Formule 1

En 2016, se présenter à un Grand Prix était un exploit pour Sauber

L’équipe a frôlé le dépôt de bilan pendant un an

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Par Emmanuel Touzot

14 février 2018 - 15:38
En 2016, se présenter à un Grand Prix (...)

Suite au retrait de Manor, Sauber est clairement devenue l’équipe la moins performante du plateau en Formule 1 cette saison. La structure suisse a payé son ancien moteur mais aussi les restes de plusieurs années passées à survivre sans budget conséquent. C’est pour cela que le projet, sous l’impulsion de Fred Vasseur, se fait à long terme.

"Notre objectif, sur un projet à long terme de ce style, est de progresser" explique le directeur de l’équipe dans Auto Plus. "Nous étions tellement loin en 2017 que je ne sais pas si cette progression nous permettra de gagner des places. Car la marge pour recoller au peloton est importante. Rappelez-vous Spa ou Monza l’an passé, et l’écart qui nous séparait des avant-derniers. Donc, déjà, recoller au peloton".

"L’an dernier, on avait l’impression que quoiqu’on fasse, on était largués, excepté si les autres faisaient des erreurs. Et ça, pour la motivation des quatre cents personnes ici ou de la soixantaine qui travaille sur la piste, c’est terrible. Le fait de nous impliquer de nouveau dans une bagarre serait un vrai coup de boost".

"Et puis, si on travaille bien, on pourrait venir chatouiller l’un de nos concurrents. Enfin, sur l’ensemble de l’année, j’ai l’espoir que les techniciens que nous avons recrutés et qui nous rejoignent en ce moment, ou bien qui nous rejoindront en mars, puissent avoir un impact sur la voiture de fin de saison".

Une nouvelle voiture qui a été dessinée d’une feuille blanche, tant Sauber avait pris du retard sur la monoplace de 2017. Néanmoins, rien de fantasque ne va être tenté, l’équipe souhaitant simplement gagner en performance et non révolutionner son approche.

"Il faut voir qu’en 2016, Sauber a été toute l’année sur le fil du dépôt de bilan. Se présenter au Grand Prix suivant était déjà un exploit, chaque lundi matin, il fallait trouver un nouveau financement. Quand je suis arrivé en juillet l’an passé, j’ai bien compris que la machine de 2017 n’avait pas été la priorité n°1 de l’équipe".

"Pour 2018, nous repartons d’une feuille blanche, nous ne faisons rien de révolutionnaire, nous travaillons sur quelques concepts novateurs. Quant à l’appellation, nous discuterons dans un prochain board".

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