L’aileron arrière ajustable n’a pas que des supporters
Robert Kubica n’en voit pas l’intérêt
Ce week-end, la FOTA et ses douze patrons d’équipes s’étaient réunis à Montréal pour décider de supprimer en 2011 l’aileron avant ajustable, qui n’a pas eu les effets escomptés, pour le remplacer par un aileron arrière dont l’inclinaison pourra changer de 50 millimètres, ce qui devrait améliorer sérieusement la vitesse de pointe des monoplaces en ligne droite.
Seul un pilote à la chasse d’un autre aura le droit de modifier l’angle de son aileron afin de favoriser le dépassement. Ce pilote verra alors une lumière verte s’allumer sur son volant lorsqu’il aura l’autorisation d’actionner ce système.
Martin Whitmarsh, le président de la FOTA, a décrit cette idée comme "très excitante, surtout que le pilote devant ne pourra se défendre en changeant également la position de son aileron."
Ross Brawn, directeur du comité technique de la FOTA, a bien entendu validé cette innovation. "Ce sera comme un F-duct, qui fonctionnera encore bien mieux. Cela devrait créer bien plus de possibilités de dépassement."
Mais voilà l’aileron arrière ajustable n’a pas que des supporters. Le premier détracteur de cette idée à se signaler est le pilote polonais de Renault, Robert Kubica. Le dépassement doit rester un art, et ne pas être artificiel. "Les Grands Prix cette année ont été excitants sans cette innovation. Pourquoi est-ce seulement maintenant que les gens se rendent comptent que dépasser est un exercice difficile ? J’ai regardé ma première course de Formule 1 en 1997 et il n’y avait pas non plus beaucoup de dépassements."
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