’Nous reviendrons’ : Verstappen réagit et se dit prêt à défier à nouveau le Nürburgring
Après la désillusion sur la Nordschleife, les premières réactions
La victoire semblait tendre les bras à Max Verstappen et à l’équipage de la Mercedes-AMG GT3 n°3 du Verstappen Racing avant que le Nürburgring ne rappelle toute sa cruauté. Après sa première participation aux mythiques 24 Heures du Nürburgring, le quadruple champion du monde de Formule 1 a livré sa première réaction, alors qu’il a impressionné par sa vitesse, sa maîtrise et sa régularité aux côtés de Jules Gounon, Lucas Auer et Dani Juncadella. Mais à un peu plus de trois heures de l’arrivée, alors que la voiture contrôlait l’épreuve avec près de 45 secondes d’avance, une défaillance mécanique a brutalement anéanti leurs espoirs de victoire.
Malgré l’immense déception, Verstappen a rapidement envoyé un message fort à ses équipiers et aux fans : cette aventure n’est que le début. Alors que la Mercedes terminait finalement classée 38e après un problème de transmission (relancée dans les derniers instants pour faire plaisir aux fans et boucler la course), le pilote Red Bull a promis un retour sur la Nordschleife avec une déclaration simple mais lourde de sens.
"Nous reviendrons, mon pote." Une réponse adressée à Jules Gounon (lire ses déclaration plus loin dans cet article), accompagnée d’un emoji représentant un bras musclé, qui résume parfaitement l’état d’esprit du clan Verstappen après ce week-end aussi spectaculaire que cruel.
"Une fin très malheureuse et frustrante, mais ça arrive," a déclaré Verstappen également, dans un court message en guise de première réaction ce soir.
"J’ai tout de même beaucoup apprécié cette expérience avec Jules, Luggi et Dani. Merci à l’équipe et à tous ceux qui m’ont soutenu sur le circuit."
Pendant la majeure partie de la course, la Mercedes-AMG GT3 exploitée par Winward Racing avait pourtant livré une démonstration impressionnante. Grâce à des relais solides, une excellente gestion du trafic et des choix stratégiques parfaitement exécutés, l’équipage avait progressivement construit une avance de près de deux minutes sur ses principaux rivaux.
Dani Juncadella ne cachait d’ailleurs pas sa frustration après l’arrivée : "La course se passait tellement bien pour nous. Nous avions pris un bon départ, réalisé d’excellents relais, pris la bonne décision pour les pneus pluie au bon moment. Nous avions construit deux minutes d’avance sur tout le monde. C’était une course de rêve, mais malheureusement elle a été trois heures trop courte et trois heures trop longue pour nous. Mais c’est comme ça en sport automobile."
Le tournant de la course est intervenu au début du dernier relais de Juncadella, peu après que Verstappen lui ait laissé le volant. Un message d’alerte ABS est apparu au tableau de bord, sans immédiatement sembler dramatique.
"Je pilotais sans ABS, mais honnêtement ce n’était pas si mauvais," a expliqué l’Espagnol. "Je pouvais plus ou moins gérer la situation. J’ai ajusté un peu la répartition de freinage pour éviter de bloquer les roues avant."
Juncadella a d’abord tenté de poursuivre : "La voiture restait pilotable. J’avais l’impression que l’équipe voulait me faire rentrer pour enquêter sur le problème, mais je pensais qu’il valait mieux continuer et voir ce qu’on pouvait faire. Puis j’ai commencé à entendre des bruits et, à la fin, la voiture est devenue inconduisible. J’ai senti que quelque chose allait finir par casser, donc je suis revenu lentement aux stands."
Une fois dans le garage, le verdict est tombé : la transmission était endommagée. La casse du cardan avait également provoqué des dégâts collatéraux sur d’autres systèmes de la voiture.
"Cela a probablement aussi créé le problème électronique qui a perturbé les systèmes ABS et provoqué leur désactivation," a précisé Juncadella.
L’Espagnol ne trouvait toutefois aucune explication rationnelle à cette panne : "Je pense que c’est simplement de la malchance. C’est une défaillance mécanique. Le cardan était complètement neuf."
"En plus de ça, nous pilotions très prudemment depuis six ou sept heures parce que les deux Mercedes étaient dans une position très forte et qu’il n’y avait aucune raison de prendre des risques inutiles. Nous ne montions pas agressivement sur les vibreurs, nous faisions attention… et c’est quand même arrivé."
Juncadella a également écarté tout lien entre la panne et le léger contact survenu plus tôt dans la nuit entre Verstappen et la Mercedes n°80 de Maro Engel : "Non, je ne pense pas. C’était plusieurs heures auparavant. Ce serait exagéré de dire que cela vient de là. C’est le sport automobile. Malheureusement, c’est tombé sur nous aujourd’hui, mais je ne pense pas qu’il y ait quelqu’un à blâmer."
Interrogé sur l’état d’esprit de Verstappen, Juncadella a déclaré : "Il est dévasté, comme nous tous. Mais au final, il est venu ici sans la moindre crainte pour se mesurer aux meilleurs dans notre domaine. Il a excellé dans sa discipline."
"Il a offert un spectacle incroyable au public. Cela a permis de sensibiliser le public à l’avenir du sport automobile, et il s’est beaucoup amusé. Bien sûr, c’est un compétiteur né, comme moi, comme nous tous, et nous voulons gagner. Notre rêve ultime n’est pas encore réalisé, mais c’est peut-être une raison pour qu’il revienne l’année prochaine."
Juncadella pense d’ailleurs qu’il serait également intéressé par les 24 Heures du Mans et de Spa-Francorchamps.
"C’est en tout cas un rêve devenu réalité, cette expérience au volant avec lui. Je n’ai malheureusement pas accédé à la Formule 1, mais j’ai eu la chance de courir avec Max Verstappen sur la Nordschleife."
"C’est très facile d’apprendre d’un quadruple champion du monde de Formule 1. C’est un talent incroyable. Il est aussi très fort techniquement, un pilote complet, sans doute le plus grand talent que nous verrons jamais."
"L’une de mes forces, en tant que pilote, est d’être comme une éponge et d’apprendre autant que possible de mes coéquipiers. Je pense que c’est ce que j’ai fait. J’ai d’ailleurs démontré sur la piste que j’ai réalisé des performances exceptionnelles ce week-end."
"C’est aussi grâce à son soutien, à ses connaissances et à tout ce que nous partageons. N’oublions pas Jules et Lucas. Quand on est entouré de bonnes personnes, de coéquipiers formidables et qu’on prend du plaisir, je crois que c’est là qu’on est performant."
J’ai adoré chaque instant passé avec lui, tout ce que nous avons partagé, tout ce qu’il a appris de notre expérience et tout ce que nous avons appris de lui. J’espère que nous aurons encore de nombreuses occasions de le faire, au Mans ou à Spa."
Au moment du drapeau à damier, Jules Gounon a lui aussi partagé sa détresse dans un message particulièrement émouvant publié sur Instagram : "Le mot ’anéanti’ ne décrit probablement même pas ce que nous ressentons actuellement."
"Nous faisions tout parfaitement avec Max, Luggi et Dani, mais l’Enfer Vert avait d’autres plans. C’est fou comme ce sport peut vous offrir les émotions les plus incroyables puis, l’instant d’après, vous faire sentir au plus bas."
"À la fin, un problème à trois heures de l’arrivée nous a tout enlevé."
Gounon tenait malgré tout à remercier l’équipe : "Un immense merci à toute l’équipe pour ce travail et ces efforts incroyables."
"J’ai besoin d’un peu de temps pour digérer celle-là."
Lucas Auer partageait le même mélange de frustration et de fierté après l’arrivée. L’Autrichien soulignait notamment la qualité du travail collectif malgré l’énorme attention médiatique entourant Verstappen Racing tout au long du week-end.
"C’était une très bonne course. Évidemment frustrante, mais je suis aussi fier de notre groupe et ce fut un plaisir absolu de partager cette voiture avec les gars et toute l’équipe," a déclaré Auer.
"Je pense que nous avons très bien géré tout cela. Évidemment il y avait énormément d’attention médiatique, beaucoup plus de monde, mais nous étions parfaitement organisés. Et au final, pour le GT3, ce que nous avons vu ici est incroyable."
Interrogé sur la réaction qu’a eu Verstappen après la panne, Auer expliquait que tout le clan avait surtout ressenti une immense frustration, tout en rappelant que l’endurance reste imprévisible par nature.
"Je dirais surtout de la frustration, mais au final nous faisons tous du sport automobile et nous savons comment fonctionne parfois ce milieu."
Il concluait également sur la difficulté de gérer le trafic sur la Nordschleife.
"Avec la gestion du trafic et les différentes catégories, c’était une question de survie pour les voitures comme pour les pilotes. Mais honnêtement, de l’extérieur, cela est resté relativement propre."
Si la victoire s’est envolée, cette première participation de Verstappen aux 24 Heures du Nürburgring a malgré tout marqué les esprits. Rapide, respectueux de l’épreuve et immédiatement compétitif, le Néerlandais a prouvé qu’il avait tout pour revenir directement comme un sérieux prétendant à la victoire dans le futur.
Et à en croire son message après l’arrivée, ce futur pourrait arriver très vite si les organisateurs de la course calent leur calendrier 2027 pour être compatible avec celui qu’annoncera la F1. Vu le succès populaire, il y a tout lieu de le croire car une légende est née.
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