Leclerc reconnait le naufrage de Ferrari mais ne regrette pas la priorité donnée à 2026
Pourquoi il croit toujours en Ferrari malgré une saison frustrante
Charles Leclerc arrive à Abu Dhabi avec la volonté de tourner la page d’un week-end qatarien particulièrement difficile pour Ferrari. Et si la Scuderia a tenté de comprendre son manque de performance, les solutions restent encore floues.
Lors de la conférence de presse du jour, le Monégasque a pu toucher du doigt le trophée de champion du monde pilotes... mais Ferrari était bien loin de pouvoir lui offrir cette année, avec une SF-25 bien trop perfectible et en perte de vitesse, sans évolutions majeures depuis avril.
Leclerc se confie donc sur sa saison avant le début des Libres demain et revient pour commencer sur le naufrage de Losail.
"Nous avons des idées de ce que nous aurions pu tester. Est-ce que ce sont les solutions ? C’est une autre histoire. Nous n’avons pas la solution à 100 %, mais nous avons identifié ce que nous n’avons pas essayé pendant le week-end. Clairement, nous avons fait quelque chose de faux, car nous n’avons jamais été compétitifs, du début des essais libres jusqu’à la course."
"Ce n’était jamais une piste où nous allions être forts, mais nous n’avons quand même pas performé au niveau où nous aurions dû. Nous aurions dû faire mieux, même avec les caractéristiques de la piste. Pour ce week-end, je nous vois revenir à notre place, probablement troisième force."
Alors que la saison touche à sa fin, Leclerc dresse un bilan nuancé de son année.
"Personnellement, je suis assez satisfait. C’est une saison solide de mon côté. Je cherche toujours à m’améliorer, et je suis content du travail accompli. Mais la performance globale n’est pas là où elle devrait être, surtout après une fin d’année 2024 très forte."
"Je pense qu’en tant que pilote, surtout pendant mes premières années en F1, il était évident que je devais travailler sur certains points, car les faiblesses sont bien plus importantes à mon arrivée en Formule 1. Il est donc facile de se concentrer sur un seul aspect à améliorer, et c’était la gestion de course et la gestion des pneus durant mes premières années."
"Ensuite, on perfectionne ces aspects, et tout repose sur les détails. L’expérience acquise en Formule 1 permet d’affiner ces petits détails. Il n’y a donc pas une seule leçon principale que je retiendrai de cette année pour l’année prochaine ; plutôt une multitude de petits enseignements à garder en tête et à perfectionner."
"Et nous avons réagi correctement en tant qu’équipe, moi avec mes ingénieurs. Mais nous avons manqué de performance, notamment parce que nous n’avons pas eu beaucoup d’évolutions. Nous nous sommes surtout concentrés sur 2026."
Interrogé sur les raisons de l’écart avec McLaren et Red Bull, Leclerc évoque un ensemble de facteurs.
"Il n’y a pas une seule raison. En 2022, nous avions bien commencé, mais le marsouinage nous a énormément freinés, alors que Red Bull avait une plateforme stable. Ils étaient lourds, mais dès qu’ils ont perdu du poids, ils ont atteint leur niveau actuel."
Il reconnaît également que la corrélation aérodynamique n’a pas toujours fonctionné.
"C’est une génération de voitures très difficile à comprendre. Ce qui marche en soufflerie ne correspond pas toujours en piste. Et McLaren comme Red Bull ont fait un meilleur travail sur ce point."
Contrairement à ce qu’a dit Frédéric Vasseur au Qatar, le fait d’abandonner tôt le développement de la voiture 2025 n’a pas été un poids pour le mental, selon Leclerc.
"Pas vraiment, car nous étions déjà en désavantage dès la première course. Il n’y avait pas de sens à mettre toutes nos ressources pour espérer finir deuxième ou troisième si cela compromettait l’avenir. Cela n’a jamais été l’option que je souhaitais, mais c’était logique. Je ne regrette pas."
Leclerc voit Norris champion… sauf surprise
Comme beaucoup, Leclerc peine à prédire l’issue du duel final qui se déroulera ce week-end.
"J’ai changé d’avis tellement de fois… J’ai pensé Oscar, puis Max… Maintenant je pense que ce sera Lando. Douze points, c’est encore significatif. Si rien de majeur ne lui arrive, il devrait aller au bout."
Ferrari pourrait jouer un rôle dans cette finale, mais Leclerc refuse de se laisser distraire.
"Je ne sais pas quel sera notre niveau, mais je m’attends à voir McLaren très forte, puis Red Bull, puis Mercedes et nous. Il y aura sûrement des interactions, mais je ne réfléchirai pas à tout ça. Je ferai tout pour maximiser ma course."
S’il devait se retrouver au cœur de la bataille, la consigne est claire : pas d’interférence volontaire.
"Je préférerais gagner la course et ne rien avoir à faire avec leur bagarre. Mais peu importe la position, je me battrai de la même manière. Je veux maximiser le résultat pour l’équipe, point. La lutte pour le titre ne me concernera pas."
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