Perez rejoint Verstappen : les F1 2026 évoquent un parfum de Formule E
Un ressenti inédit et une gestion énergétique au cœur des débats
Les nouvelles Formule 1 de l’ère 2026 ont déjà beaucoup divisé les pilotes à l’issue des essais hivernaux. Après les critiques formulées par Max Verstappen, c’est désormais Sergio Perez qui exprime ses réserves concernant le ressenti offert par cette nouvelle génération de monoplaces, allant lui aussi jusqu’à établir un parallèle avec la Formule E.
Le pilote mexicain, aujourd’hui engagé avec l’écurie Cadillac F1, a notamment souligné la complexité accrue liée à la gestion de l’énergie et aux caractéristiques inédites des nouvelles unités de puissance.
"C’est très différent. Clairement, cette Formule 1 est extrêmement différente de ce à quoi j’étais habitué. Je dirais que c’est le plus grand changement que j’ai connu dans ma carrière en termes de réglementation."
"Il est très difficile de comprendre ce qui se passe avec l’énergie et son déploiement. Tout cela est extrêmement compliqué."
Au-delà du simple ressenti au volant, Perez s’interroge surtout sur la physionomie des courses à venir. Il reconnaît attendre avec prudence de voir comment les nouveaux règlements influenceront le spectacle en piste au fil de la saison.
"Une grande partie de la performance dépend désormais de l’unité de puissance, bien plus qu’auparavant, ce qui n’est pas idéal. J’ai envie de voir comment on va courir, parce que pour moi, le principal plaisir, c’est la course. À l’heure actuelle, je ne sais tout simplement pas à quoi vont ressembler les courses."
Le Mexicain conclut en mettant en avant un point déjà évoqué par plusieurs pilotes : la difficulté accrue à dépasser. Un élément qui, combiné à l’importance de la gestion énergétique, pourrait profondément transformer la nature des affrontements en piste.
"On dirait que dépasser sera un peu plus compliqué, avec la gestion de l’énergie, etc. Cela pourrait devenir... je ne veux pas tirer de conclusions trop hâtives, mais ça pourrait ressembler à des courses de Formule E, vous voyez ? Alors attendons de voir."
Mais ce n’est pas la seule préoccupation de Perez. Il craint également que les premières courses de la saison ne virent au chaos, le temps que les pilotes s’habituent à gérer l’énergie de leurs moteurs en conditions de course.
"Je pense que ça peut être chaotique. Surtout lors des premières courses, le temps que chacun apprenne à connaître son moteur, à gérer les dépassements, la consommation d’énergie pendant ces dépassements, etc. C’est très, très délicat."
Et où se situe la jeune équipe Cadillac dans la maitrise de ces défis ?
"Globalement, ça avance dans la bonne direction, l’équipe a fait du bon travail, évidemment, pour assembler tous les éléments. Ce n’est pas une mince affaire, je dois dire, mais nous progressons, et c’est le plus important pour une nouvelle équipe comme la nôtre que de pouvoir aussi gérer ces aspects. J’espère bien progresser encore davantage dans les jours et les semaines à venir."
"Notre point de départ à Melbourne importe peu ; ce qui compte, ce sont les progrès que nous pourrons réaliser les week-ends prochains."
"Nous avons progressé dans la compréhension du moteur ; c’est un changement considérable. Il y a eu beaucoup de changements et il nous reste encore beaucoup à comprendre. J’ai hâte de maîtriser tout cela."
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