Les enjeux de la F1 en 2026 : Hadjar peut-il survivre aux côtés de Verstappen ?

Briser la malédiction Red Bull, l’épreuve impossible jusqu’à aujourd’hui

Auteur : Franck Drui
6 janvier 2026 - 12:26
Les enjeux de la F1 en 2026 : Hadjar peut-il survivre aux côtés de Verstappen ?

Chaque génération de pilotes Red Bull semble produire son élu... et ses sacrifiés. En 2026, Isack Hadjar se retrouve à son tour face à l’épreuve ultime : devenir le nouvel équipier de Max Verstappen, quadruple champion du monde et référence absolue du plateau. Une mission qui, jusqu’ici, s’est révélée quasi impossible.

Pourtant, le Français arrive à Milton Keynes avec un statut particulier. Après s’être imposé comme rookie de l’année en 2025, Hadjar a convaincu qu’il avait l’étoffe d’un pilote de tout premier plan, malgré un début de saison marqué par un crash dès le tour de formation du Grand Prix d’Australie. Loin de s’effondrer, il s’est relevé, a poursuivi son apprentissage et démontré un talent certain tout au long de sa première campagne en Formule 1.

Ses performances ont suffi à convaincre Laurent Mekies, directeur de Red Bull Racing, ainsi que Helmut Marko, qui a acté cette promotion dans l’un de ses derniers coups d’éclat après vingt ans passés comme conseiller, avant de tirer sa révérence. Hadjar a ainsi été promu aux côtés de Verstappen, tandis que Yuki Tsunoda a été relégué au rôle de pilote d’essais et de réserve.

Une liste d’échecs qui donne le vertige

Hadjar se lance désormais dans ce que beaucoup considèrent comme un test d’acidité ultime. Avant lui, Pierre Gasly, Alex Albon, Liam Lawson et Yuki Tsunoda ont tous échoué à s’imposer durablement face à Verstappen, malgré des débuts prometteurs en F1.

Sergio Pérez, quant à lui, a bénéficié d’un traitement à part. Le Mexicain a passé quatre saisons chez Red Bull et disposait d’une monoplace dominatrice, capable de jouer les titres mondiaux. Son expérience lui a permis de survivre dans l’environnement Red Bull, du moins jusqu’au premier tiers de la saison 2023, avant que l’écart avec Verstappen ne devienne insurmontable.

À ce titre, Hadjar est le dernier en date à hériter de cette tâche réputée impossible : battre ou, à défaut, rivaliser avec Verstappen au sein de la même équipe.

Un rookie pas comme les autres

Contrairement à certains de ses prédécesseurs, Hadjar arrive avec des arguments solides. Sa saison 2025 avec Racing Bulls a été jugée particulièrement convaincante. Il a décroché son premier podium en Formule 1 au Grand Prix des Pays-Bas, s’est montré régulièrement présent en Q3 et a affiché un avantage net en performance sur Liam Lawson.

Cette comparaison n’est pas anodine. Lawson avait été promu chez Red Bull au début de la saison 2025, bien qu’il n’ait jamais battu Tsunoda en qualifications après avoir remplacé Daniel Ricciardo à partir de Singapour en 2024. Tsunoda, de son côté, avait été dominé par Gasly lors de leur cohabitation et n’avait jamais réellement dominé Ricciardo. De quoi alimenter une question persistante : Red Bull a-t-elle jamais réellement cru en Tsunoda comme solution à long terme ?

Dans ce contexte, les performances de Hadjar apparaissent d’autant plus crédibles. Son passage chez Racing Bulls n’a laissé que peu de place au doute, et sa promotion semble davantage dictée par le mérite que par défaut.

Le facteur clé : le reset réglementaire

Autre élément fondamental en faveur de Hadjar : le changement complet de réglementation en 2026. Contrairement à ses prédécesseurs, il ne débarquera pas dans une équipe avec une F1 déjà entièrement façonnée autour de Verstappen. Les nouvelles règles lui offriront une forme de terrain plus neutre, avec la possibilité d’influencer les premières orientations techniques de la monoplace et son développement initial.

Cela ne signifie pas pour autant que la tâche sera aisée. Verstappen reste Verstappen, et l’ampleur du défi demeure considérable. Mais, pour la première fois depuis longtemps, un équipier du Néerlandais semble disposer de conditions légèrement plus équitables pour s’exprimer.

Briser la malédiction ?

La fameuse malédiction Red Bull est bien réelle : un enchaînement de talents prometteurs broyés par la comparaison directe avec Verstappen. Hadjar peut-il être celui qui y mettra fin ?

La réponse n’est pas encore écrite, mais une chose est sûre : il dispose de bien meilleures cartes que Lawson ou Tsunoda n’en ont jamais eues. Son talent, sa trajectoire ascendante et le contexte réglementaire inédit pourraient faire de lui une exception dans l’histoire récente de Red Bull Racing.

En 2026, Isack Hadjar ne jouera pas seulement sa carrière. Il jouera aussi contre l’une des lois non écrites de la Formule 1 moderne : personne ne peut battre Verstappen dans la même monoplace.


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