L’Arabie saoudite, plus sûre ? Le pays se bat pour garder son Grand Prix en avril

Djeddah fait pression pour garder sa course malgré le conflit iranien

Auteur : Franck Drui
10 mars 2026 - 12:52
L’Arabie saoudite, plus sûre ? Le pays se bat pour garder son Grand Prix en avril

L’avenir des premières courses printanières de la Formule 1 est toujours entouré d’une grande incertitude. Selon les dernières discussions qui ont eu lieu entre les patrons d’équipe et Stefano Domenicali, le PDG de la F1, il est encore trop tôt pour décider de changer les plans pour les Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, prévus en avril, après le Grand Prix du Japon.

La Formule 1 se laisserait encore une dizaine de jours pour voir comment le conflit autour de l’Iran évolue dans toute la zone au Moyen-Orient. Mais il est apparu dans les discussions que le Grand Prix d’Arabie saoudite fait actuellement tout son possible pour conserver sa place au calendrier.

Les conséquences du conflit se sont déjà fait sentir dans le monde de la F1. Un test pneumatique organisé par Pirelli à Bahreïn a ainsi été annulé entre le 28 février et le 1er mars après le début des attaques. L’Iran a notamment tiré un missile visant le centre de commandement de la cinquième flotte de l’US Navy à Bahreïn. Des missiles ont également été lancés vers Doha, Dubaï et Abu Dhabi.

Dans la région du Golfe, le trafic aérien reste fortement perturbé, l’aéroport international de Dubaï ayant lui aussi été visé par des attaques.

Dans ce contexte tendu, l’avenir des deux courses est sérieusement remis en question. L’option la plus probable serait une annulation pure et simple des deux courses plutôt qu’un report à une date ultérieure dans la saison. Mais ces annulations seront-elles accompagnées d’un remplacement ?

La F1 assure suivre la situation de très près. La discipline dispose encore d’un peu de temps avant de devoir prendre une décision définitive, mais une échéance approche rapidement en raison des contraintes logistiques liées au transport du fret vers le Golfe, après le Japon.

Et dans ce contexte, les organisateurs de l’épreuve saoudienne, disputée à sur le circuit de la Corniche de Djeddah, feraient pression pour maintenir leur Grand Prix au calendrier. Contrairement à Bahreïn, Djeddah est situé de l’autre côté de la péninsule arabique, à près de 2500 kilomètres de Téhéran.

Mais dans le paddock, cet argument de "sécurité plus grande" ne semble pas vraiment tenir pour les patrons. Ainsi le sort du rendez-vous saoudien resterait étroitement lié à celui de Bahreïn. Selon les informations recueillies, si l’une des deux courses venait à être annulée, l’autre le serait également, ce qui place la F1 dans une position délicate.

Dans le cas où les deux Grands Prix seraient annulés, la saison 2026 passerait à 22 manches, sans course de remplacement. Le championnat ne comporterait alors aucune épreuve au mois d’avril à moins qu’Imola, Portimão ou le Paul Ricard ne se positionnent pour une course... et payent pour cela !

En effet la F1 n’a aucun impératif financier à tenir 24 courses, tous les accords commerciaux restant valables en cas de calendrier à 22 courses (la limite serait fixée à 20 minimum, ndlr).

On doute de voir le Castellet réunir 20 millions d’euros d’ici la mi-avril. Pour Imola, la situation est compliquée en termes de logistique par la tenue du WEC le 19 avril. Seul le Portugal, qui doit revenir au calendrier en 2027, pourrait de manière réaliste être prêt et avancer une telle somme.


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