La ‘confiance’ entre la F1 et les fans n’est pas du tout rompue pour Domenicali

Il met la pression sur la FIA sur le rapport d’Abu Dhabi

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Par Alexandre C.

17 mars 2022 - 17:01
La ‘confiance' entre la F1 et (...)

Le lien de confiance entre la FIA et Lewis Hamilton s’était rompu à l’issue du Grand Prix d’Abu Dhabi l’an dernier ; et de nombreux fans se sont estimés comme trahis ou lésés par la décision du directeur de course de l’époque, aujourd’hui remplacé.

La F1 n’a-t-elle pas ainsi un problème de confiance à résoudre ? De nouveaux liens à tisser ?

Pour Stefano Domenicali, le PDG de la FOM, le problème serait en réalité déjà résolu : comme si de rien n’était… Du reste la FIA a déjà pris des mesures suffisantes selon lui, avec la double arrivée d’Eduardo Freitas et de Niels Wittich.

« Pour être honnête, la confiance est vraiment là » a confié Stefano Domenicali aujourd’hui à Sakhir.

« Nous avons eu, la semaine dernière, une réunion avec tous les promoteurs, tous les diffuseurs et tous les partenaires. Tous les circuits où nous allons sont complets. Cela signifie que la Formule 1 n’a pas ce problème de confiance. Cela signifie que la confiance est là. »

« Vous pouvez avoir dans le sport des situations qui sont positives ou négatives ou une grande controverse. Je n’ai pas, une seule seconde, dans mon esprit, à penser que quelque chose [une décision des commissaires] soit construit ou décidé à dessein. En tant que sportif, si je pensais que c’était le cas, je ne serais pas là. Je peux vous garantir que du point de vue de la Formule 1, ce n’est pas le cas. »

Une première réponse sera apportée par les décisions de la direction de course ce week-end à Bahreïn. Stefano Domenicali doit croiser les doigts.

Il espère que « la FIA pourra commencer ce week-end de la meilleure façon possible, avec tous les outils nécessaires pour faire le meilleur travail possible. »

Stefano Domenicali compte aussi sur les nouvelles mesures de soutien prises pour la direction de course, dont l’assistance vidéo renforcée.

« La direction de course doit être une entité organisée de manière adéquate, mais le directeur de course est une personne qui doit prendre la bonne décision. »

« Et il peut prendre cette décision s’il est bien soutenu et s’il a tous les outils à sa disposition. »

« Vous n’avez pas le temps de créer un comité, vous devez vous assurer que tout ce que vous avez autour de vous vous permet de prendre la bonne décision. »

Le rapport final de la FIA sur les conclusions de l’incident d’Abu Dhabi l’an dernier se fait toujours attendre... Quand sera-t-il enfin publié ? Stefano Domenicali renvoie la balle à Mohammed Ben Sulayem.

« Je dirais que c’est du ressort de la FIA. »

« Je vais assister au Conseil mondial et nous verrons. C’est l’objectif, faire un pas en avant, aller de l’avant à partir d’Abu Dhabi. Nous sommes déjà à Bahreïn. Il n’y a donc pas besoin de parler avec une approche différente que de dire ce que nous avons appris en tant que régulateurs de cette dernière course. »

Et Stefano Domenicali met la pression sur les officiels de la FIA chargés du rapport… Il ne veut que Masi serve de bouc émissaire ; et attend des décisions structurelles.

« Ce que nous pouvons dire, et comme vous le savez dans les prochains jours, la FIA en discutera officiellement au Conseil mondial du sport automobile, c’est que nous devons éviter toute discussion personnelle [en ne parlant que de Masi]. »

« Nous sommes tous des êtres humains. Vous pouvez dire que vous êtes performant en tant que pilote, en tant qu’équipe, en tant qu’arbitre, mais cela n’a rien à voir avec la crédibilité du sport. Si le sport accepte de tirer des leçons pour s’améliorer, la crédibilité passe par ce genre d’actions. Et c’est ce que nous attendons de la FIA pour préparer l’année prochaine. »

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