Formule 1

Pirelli n’est pas étonné par le cloquage des pneus hier en Autriche

Une conséquence logique de la température élevée

Recherche

Par Olivier Ferret

2 juillet 2018 - 08:20
Pirelli n’est pas étonné par le cloquage

Le Grand Prix d’Autriche, serré et imprévisible, fut influencé par des températures de piste proches des 40°C, plus élevées que les jours précédents. On observa par conséquent un phénomène de cloquage sur certaines monoplaces, menant à différentes stratégies.

Si, au sein du Top-10, divers choix tactiques autour d’un arrêt aux stands furent privilégiés, plusieurs concurrents classés plus en retrait optèrent pour deux pit-stops. Plusieurs abandons furent également provoqués par des soucis mécaniques, qui modifièrent la physionomie de la lutte pour le titre mondial.

Max Verstappen s’impose en tout cas sur les terres de son écurie Red Bull après avoir été l’un des rares pilotes du Top-10 sur la grille – 4e, très exactement - à s’élancer avec la gomme supersoft. Le meilleur tour en course, enfin, fut signé dans l’avant-dernière boucle par la Ferrari de Kimi Räikkönen, deuxième sous le drapeau à damier.

"Cette course fut particulièrement difficile sur ce rapide tracé du Red Bull Ring, les températures de piste ayant été nettement plus élevées que les jours précédents," note Mario Isola, responsable de Pirelli F1.

"Cela eut pour conséquence de générer un phénomène de cloquage sur la gomme – mais pas sur celles des concurrents qui ont terminé sur le podium – qui incita à opter pour un ou deux arrêts aux stands."

"Cela toucha principalement les pilotes qui ont chaussé les pneumatiques soft durant leur second relais. Cette enveloppe était celle qui s’usait le moins et, contenant la chaleur, elle était la plus sujette à ce phénomène de cloquage."

"La fin de course fut passionnante, et elle relança le championnat avant la prochaine escale à Silverstone, la semaine prochaine."

LE VÉRITOMÈTRE PIRELLI

Max Verstappen l’emporte en ne respectant qu’un pit-stop, conformément à nos prévisions. Il s’élança depuis la 4e place sur la grille avec le pneumatique supersoft et s’arrêta pour chausser le soft au 15e tour. Les autres pilotes du Top-10 ne s’arrêtèrent qu’une fois, mais la plupart prit le départ en ultrasoft. D’autres passèrent à deux reprises par la pitlane, mais n’ont pas rallié l’arrivée.

Info Formule 1

Photos

Vidéos

expand_less