En quoi Hadjar valide une F1 plus spectaculaire que jamais

Une amélioration tout en appelant à des évolutions

Auteur : Franck Drui
14 avril 2026 - 16:39
En quoi Hadjar valide une F1 plus spectaculaire que jamais

Personne ne conteste que le fait que le début de saison 2026 de Formule 1 est marqué par une évolution notable du spectacle en piste. Grâce à la nouvelle ère des unités de puissance, les dépassements se multiplient, au point de modifier en profondeur la physionomie des courses. Un constat partagé par Isack Hadjar, qui y voit à la fois un progrès et une limite à ne pas franchir.

Avec des groupes propulseurs désormais largement axés sur l’énergie électrique (à 50 %), la gestion de celle-ci est devenue un élément clé en piste. Les pilotes lèvent davantage le pied avant les virages pour récupérer de l’énergie, ce qui crée des écarts de vitesse propices aux dépassements.

Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : pas moins de 149 dépassements ont été recensés lors des trois premiers Grands Prix de la saison (Melbourne, Shanghai et Suzuka), un chiffre déjà conservateur puisqu’il ne prend en compte que les changements de position hors premier tour. À titre de comparaison, ces mêmes épreuves n’avaient offert que 63 dépassements en 2025.

Pour Hadjar, cette évolution change radicalement la manière de se battre en piste.

"Je pense que c’est la première fois depuis longtemps que deux voitures avec un rythme identique peuvent se dépasser mutuellement."

"L’an dernier, il fallait toujours avoir six, sept, huit dixièmes d’avantage pour dépasser la voiture devant. Parfois même plus. Et une fois le dépassement effectué, on savait que la voiture derrière n’allait jamais pouvoir répliquer."

Si le pilote Red Bull salue cette amélioration du spectacle, il nuance toutefois son enthousiasme.

"Si on doit résumer, cela améliore clairement les courses, c’est certain. Mais c’est aussi, par moments, un peu artificiel. Il faut trouver le bon équilibre. Mais c’est définitivement mieux qu’avant."

Interrogé sur une éventuelle évolution naturelle de la situation au fil de la saison, à mesure que les équipes maîtriseront mieux la gestion de l’énergie, Hadjar estime qu’un double levier sera nécessaire.

"Un peu des deux. Il faut quelques changements de règles et laisser plus de temps aux ingénieurs."

Quant aux ajustements techniques à envisager, sa réponse est directe : "Des batteries plus efficaces, tout simplement."


Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?

Via notre nouvelle chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com !


Partage

redbull2_142_.jpg