Une F1 sans Melbourne ou Monza : ‘horrible’ et ‘inimaginable’ pour Vettel

Verstappen fustige les nouveaux circuits peu excitants

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Par Alexandre C.

9 avril 2022 - 14:11
Une F1 sans Melbourne ou Monza : (...)

Spa, Monza, Silverstone, Monaco, le Paul Ricard… des destinations historiques de la F1 pourraient bientôt disparaître du calendrier, afin de faire place nette pour d’autres Grands Prix au Moyen-Orient ou aux États-Unis.

Sacrifier Spa et Monza pour Losail et Las Vegas ? Les pilotes sont-ils prêts à tirer un trait sur des pistes historiques de la F1 ?

Sebastian Vettel, grand connaisseur de l’histoire de la F1, reconnaît que Las Vegas et autres circuits de ce genre, ont une vraie valeur ajoutée pour la F1. Mais d’un autre côté, il emploie des termes forts, qualifiant d’horrible la perte potentielle de Melbourne au calendrier pour ne prendre que cet exemple.

« Vous ne voulez pas perdre,ces destinations que vous fréquentez depuis si longtemps. Ce serait donc horrible de perdre Melbourne du calendrier. Ce serait horrible de perdre certains des circuits, les circuits principaux en Europe. »

« Évidemment, il y a des intérêts financiers concernant les nouveaux pays où nous allons et, en fin de compte, la F1 est une entreprise. Mais oui, pour nous, c’est un sport, c’est notre passion. Donc nous ne la voyons pas comme un business. Nous le voyons plus comme un sport et oui, les lieux ont une signification en raison de l’histoire qu’ils ont, ou de la tradition qu’ils ont. Et il faut une sorte de mélange entre l’exploration de nouvelles destinations… mais il faut aussi s’accrocher à des endroits qui ont une histoire, une grande base de fans. »

« C’est inimaginable de perdre l’Italie, par exemple, du calendrier, pour de nombreuses raisons, même si c’est probablement le pays qui paie le moins. Nous devons nous y accrocher. »

Daniel Ricciardo tient bien sûr à son Grand Prix national, d’autant plus en ce week-end de Grand Prix à Melbourne. Il explique pourquoi un certain sentiment d’attachement nostalgique le conduit à vouloir que ces tracés restent au calendrier.

« Qu’il s’agisse de vos Monza, de vos Spa ou de vos Silverstone, ce sont des circuits sur lesquels nous avons couru toute notre vie. Il y a donc beaucoup d’histoire, mais c’est aussi un peu nostalgique et sentimental d’y courir et de continuer à y concourir. Pour ces fans et cette foule, c’est très spécial. Et il y a probablement plusieurs générations qui ont assisté à ces mêmes courses dans ces mêmes lieux. Donc, il y a certainement des endroits spéciaux où je voudrais continuer à aller, mais je suis également excité à l’idée d’en explorer de nouveaux. »

Sainz, chez Ferrari, considère que Liberty Media a des arguments autres qu’historiques, à savoir financiers, à entendre aussi...

« Les affaires sont les affaires. Liberty et la Formule 1 examineront ce qu’ils doivent faire, je suppose, pour le business, mais je ne voudrais pas arrêter de courir en Europe. C’est là que se trouve notre héritage et nous devons continuer à y revenir, même si ce n’est pas tous les ans, mais au moins en garder sur le calendrier. »

Mick Schumacher lui a déjà subi une perte : le Grand Prix d’Allemagne, rayé de la carte pour le moment. Il ne veut donc pas que la F1 confirme son virage hors d’Europe.

« Le Grand Prix d’Allemagne devrait revenir. Et on devrait faire des rotations là-bas avec Nürburgring, Hockenheim. Vous savez, nous avons de bons circuits là-bas. »

Verstappen contre les nouveaux circuits peu excitants...

Sergio Pérez lui avertit la FOM : il ne faudrait pas que les nouveaux circuits (vise-t-il encore Djeddah ?) perdent en caractère et en intérêt par rapport à des tracés historiques.

« Il serait bon de garder l’histoire au sein du sport, et nous avons besoin que ces circuits historiques soient toujours avec nous. Et nous devons nous assurer que lorsque nous nous rendons sur de nouveaux sites, les pistes aient vraiment du caractère, vous savez. J’ai l’impression que certaines des nouvelles pistes manquent un peu de caractère. Donc ce sera très important. »

Max Verstappen, toujours chez Red Bull, a le même souci : le Néerlandais semble en avoir assez de voir que les nouveaux circuits sont surtout des tracés urbains.

« Oui, nous devons trouver un équilibre, bien sûr. Je pense qu’il est très important de s’assurer que nous visitions de vrais circuits, pas seulement des circuits urbains, mais je suis sûr que vous savez que la F1 est bien consciente de cela, mais je peux certainement comprendre que nous avons besoin de quelques courses supplémentaires aux États-Unis pour augmenter la popularité là-bas aussi ; et bien sûr nous sommes heureux d’y aller. Mais il est important de garder quelques circuits historiques qui sont vraiment agréables, or il y a aussi des circuits qui sont, disons, moins excitants, je ne vais pas les nommer, mais il y en a quelques-uns, donc il faut juste trouver le bon équilibre. »

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