Formule 1

Leclerc : La politique en F1, ce n’est pas mon truc

Et encore moins la politique interne chez Ferrari

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Par Olivier Ferret

9 juin 2019 - 12:43
Leclerc : La politique en F1, ce (...)

Charles Leclerc veut poursuivre le début de sa carrière chez Ferrari en évitant les jeux politiques au sein de son équipe.

Bien conscient de ce que sa bataille face à Sebastian Vettel représente pour les fans, les médias mais aussi en interne, il préfère se focaliser sur son apprentissage de la Formule 1 au sein d’un top team.

A Montréal, le Monégasque évoque aussi sa relation avec l’Allemand, qui progresse peu à peu

"Je m’étais préparé à ce que je change de statut, oui. C’est évident. Lorsque vous égrenez le nom des pilotes qui sont passés chez Ferrari, vous tombez sur beaucoup de grands noms qui sont plus connus du grand public que les autres pilotes de F1," explique Leclerc au journal L’Equipe.

"Par contre, le soutien du public, je ne m’y attendais pas. C’est vraiment agréable de découvrir que le public est derrière vous et de manière aussi forte. Les gens m’avaient plutôt dit de me méfier, de craindre ces moments difficiles où les tifosi allaient me tomber dessus. Et jusqu’à maintenant, malgré les moments difficiles, je n’ai pas vu de critiques mais du soutien. Et ça, c’est vraiment agréable."

Lorsqu’on lui dit que beaucoup de gens considèrent qu’il est déjà perçu comme l’égal de Vettel, il relativise.

"Après Bahreïn il y a eu un petit changement, c’est vrai. Ils ont plus de respect pour moi. J’ai enfin fait mes preuves, j’ai montré que je pouvais, moi aussi, faire de belles choses. Après, je comprends que dans une grosse structure comme Ferrari il soit nécessaire d’établir une hiérarchie."

"Seb possède une longue expérience en F1, il est quatre fois champion du monde. Cela s’entend qu’il soit devant. C’est à moi de faire le reste sur la piste. J’ai fait des erreurs en course ; il en a fait moins. Il le mérite. Il faut que je sois au top à chaque course et que je sois devant plus souvent."

La hiérarchie existe toujours et cela a été clairement dit. On essaye de gérer nos courses de la meilleure manière possible."

"La politique, ce n’est pas mon truc. Je déteste faire cela. Ce n’est pas quelque chose qui me correspond. Ce n’est pas moi," ajoute Leclerc.

"Je ne peux pas devenir ami avec quelqu’un que je n’apprécie pas parce que cela peut m’être utile. Dire des choses à quelqu’un pour le flatter ou lui faire plaisir, ce n’est pas ce que je veux, ce n’est pas ce que je suis ! Je veux des relations naturelles. Je pense que c’est ce qui marche le plus. La politique, je n’en ai pas besoin. Pour l’instant, j’apprécie tout le monde chez Ferrari. Je fais le boulot en piste, et cela me va."

Quant à ses relations avec Vettel, le Monégasque admet que ce n’est pas (encore ?) la grande amitié, mais il n’y a rien de plus normal.

"Nous sommes équipiers dans une prestigieuse écurie. On veut se battre tous les deux. Moi, j’ai beaucoup d’envie de montrer ce que je sais faire. Lui veut montrer qu’il est bien le numéro un. Il est donc clair qu’on ne s’aide pas sur le plan du pilotage. En revanche, pour la voiture on travaille ensemble afin de la faire progresser."

"Humainement ? Cela progresse un petit peu. On commence à se connaître. Sur les week-ends de course il y a trop de travail pour qu’on arrive à partager quoi que ce soit. Mais comme on se retrouve de plus en plus à des événements ensemble, on partage des choses et c’est agréable."

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