Ferrari face à l’inconnu de 2026 : Vasseur refuse de promettre des résultats
Une bataille qui durera toute la saison selon le Français
2026 c’est déjà demain ! À l’aube de l’une des plus grandes révolutions techniques de l’histoire de la Formule 1, Ferrari sait qu’elle joue gros. Avec l’introduction des nouveaux règlements 2026 – touchant à la fois les groupes propulseurs, la gestion de l’énergie et l’aérodynamique – les cartes sont entièrement rebattues. Et pour Fred Vasseur, le directeur de la Scuderia, il serait illusoire de tirer des conclusions définitives dès la première course de la saison, disputée à Melbourne.
Après plusieurs saisons sans véritable lutte pour le titre sous l’ère réglementaire actuelle, à part fin 2024 lorsque le titre constructeurs était accessible, Ferrari voit dans ce changement un véritable point de bascule. L’équipe italienne a d’ailleurs fait un choix fort dès le printemps dernier : basculer très tôt l’essentiel de son développement aérodynamique vers la monoplace 2026, dès le mois d’avril.
Un pari stratégique qui a eu un coût immédiat. En 2025, Ferrari a progressivement reculé dans la hiérarchie, terminant la saison au quatrième rang du championnat constructeurs, sans décrocher la moindre victoire en Grand Prix. Un résultat difficile à digérer pour une écurie soumise à une pression permanente, en particulier sur ses terres.
Conscient des attentes qui entourent la Scuderia, Fred Vasseur ne se fait aucune illusion sur ce qui sera exigé de Ferrari en 2026. Mais le Français tient à rappeler que, dans un contexte aussi inédit, la clé du succès ne résidera pas dans la photographie figée de la première course.
"L’an prochain, ce ne sera pas une question de première image de la saison, ce ne sera pas uniquement lié au classement en Australie. Ce sera surtout une question de capacité à se développer rapidement," prévient-il.
"La saison ne sera certainement pas terminée en Australie. Peu importe que nous soyons 1er ou 10e, il restera un très long chemin jusqu’à la fin, et ce sera le cas pour tout le monde."
Avec des règlements aussi profonds, les axes de performance à exploiter seront nombreux, et la hiérarchie pourrait évoluer rapidement au fil des courses. Pour Vasseur, la constance et la vitesse de réaction en cours de saison seront bien plus déterminantes que le résultat du premier rendez-vous.
Interrogé sur la manière dont ses choix effectués en 2025 pourraient porter leurs fruits, le patron de Ferrari se montre lucide, presque fataliste, sur la nature même de la Formule 1.
"Je n’en ai aucune idée. Notre sport est une comparaison permanente. Je peux faire du bon travail, mais si quelqu’un fait mieux, j’ai l’air stupide," admet-il sans détour.
"Nous poussons à la limite, nous essayons de faire de notre mieux, et c’est certain que plus vous passez de temps sur un projet, mieux vous êtes préparé."
Reste une inconnue majeure : le niveau réel des concurrents. McLaren, Red Bull ou Mercedes… personne ne sait encore où chacun se situera dans la nouvelle hiérarchie.
"Je ne sais pas si McLaren, Red Bull ou même Alpine seront devant nous. Personne ne le sait. Et je pense que le plus important n’est pas de perdre du temps à essayer de comprendre si les autres sont devant ou derrière."
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Ferrari
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