Rob White : “La saison 2010 va être très serrée.”

Gérer le carburant est un réel challenge

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Par Franck Drui

31 janvier 2010 - 14:28
Rob White : “La saison 2010 va être (...)

Rob, de quelle manière les préparatifs pour la nouvelle saison se sont-ils déroulés à Viry-Châtillon ?

Comme toujours, la période qui sépare la fin d’une saison et le début de la suivante est toujours une période d’activité intense à l’usine. Notre objectif est d’être prêt pour la première course de la saison et nous utilisons chaque instant et toutes les ressources à notre disposition pour maximiser le potentiel de performance de la voiture. Par conséquent, il y a une période d’incertitude durant les premières semaines de l’année : au moment où je vous parle, nous ne sommes pas encore entièrement prêts mais nous le serons pour la première course, à Bahreïn.

L’interdiction de ravitailler entre en vigueur cette année. Quelles en ont été les conséquences pour l’équipe moteur ?

Tout d’abord, sans ravitaillement en carburant, la consommation sera un élément de différentiation significatif en termes de performance durant la course. L’essence embarquée dans la voiture le sera pour la durée de la course et non pas pour une partie du Grand Prix. En outre, l’impact de la consommation sur la performance sera de moins en moins pénalisant au fil de la course, la charge en carburant allant en s’amenuisant. Sur la distance d’un Grand Prix, en moyenne, 5% d’économie de carburant procurera un gain au tour équivalent à 1% plus de puissance. En 2010, la maîtrise de la consommation sera un challenge important dans le développement en Formule Un, de la même manière qu’il l’est pour nos collègues qui développent les voitures de route.

Deuxièmement, gérer la quantité de carburant embarquée dans la voiture est un réel challenge. Le challenge sera de finir la course sans tomber en panne d’essence, mais sans être en surpoids non plus en cas d’erreur de mesure ou de mauvaise fonction du système, ce qui représenterait une pénalité de performance. Il nous faudra donc accomplir des tâches précises afin d’assurer l’exactitude de notre système de mesure embarqué et mettre en place des procédures pour les membres de l’équipe afin d’extraire le maximum de la performance de la voiture.

Troisièmement, il sera nécessaire de savoir gérer la température de l’essence embarquée : celle-ci se trouvera dans le réservoir pour toute la durée de la course et sa température augmentera dans l’environnement dans lequel elle se trouve. Ceci représente donc un challenge additionnel pour nos collègues de chez Total et ce sera un facteur additionnel à prendre en compte afin d’optimiser d’abord la fiabilité, et ensuite la performance.

Les écarts de performance étaient très faibles en 2009. Cette tendance se confirmera-t-elle cette année ?

La saison 2009 a été très serrée. Aujourd’hui, tout le monde, y compris moi, est impatient de voir de quelle manière les choses vont se présenter. En plus de nouvelles équipes, nous accueillons Cosworth cette année. J’espère sincèrement voir Renault en haut de la grille mais il va y avoir du monde !

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