Reset total, mais concurrence maximale : l’équation à résoudre pour Alonso et Aston Martin F1
La nouvelle ère sera-t-elle enfin celle de l’Espagnol ?
Fernando Alonso aborde l’avenir avec un mélange d’optimisme mesuré et de lucidité. Le double champion du monde sait qu’Aston Martin F1 a misé gros sur 2026, mais il est également conscient que la densité et le niveau de la grille ne laisseront aucune place à l’erreur.
Depuis plusieurs mois déjà, l’écurie britannique a clairement orienté son projet vers la prochaine révolution technique du sport. De lourds investissements ont été réalisés afin de bâtir une structure capable de jouer les premiers rôles à moyen et long terme, avec l’objectif assumé de se battre pour les titres mondiaux.
Alonso s’attend toutefois à un début de saison particulièrement mouvant sur le plan technique. Selon lui, les premières courses permettront rapidement de distinguer les concepts les plus aboutis… et ceux qui auront fait fausse route.
Le paysage d’Aston Martin a profondément changé ces dernières années. L’arrivée d’Adrian Newey, désormais en charge de la conception tout en adoptant un rôle central dans la direction de l’équipe, symbolise cette ambition renouvelée. Andy Cowell, ancien pilier de Mercedes, occupera quant à lui un poste taillé sur mesure pour exploiter son expertise dans le domaine des groupes propulseurs.
En parallèle, Honda travaille étroitement avec Aston Martin sur son nouveau moteur d’usine, exclusivement destiné à l’équipe, tandis que les effectifs ont été considérablement renforcés afin de se rapprocher du niveau des écuries de pointe.
Le pilote espagnol a confirmé qu’Aston Martin avait décidé, à l’image de Ferrari, de basculer très tôt son attention vers le futur règlement, dès le printemps.
"Nous avons changé de priorité en avril, plus ou moins. Comme Ferrari," a confirmé Alonso.
"Je suis optimiste, parce que c’est une remise à zéro. Tout le monde a une chance de faire un meilleur travail que les autres. On repart de zéro, et c’est quelque chose qui donne toujours de l’espoir."
Alonso souligne également les progrès structurels réalisés par son équipe ces derniers mois.
"Nos nouvelles installations sont désormais terminées, nous avons notre propre soufflerie. Nous avons Honda comme motoriste – et uniquement pour nous. Aramco, Adrian Newey... donc il y a beaucoup d’éléments positifs pour être optimiste."
Mais à 43 ans, l’Espagnol sait mieux que quiconque que la Formule 1 ne pardonne rien.
"C’est un sport extrêmement compétitif et tout le monde fait un très bon travail. Donc on verra."
"Je suis détendu. C’est un long championnat. Beaucoup de choses vont se passer dans les trois ou quatre premiers mois de l’année, quand on découvrira les voitures, les directions prises et les philosophies choisies par chacun. On apprend énormément dès les deux ou trois premières courses."
Convaincu que les bases sont désormais solides, Alonso estime qu’Aston Martin dispose enfin des moyens humains et techniques pour répondre présent.
"Je pense que nous avons les bonnes personnes, les bonnes installations et le bon environnement pour faire une bonne saison. Maintenant, tout dépend de nous. Faudra-t-il quelques mois ou une année pour que tout fonctionne bien ensemble, je ne le sais pas encore."
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Aston Martin F1 Team
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