Schumacher balaye peur et inquiétude après son baptême sur ovale en IndyCar

L’Allemand poursuit son apprentissage en vue de la saison 2026

Auteur : Franck Drui
6 février 2026 - 13:23
Schumacher balaye peur et inquiétude après son baptême sur ovale en IndyCar

Mick Schumacher a franchi une étape clé de sa préparation à son arrivée à temps plein en IndyCar. Le pilote allemand a découvert le roulage sur ovale à haute vitesse cette semaine en Floride, reconnaissant une appréhension initiale mais ressortant globalement rassuré de cette première expérience.

Âgé de 26 ans, Schumacher, régulièrement mis en garde par son entourage et par le paddock sur les dangers spécifiques des circuits ovales, a bouclé ses premiers tours au Homestead-Miami Speedway avec l’équipe Rahal Letterman Lanigan Racing. Une étape importante alors que la saison 2026 d’IndyCar débutera le 1er mars dans les rues de St. Petersburg.

Long de 1,5 mile, doté de virages relevés jusqu’à 20 degrés et permettant des vitesses dépassant les 350 km/h, l’ovale de Homestead est considéré comme un test exigeant pour une première prise de contact. Schumacher n’a d’ailleurs pas cherché à masquer sa nervosité.

"Quand je suis entré pour la première fois dans le virage relevé, j’étais un lâche," a-t-il reconnu avec le sourire. "J’ai dû toucher les freins et je n’étais presque pas à fond. Il va falloir que je m’y habitue."

Passée cette phase d’adaptation, le fils de Michael Schumacher explique toutefois avoir rapidement pris du plaisir au volant.

"Nous avons effectué plusieurs relais et déjà amélioré le réglage par petites étapes," a-t-il indiqué. "C’est vraiment très amusant."

Ce test s’est déroulé de manière progressive, Schumacher étant étroitement encadré par son nouveau coach pilote, Ryan Briscoe. De l’autre côté du garage, son coéquipier Graham Rahal s’est montré impressionné par la rapidité d’adaptation de l’Allemand.

"La façon dont Mick a mis en application chaque consigne aussi vite était inhabituelle," a souligné Rahal. "Il a donné des retours parfaits dès le début."

Schumacher reconnaît néanmoins que le pilotage sur ovale constitue un changement radical par rapport à son parcours en monoplaces européennes.

"La plus grande différence, c’est d’entrer dans un virage sans freiner. C’est quelque chose auquel j’ai dû m’habituer. J’ai encore beaucoup à apprendre, mais je me sens déjà à l’aise et je ne vois pas de problème majeur."

"Bien sûr, il y a un immense respect pour les ovales ; ça aurait été idiot de ne pas en faire preuve dès le début. Mais j’étais vraiment enthousiaste. On s’était bien préparés pour les ovales en général, donc je me sentais prêt. On était là la veille pour faire quelques tours de piste et discuter des trajectoires à privilégier, des trajectoires basses, et de tout ce qui concerne la course sur ovale."

Quelle sensation a-t-il retenu de ses premières mètres au volant ?

"Le premier tour était un peu bizarre. Je pense que c’est parce que l’équipe n’avait pas roulé ici depuis si longtemps qu’on avait des doutes sur la hauteur de caisse et tout ça. Du coup, la voiture n’était peut-être pas au point au départ, d’où ce sentiment un peu étrange au début. Mais on a vite corrigé le tir et on a fini par se sentir très à l’aise. Je pense que c’était une super journée."

"On a fait pas mal de tours et on a testé différents réglages et approches de pilotage. C’était vraiment sympa. Il y a encore beaucoup à apprendre, mais pour un premier essai, et une première expérience sur ovale, c’était une super journée."

La piste verte a provoqué de nombreuses glissades et une forte usure des pneus, ce qui a écourté la journée de Schumacher après avoir utilisé tous les trains de pneus disponibles pour sa Honda n°47. Habitué aux virages rapides et lents des circuits routiers et urbains, le circuit de Miami-Homestead, avec ses enchaînements incessants de virages à plus de 320 km/h, était une nouveauté à intégrer... sur toute une journée, tour après tour.

"C’était bien de venir ici et de voir comment piloter la voiture, la précision requise, mais aussi à quel point il faut faire confiance à la voiture."

"À un moment donné, ça devient naturel, une sorte d’habitude, la mémoire musculaire s’installe, et il suffit alors de se concentrer sur : Que dois-je faire dans ce virage maintenant ? Est-ce que je tente la trajectoire extérieure ? Ou la trajectoire intérieure ? De quoi ai-je besoin ? Où trouver le plus d’adhérence ? Où réaliser le meilleur temps au tour sans abîmer les pneus ?"

"De ce point de vue, la journée a été très positive, et nous avons pu progresser sur de nombreux points que nous nous étions fixés."

La préparation du pilote allemand va se poursuivre avec un test à Sebring, avant une nouvelle séance sur ovale à Phoenix, où les conditions se rapprocheront davantage de la course. Le circuit de l’Arizona fera son retour au calendrier IndyCar le 7 mars, offrant à Schumacher une nouvelle occasion de consolider son apprentissage.


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