché son baquet en F1. Un passage éclair qui témoigne de son potentiel brut.

Dès ses débuts en Grand Prix, en Australie, il a marqué des points, avant de confirmer en Chine et au Japon avec un style de pilotage sans complexe, caractérisé par une prise de risque assumée.

Ancien coach au sein de Kart Republic, Dino Chiesa a vu défiler plusieurs grands noms du sport automobile. Parmi eux, Nico Rosberg, champion du monde 2016, mais aussi Hamilton, septuple champion du monde.

Il a également accompagné Lindblad durant plusieurs années, aux côtés d’un autre espoir devenu leader en F1, Kimi Antonelli.

"C’est un pilote très fluide et intelligent. C’est très positif, car il peut changer son style de pilotage si nécessaire," explique Chiesa. "Il apprend vite et c’est un pilote technique, capable d’adapter son freinage ou son approche en fonction des pneus ou du châssis. Il est aussi très rapide sous la pluie."

Pour Chiesa, la comparaison avec Hamilton n’est pas anodine.

"Je dirais qu’il est plus proche de Lewis. Nico était très poli et plus enclin à accepter une deuxième place que Lewis ou Arvid."

Un constat qui met en lumière le caractère compétiteur de Lindblad, particulièrement visible en course.

"Arvid est vraiment agressif en course ; il n’attend pas et ne calcule pas tout. Lorsqu’il arrive sur un autre pilote, il dépasse immédiatement. Cependant, comme il est intelligent, il ne s’implique pas dans beaucoup d’incidents ou de gros accidents."

Dans les formules de promotion, où la performance individuelle prime avant tout, cette agressivité est souvent perçue comme une qualité indispensable.

Chiesa se souvient toutefois d’un épisode révélateur du tempérament du jeune pilote : "Il a passé trois très bonnes années avec moi, mais un jour où il a terminé deuxième derrière un coéquipier, il m’a immédiatement dit : ’va te faire voir, tu lui as donné le meilleur moteur’."

Un comportement que l’Italien relativise, tout en soulignant les axes de progression nécessaires : "Il n’avait que 14 ans, mais si tu penses comme ça, ta carrière peut mal tourner. Tu dois accepter ce que tu as et piloter en donnant le maximum."

Si son potentiel ne fait aucun doute, son franc-parler pourrait lui jouer des tours dans le paddock.

"Il sera bon pour Red Bull, mais parfois il doit apprendre à compter jusqu’à dix avant de parler, car il est très passionné et peut dire des choses inappropriées."

"Il faut être poli quand on arrive en F1. Quand tu deviens un Verstappen ou un Hamilton, tu peux dire ce que tu veux. Mais avant cela, tu dois être plus politique, et Arvid n’est pas un politicien."


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