Vesti s’est débarrassé de la ’frustration’ de ne pas être en F1

Mais voir des débutants arriver en catégorie reine était difficile

3 janvier 2026 - 15:01
Vesti s’est débarrassé de la ’frustration’ de ne pas être en F1

Frederik Vesti reconnait qu’il aurait aimé avoir déjà eu sa chance en Formule 1, alors que la catégorie reine s’est refusée à lui. Le pilote réserviste et de développement de Mercedes F1 roule en endurance en attendant de savoir s’il aura sa chance au plus haut niveau.

Admettant auprès du site officiel de la F1 ressentir une frustration à l’idée d’avoir raté plusieurs volants dans la catégorie reine, il ne désespère pas et se plait à travailler dans l’ombre du côté de Brackley.

"Le travail de simulation que je fais est le rôle principal par lequel je contribue à l’équipe chaque semaine" expliquait Vesti en fin de saison. "Et quand je suis de retour à notre usine de Brackley, nous passons des heures, huit à neuf par jour, dans le simulateur, à chercher plus de performance et à apprendre."

"En ce moment, tous les regards sont tournés vers 2026, donc 80 % des tours que je fais le sont dans la voiture de l’an prochain, et ce depuis un moment. Mais nous utilisons aussi le simulateur pour préparer les week-ends."

En plus de ce temps conséquent passé dans le simulateur, il a également eu l’occasion de transposer ses connaissances en conditions réelles en participant à deux séances de Libres 1 en 2025, la première à Bahreïn, suivie par celle au Mexique en octobre. Ces séances sont essentielles, reconnaît-il, à plus d’un titre.

"Je pense que pour tout jeune pilote, les EL1 sont très précieux. C’est un moyen de montrer notre talent en tant que jeunes pilotes, mais aussi de nous intégrer à l’équipe. Le travail que nous faisons dans le simulateur, c’est l’occasion de vérifier si ces théories fonctionnent réellement dans la vraie vie."

Prendre le volant à ces occasions est quelque chose que Vesti reconnaît comme générant "beaucoup de nervosité. Bien sûr, on veut faire aussi bien que possible. On a une heure dans une voiture qu’on ne connaît pas vraiment, c’est un défi."

La période autour de ses tests aux Mexique, en EL1 puis avec Pirelli, a été très chargée, mais Vesti juge cela normal : "C’est un peu comme ça qu’on travaille en Formule 1. Pour une personne ’normale’, ça semblerait fou, mais ce sont ce genre de choses qu’il faut faire en F1 pour obtenir la performance maximale en piste."

"Mais quand on voit ensuite les résultats en piste, qu’on constate qu’on a franchi un cap, c’est très gratifiant, et on sent que toute l’équipe apprécie le travail que l’équipe de simulation et moi-même fournissons, et c’est un très bon sentiment. C’est pour ça qu’on fait ça, et c’est pour ça qu’on travaille si dur pour y parvenir."

Comme d’autres pilotes, il révèle que le saut vers la Formule 1 est très impressionnant, y compris pour des pilotes ayant couru en monoplace jusqu’à l’étape précédente qu’est la Formule 2.

"Oui. Quand tu es en F2 ou en F3, tu travailles avec deux ou trois personnes au maximum dans ton équipe. C’est une très petite équipe, donc tu connais très bien tout le monde. Tu connais les procédures de chacun et leur manière de travailler."

"Quand tu passes à une équipe de Formule 1, même juste pour des EL1, tu as une armée d’ingénieurs, environ 50, qui veulent des informations de ta part, et tu dois aussi poser les bonnes questions aux bonnes personnes."

"C’est un énorme défi quand tu viens de la F2. C’est quelque chose auquel Kimi a dû s’habituer assez rapidement cette année, et c’est quelque chose que j’ai appris au cours des dernières années avec Mercedes."

Antonelli et d’autres débutants ont atteint la Formule 1 en 2025. Voir cette vague de jeunes talents recevoir leur chance a servi de source d’inspiration pour Vesti concernant ses propres prochaines étapes en carrière, non sans provoquer une frustration.

"Oui, absolument. Évidemment, au début, voir tous ces rookies obtenir une chance était assez frustrant de mon côté. Je veux être titulaire en F1, ça a toujours été mon rêve d’être pilote de Formule 1."

"Mais cette frustration a quitté mon esprit assez rapidement, et j’y ai vu une opportunité, car les jeunes pilotes montrent à quel point la transition de la F2 à la F1 peut être réussie. Je dirais qu’ils font tous un travail fantastique et qu’ils ont probablement dépassé la plupart des attentes."

"Et cela renforce mon dossier lorsque je discute avec les équipes d’un éventuel baquet, car j’ai remporté sept courses en Formule 2 et je sais ce que je suis capable d’accomplir. Voir Kimi et les autres jeunes pilotes m’aide clairement à croire qu’il y a une place pour moi."

Le Danois se félicite de ce qu’il a su apporter à Mercedes pour préparer la nouvelle réglementation : "Nous avons découvert de nouvelles choses que personne ne connaissait vraiment avant que nous ne les trouvions dans le simulateur, et ça a été un parcours passionnant."

En parallèle de son travail avec Mercedes, Vesti entamera sa troisième saison en IMSA aux côtés de Jack Aitken et Earl Bamber pour une deuxième campagne dans la Cadillac Whelen n°31, après avoir décroché deux victoires en course en 2025.

"Je suis un pilote de monoplaces dans l’âme, je l’ai été toute ma carrière, donc passer aux voitures de sport a clairement été un défi. C’est une voiture différente. Il y a beaucoup de réglages et d’outils auxquels je ne suis pas habitué."

"Mais ça a été une énorme courbe d’apprentissage, et j’ai eu des coéquipiers incroyables avec Jack Aitken et Earl Bamber, très expérimentés. Enchaîner deux victoires en course à la fin de la saison 2025 était vraiment spécial, et c’est quelque chose sur lequel je veux m’appuyer pour 2026."

"Conduire cette voiture de sport, oui, ce n’est pas une Formule 1, mais ça m’aide énormément quand je monte dans la F1, car j’ai cette expérience de pilotage avec des pneus neufs et tout ce genre de choses, donc je suis content de faire ça."

Désormais seul pilote de simulateur pour l’équipe de F1 après le départ de Valtteri Bottas vers Cadillac, Vesti va avoir du travail en vue de l’année prochaine en cette fin d’année ainsi qu’en janvier : "Il y aura encore beaucoup de journées de simulateur jusqu’à la fin de l’année."

"Nous sommes probablement dans la période la plus importante actuellement, pour préparer la voiture de 2026. Janvier arrive très vite, et la voiture doit être prête pour les essais de Barcelone, ce qui est excitant. Je sens que toute l’équipe est très motivée pour ça, donc c’est un super projet."

"Et bien sûr, avec Valtteri qui va courir en F1 l’an prochain, cela libère une place pour moi en tant que pilote de réserve, et je suis impatient de développer davantage ce rôle et de continuer à construire cette excellente relation que j’ai avec Mercedes, tout en poursuivant mes étapes vers un baquet en Formule 1."

Amené à révéler quand il compte atteindre la Formule 1, Vesti sourit puis explique son raisonnement : "Le plus vite possible ! Mais je suis aussi quelqu’un de réaliste et, en regardant vers la saison 2027, je pense qu’il pourrait y avoir des changements en F1."

"Évidemment, la plupart des équipes ont sécurisé leurs pilotes pour 2025 et 2026 afin d’assurer une transition fluide vers les nouvelles voitures, mais les nouveaux règlements sont très différents, et les voitures sont très différentes à piloter."

"Je suis donc sûr que certains pilotes vont apprécier, mais que d’autres auront plus de difficultés, et j’espère que cela ouvrira une opportunité pour moi. Mais je suis très axé sur le processus, je me concentre sur l’instant présent, sur la manière dont je peux faire la différence pour l’équipe et montrer mon talent."


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