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Interview exclusive de Norman Nato

Le Français court quasiment à domicile

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Par Camille Komaël

21 mai 2015 - 07:56
Interview exclusive de Norman (...)

Norman Nato est originaire d’Antibes, à moins de 50 km de Monaco, du coup il peut considérer ce week-end de GP2 en Principauté comme étant à domicile, ou presque. De plus, le jeune français a déjà gagné ici : c’était l’an dernier, en Formule Renault 3.5, dans l’équipe DAMS. Nato débute cette année en GP2 et pilote pour Arden. Nous l’avons rencontré ce mercredi dans le paddock de Monaco pour lui poser quelques questions sur ses débuts dans cette série.

Pour l’instant tu domines ton coéquipier [Andre Negrao, NLDR], qui a pourtant une année de plus que toi d’expérience dans la catégorie.

Oui, ça fait plaisir, mais bon le but n’est pas de se battre entre nous, il faut surtout faire progresser l’équipe. Et puis ce n’est que le début, la saison est encore longue et il a le temps de tout analyser et de voir ce qui n’allait pas dans ces deux premiers week-ends. Donc il peut encore me rattraper…

Pour toi, Monaco, c’est un peu comme une course à domicile. Tu as d’ailleurs gagné ici l’an passé en Formule Renault 3.5.

Oui, c’est à côté de chez moi, j’ai gagné la course ici l’an dernier, donc c’est bien. Mais en GP2 c’est quand même différent, la voiture est très différente de la 3.5, il y a la gestion des pneus à prendre en compte, donc on verra ce qu’on arrive à faire ici.

La gestion des pneus justement, est-ce que c’est difficile, par rapport à la 3.5 ?

Non, je ne dirais pas que c’est difficile, mais c’est différent. Il faut faire attention à l’usure, il faut bien gérer ses pneus.

A Barcelone, il y a eu la Safety Car virtuelle pour la première fois et c’est toi qui étais en tête. Qu’en as-tu pensé ? Etait-ce dur à gérer ?

Dur, non, il y a juste à appuyer sur un bouton. Si ça améliore vraiment la sécurité, et si c’est bon pour nous les pilotes, alors c’est une bonne chose.

Cette saison, tu es l’un des pilotes à être passé de la 3.5 au GP2. Il y en a d’autres, comme Marlon Stockinger ou Nick Yelloly par exemple. Est-ce que tu penses que cela a un lien avec le système de points pour la SuperLicence en F1, qui récompense mieux le GP2 ?

Non, je ne crois pas. C’est simplement qu’on est passé à l’étape supérieure. Il y en a qui passent directement de la 3.5 à la F1, mais sinon, il faut en passer par le GP2. Et là, même si je débute, il faut essayer d’être au top et après on verra bien ce qui arrive…

Dernière chose : beaucoup de personnes t’avaient découvert en 2010, en F4, quand il y avait eu ce reportage [« A l’école des pilotes de course », diffusé par France 4, NDLR]. Tu avais alors terminé vice-champion, juste derrière Stoffel Vandoorne. Aujourd’hui, après vous être croisés en 3.5 notamment, vous vous retrouvez encore.

Ca montre que la F4 est une bonne école et qu’il y avait du potentiel ! C’est sympa de se retrouver. On était collègues à l’époque, on l’est encore aujourd’hui, et peut-être, pourquoi pas, qu’on le sera encore au niveau suivant ?

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