Bottas clarifie ses propos sur les impôts et une éventuelle finale à Imola
"Évidemment, cela représente une somme importante"
Valtteri Bottas a tenu à clarifier ses déclarations concernant la fiscalité italienne après avoir affirmé que les pilotes de Formule 1 préféreraient éviter une éventuelle finale de la saison 2026 à Imola. Critiqué après ses premiers propos tenus à Sepang, le pilote Cadillac assure que lui-même et ses collègues n’ont "aucun problème" à payer des impôts dans les nombreux pays visités par le championnat. Son mécontentement porte plutôt sur une demande des autorités italiennes qui remonterait jusqu’à sept ou huit ans, alors que les pilotes auraient auparavant été informés qu’ils n’avaient aucune déclaration particulière à effectuer en Italie.
Le sujet a émergé avant le Grand Prix de Bahreïn organisé en Malaisie, alors que l’incertitude demeure autour de la conclusion de la saison 2026. Le calendrier prévoit actuellement un enchaînement entre le Qatar et Abu Dhabi pour terminer le championnat, mais le conflit au Moyen-Orient pourrait encore entraîner l’annulation de ces deux épreuves.
Imola se prépare ainsi à pouvoir intervenir dans le cadre d’un plan de secours si la F1 devait renoncer à se rendre dans le Golfe.
Interrogé jeudi à Sepang sur cette éventualité, Bottas avait expliqué qu’une finale en Italie n’était pas nécessairement souhaitée par les pilotes en raison d’une récente affaire fiscale.
Des informations indiquent en effet que des pilotes de F1 ont reçu des courriers de la Guardia di Finanza, la police financière italienne, leur demandant de déposer des déclarations fiscales concernant les revenus perçus dans le pays.
Bottas avait alors directement fait référence à cette situation pour expliquer les réserves concernant un éventuel retour à Imola.
"Je ne sais pas si vous avez entendu parler des impôts italiens ? Aucun pilote ne veut vraiment courir en Italie à cause des événements récents, de ce qui s’est passé."
Le Finlandais avait ensuite comparé cette situation avec celle d’Abu Dhabi, tout en soulignant qu’à sa connaissance, la F1 prévoyait toujours de respecter son calendrier initial.
"À Abu Dhabi, il n’y a pas d’impôt. Pas vrai ? Je pense que tout le monde préférerait courir quelque part où il fait plus chaud. Pour l’instant, d’après ce que j’ai entendu, nous allons toujours au Qatar et à Abu Dhabi."
Ces déclarations ayant provoqué certaines critiques, Bottas a profité des essais à Sepang pour préciser sa position. Le pilote Cadillac a d’abord regretté que seules certaines parties de son intervention initiale aient, selon lui, été retenues.
"C’est l’un de ces exemples classiques où j’ai expliqué la situation et où ils n’ont retenu que les meilleurs passages pour me faire passer pour quelqu’un de vraiment mauvais."
Bottas insiste surtout sur le fait que le principe même de payer des impôts dans les différents pays visités par la Formule 1 ne pose aucun problème aux pilotes.
Le championnat se déplaçant dans de nombreuses juridictions fiscales différentes au cours d’une saison, il affirme que ce type de prélèvement fait déjà partie de leur quotidien. La condition essentielle, selon lui, est simplement d’en connaître les règles au préalable.
"Sincèrement, nous n’avons aucun problème à payer des impôts, tant que nous le savons. Nous courons dans de nombreux pays et, dans plus de 50% des pays où nous allons, il y a un certain pourcentage à payer. Et cela ne pose aucun problème, tant que nous le savons. Mais ce qui frustre un peu les pilotes, c’est que, dans ce cas précis, ils veulent remonter sept ou huit ans en arrière."
C’est donc davantage le caractère rétroactif de la démarche italienne qui se trouve au cœur de ses critiques. Selon Bottas, les pilotes avaient jusqu’alors reçu des indications laissant entendre qu’aucune démarche fiscale spécifique n’était nécessaire en Italie.
Ils auraient donc agi différemment s’ils avaient été informés de cette obligation à l’époque.
"On nous a toujours dit que nous n’avions rien à déclarer en Italie, sinon nous l’aurions fait. Donc cette affaire est arrivée comme ça et, évidemment, cela représente une somme importante. Je suis certain que cela agacerait n’importe qui, c’est comme ça, mais cela aurait été bien de le savoir à l’avance."
Max Verstappen avait lui aussi été interrogé sur la controverse mais a adopté une réponse nettement plus succincte.
"Il n’y a pas de problème d’impôts. Il faut simplement payer ses impôts."
Ollie Bearman a pour sa part préféré plaisanter sur la situation. Le pilote Haas, beaucoup plus jeune que plusieurs de ses collègues et dont la carrière en Formule 1 est par conséquent nettement plus récente, se sent moins concerné par une éventuelle demande portant sur plusieurs années.
"La complication fiscale me concerne un peu moins que certains autres."
Comment suivre au mieux l’actualité de notre site ?
Vous appréciez nos actus ? Alors sélectionnez Nextgen-Auto.com comme source privilégiée sur Google, pour voir davantage de news F1 de ce site dans vos résultats d’actualités. Vous ne manquerez plus aucune information et serez parmi les premiers à lire nos interviews et analyses.
S’abonner est simple : il vous suffit de cliquer sur ce lien et de cocher les sources Nextgen-Auto.com.
Vous pouvez aussi vous abonner à notre chaîne WhatsApp Nextgen-Auto.com pour recevoir en temps réel les "breaking news" et quelques informations exclusives avant leur publication !
Nous suivre sur notre Profil Google afin que nos news vous soient présentées en priorité dans votre fil d’informations sur votre smartphone ! Il suffit de cliquer sur "Suivre sur Google".
Cadillac F1 Team - General Motors
- Bottas clarifie ses propos sur les impôts et une éventuelle finale à Imola
- Cadillac F1 retrouve sa dernière place... et garde volontairement son moteur neuf
- Cadillac F1 a vécu une journée ’difficile’ mais veut rester dans le peloton
- Herta loin de l’objectif fixé par Cadillac F1, toujours sans programme pour 2027
- Cadillac F1 affiche une perte colossale de 142,6 millions d’euros