Pérez pense encore ’être un des meilleurs pilotes’ en F1 actuellement

Il aimerait réussir à signer une surprise à Monaco ce week-end

Pérez pense encore ’être un des meilleurs pilotes’ en F1 actuellement
4 juin 2026 - 15:13

Sergio Pérez est heureux d’avoir fait le choix de revenir en Formule 1, quand Cadillac F1 lui a proposé de mener l’arrivée de la marque en catégorie reine. Celui qui a gagné plusieurs courses dans sa carrière fait son retour par la petite porte, mais il détaille comment il a vaincu ses doutes pour découvrir qu’il était encore affûté au volant. Il assure même faire partie des meilleurs pilotes sur la grille, malgré une monture qui l’empêche de sortir du fond de grille.

Après une période de doutes et un retrait temporaire du plateau, le pilote mexicain revient sur les motivations profondes qui l’ont poussé à accepter ce nouveau défi, oscillant entre priorités familiales et besoin viscéral de se prouver qu’il a toujours sa place parmi l’élite.

"Je dois être réaliste et honnête, j’avais des doutes quant à un retour" a déclaré Pérez. "La raison principale était ma famille. J’avais l’impression d’avoir eu une grande carrière. Je connaissais ma situation. J’ai tout donné et j’étais très heureux de la carrière que j’avais eue."

"Je me trouve dans une position très chanceuse dans ma carrière parce que je n’avais pas besoin de revenir en F1. Mais j’avais le sentiment, en même temps, que je ne voulais pas quitter le sport de la manière dont je l’avais quitté. Parce que je crois moi-même que je fais partie des meilleurs pilotes ici."

"Et le fait de revenir me fait réaliser que je suis l’un des meilleurs pilotes. Les gens qui comprennent le sport peuvent facilement voir le niveau auquel je pilote, le rythme que j’ai et la performance que je livre. Plus que de le prouver à tout le monde, il s’agit de me le prouver à moi-même à nouveau."

"Les six derniers mois chez Red Bull ont été très délicats. Et j’ai été confronté à certaines circonstances là-bas qui m’ont empêché de performer comme j’aurais dû le faire. Quand on regarde ces six derniers mois chez Red Bull, on ne penserait pas que je fais partie des meilleurs du plateau."

"Mais quand on comprend les circonstances dans lesquelles je me trouvais à ce moment-là, et pour les gens qui comprennent la performance, au bout du compte, quand on voit le niveau de performance que j’affiche avec mon équipe, on réalise que je fais partie des meilleurs du plateau."

"Et que, en fin de compte, il faut les bonnes circonstances pour que votre talent puisse s’exprimer. Donc, à cet égard, je suis très content d’être revenu et de me l’être prouvé à moi-même. Au bout du compte, c’est juste un jeu avec soi-même en tant que pilote, où l’on veut avoir cette confiance en soi."

"Évidemment, cela vous blesse un peu au niveau de la confiance quand vous commencez à galérer comme j’ai galéré lors de ma dernière période chez Red Bull. Cela vous touche sur le plan de la confiance, vous savez, et quand je me suis installé dans la voiture de test Ferrari et que j’étais déjà dans le rythme en 10 tours après n’avoir rien piloté, je me suis dit, vous savez, que ça devait être lié aux circonstances que je constatais."

"Je suis très heureux d’être revenu pour me le prouver à moi-même. Et c’était l’essentiel. Tout ce recul m’a fait ressentir que, ’oui, j’avais raison’ et que les six derniers mois chez Red Bull ne marquent pas ma carrière."

"J’étais dans des circonstances très difficiles. Maintenant, c’est clair pour tout le monde. Mais le plus important, c’est que ce soit clair pour moi que j’ai ma place au sommet de ce sport. Pour moi, c’était la raison principale de ce retour."

Face à la dynamique actuelle entre lui et son équipier Valtteri Bottas, Pérez analyse l’impact des facteurs externes sur la performance pure et ne veut pas critiquer son équipier, même s’il se sent à titre personnel au sommet de sa forme.

"Ces trois ou quatre dernières courses, le niveau de performance que je suis capable de fournir en qualifications, le rythme de course, me font ressentir, vous savez, que la vitesse a toujours été là, vous savez, mais il y a beaucoup de circonstances en tant que pilote que l’on ne peut pas contrôler quand on est aux prises avec tant de paramètres différents."

"C’est donc un excellent coup de boost pour la confiance et un excellent exemple pour beaucoup de pilotes qui traversent cela, et qui vous fait penser que le problème vient peut-être de vous et que vous n’êtes probablement plus aussi bon qu’avant. Mais tout dépend des circonstances qui vous entourent."

Conscient que le temps presse à ce stade de sa carrière, le pilote évoque sans détour les défis structurels et le niveau d’exigence requis pour transformer le projet de l’écurie américaine en un véritable succès en piste.

"Je sais que je n’ai pas tout le temps du monde. Je suis venu ici pour faire de ce projet un succès. Et je sais que chaque week-end est crucial pour s’assurer que nous progressons. Pour moi, c’est le principal moteur, je veux voir plus de progrès. Je veux voir des progrès rapidement car, malheureusement, la Formule 1 ne vous donne pas de temps."

"Je pense que maintenant, l’équipe est plus dans le rythme dans tous les domaines, dans tous les différents départements, ce qui aide vraiment à évoluer et à rassembler les choses plus rapidement pour tout le monde. Et tout le monde est impatient ici."

"Donc pour moi, les prochaines courses sont très importantes, car elles détermineront la quantité de progrès que nous réalisons en tant qu’équipe. Et pour moi, tant que nous faisons de bons progrès, de bons pas dans la bonne direction, cela me donnera assez de motivation pour continuer."

"Nous devons progresser dans tous les domaines. En tant qu’équipe, nous voulons voir des progrès dans les arrêts aux stands, nous voulons voir des progrès dans les stratégies, sur la compréhension des pneus, dans tous les différents départements."

"Les choses plus importantes prendront du temps, comme tout le reste. Mais je pense qu’avoir la bonne structure montrera de bons progrès lors des prochaines courses. Et c’est le principal objectif de l’équipe. Nous ne manquons pas du tout de budget. Mais en même temps, comme nous sommes une nouvelle équipe, cela prend du temps."

"Nous avons toutes les ressources en place, mais nous n’avons pas tous les outils ou toute l’expérience pour nous occuper de tout cela. C’est donc un scénario très délicat à cet égard. Mais je pense que les prochains mois vont être le plus grand test pour Cadillac jusqu’à présent concernant notre capacité à progresser."

Le Mexicain évalue le potentiel de sa monoplace dans les rues de la Principauté, où l’histoire a souvent prouvé que l’audace et le chaos pouvaient rebattre totalement les cartes. Il cite d’ailleurs un exemple célèbre.

"Cela peut être l’une de nos meilleures opportunités jusqu’à présent. Mais nous devons voir où nous en sommes dans les virages à basse vitesse. Je pense que si nous sommes capables d’être compétitifs à basse vitesse, Monaco peut être un circuit qui peut nous apporter quelque chose."

"Souvenez-vous de 1996 avec Olivier Panis. On ne sait jamais quand les opportunités se présenteront. Il faut juste s’assurer de se donner à 1000 % chaque dimanche et voir ce qui se passe. On ne sait jamais quelle course sera la bonne."


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