Formule 1

Même en se qualifiant en durs, Hamilton pense qu’il aurait été battu

Mercedes n’avait pas expérimenté une telle dégradation en essais libres

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Par Alexandre C.

10 août 2020 - 08:18
Même en se qualifiant en durs, (...)

Le résultat du Grand Prix du 70e anniversaire fut donc, comme attendu, dicté par l’usure des Pirelli, un cran plus tendres. A ce jeu là, sous la chaleur, c’est Mercedes qui a souffert, et Red Bull, ou plutôt Max Verstappen, qui a récolté les lauriers de la victoire.

L’usure sur les Mercedes était particulièrement prononcée, en durs ou en médiums. Pourtant, le public a bien cru, en fin d’épreuve, que Lewis Hamilton tenterait le pari de rallier l’arrivée avec un seul arrêt. Mais c’était bien impossible selon lui…

« J’essayais de rester sur une stratégie à un seul arrêt à la fin, mais il y avait beaucoup de vibrations avec les pneus que nous avions et je ne savais pas si le pneu allait durer, pour être honnête. Pas seulement avec la gomme, mais un pneu arrière qui explose dans un virage était un risque trop grand à prendre ; cela aurait été la fin de la course, donc je pense que c’était une bonne décision de l’équipe. »

Et si Mercedes avait fait, comme Red Bull avec Max Verstappen, le pari de se qualifier en durs, en Q2 ? Le résultat aurait-il pu être différent selon le leader du championnat ?

« Le recul est toujours une bonne chose, mais je ne sais vraiment pas. Peut-être que nous n’aurions pas pris ce retard sur Max, mais même sur le pneu dur, nous avions des cloques. Beaucoup de cloques. Donc même avec beaucoup de gestion… Son pneu n’avait pas l’air d’avoir quelque chose dessus, donc il y a quelque chose qui ne va pas, évidemment, avec quelque chose que nous avons fait et nous allons l’analyser pour la prochaine fois. »

Les Mercedes n’ont jamais eu le rythme pour devancer Max Verstappen, même lorsqu’elles étaient en médiums et la Red Bull en durs.

Mais Lewis Hamilton a-t-il même pu jamais pousser en course, y compris dans les premières boucles ?

« J’essayais de gérer, mais j’essayais de suivre Valtteri, pour être honnête, et j’avais du mal, à trois tours près, avec les pneus arrières, et donc oui, je gérais aussi, mais ça n’aidait en rien. Alors j’ai commencé à perdre du terrain par rapport à Valtteri. »

Une fois n’est pas coutume, c’est Lewis Hamilton qui a le plus souffert avec les pneus chez Mercedes...

« Il faut que je me penche sur la question parce qu’il est rare que j’aie fait aussi mal dans ce domaine. D’habitude, je suis légèrement meilleur, même lors d’une mauvaise journée, mais aujourd’hui, c’était pire. »

Les essais libres n’ont-ils donc pas servi à Mercedes ? Lewis Hamilton s’attendait-il à pareille dégradation ?

« On n’a jamais eu de dégradation comme ça avant. Donc, c’est quelque chose d’important. Je ne sais pas ce qui s’est passé aujourd’hui. Nous sommes venus ici avec des pneus plus tendres qui, je pense, ont rendu la course encore plus excitante, puisque nous avons fait deux arrêts. Une partie de moi ne veut pas proposer que nous continuions avec des pneus plus tendres parce que nous serons peut-être encore dans cette position, mais au final, un arrêt unique, ça craint. Je pense que dans ce sport, nous ne devrions jamais faire de course avec un seul arrêt. C’est plus excitant quand il y en a plus. »

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