Hülkenberg, ces transferts manqués qui auraient pu réécrire sa carrière en F1
Et si Nico avait piloté pour Red Bull ou Mercedes ?
La trajectoire de Nico Hülkenberg en Formule 1 aurait pu prendre une tournure radicalement différente si deux opportunités, longtemps restées dans l’ombre, avaient abouti. Ces derniers mois, plusieurs révélations ont mis en lumière à quel point l’Allemand est passé près d’un destin bien plus doré.
Plus tôt cette année, Helmut Marko a confié que Hülkenberg avait failli devenir le coéquipier de Max Verstappen chez Red Bull en 2021. Après avoir impressionné en tant que remplaçant de dernière minute lors de la période COVID-19, l’Allemand figurait sur la short-list pour remplacer Alex Albon. Mais la victoire de Sergio Pérez au Grand Prix de Sakhir 2020 a scellé la décision de Red Bull.
Interrogé sur la façon dont sa carrière aurait pu évoluer s’il avait été choisi, le pilote Sauber coupe court à toute spéculation.
"Pas vraiment, parce que je ne suis pas vraiment du genre rêveur," explique-t-il.
"Cela aurait été différent, mais ça ne s’est pas fait. J’ai eu quelques occasions très proches, mais au final ça ne compte pas. Je suis là où je suis, et ce qui est arrivé est arrivé."
Relancé sur la proximité réelle de cet accord, Hülkenberg reste fidèle à son pragmatisme : "Pas assez proche, évidemment."
Aujourd’hui âgé de 38 ans, le vétéran allemand réalise pourtant l’une des saisons les plus solides de sa carrière. À Silverstone, sous la pluie et dans le chaos général, il décroche enfin son tout premier podium en F1 après plus de 200 départs, un moment salué dans tout le paddock.
Un autre chapitre manqué : Mercedes 2013
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Ross Brawn, ancien patron emblématique de la F1 et ex-directeur de l’écurie Mercedes, a révélé aujourd’hui que Hülkenberg avait également été considéré pour un volant Mercedes en 2013. À l’époque, la marque allemande cherchait un successeur à Michael Schumacher, qui venait de prendre sa retraite pour la deuxième fois.
La suite, on la connaît : Mercedes recrute Lewis Hamilton, enclenchant une dynastie sans précédent, faite de huit titres constructeurs consécutifs et de sept couronnes pilotes entre 2014 et 2021. Pourtant, l’histoire aurait pu être toute autre.
"Quand j’étais chez Mercedes, nous avons failli engager Nico, parce que nous ne savions pas encore quelle serait la décision de Lewis pour 2013," dit Brawn au site officiel de la F1.
"Nous avions du mal à finaliser ce contrat, et Nico était en attente. Il s’est comporté de manière très mature durant ces discussions. Je lui expliquais la situation le plus clairement possible : il y avait une chance, mais tout dépendait de ce que Lewis déciderait au final. Quand Lewis a signé, nous avons dû clarifier les choses avec Nico et lui expliquer que nous ne pouvions pas continuer."
L’ancien ingénieur britannique reconnaît même qu’il se faisait une joie de travailler avec l’Allemand.
"J’attendais vraiment cela avec impatience, parce que je pense que c’est un excellent pilote. Très mature, très équilibré. Il a eu une belle carrière. C’est difficile d’imaginer que Silverstone était son premier podium après tant de temps et malgré de très belles performances."
Et de conclure, admiratif : "c’était vraiment agréable à voir, et j’étais particulièrement heureux pour lui, car je le connais assez bien. C’était un bon résultat pour la saison."
Au final, si la carrière de Nico Hülkenberg n’a pas emprunté ces chemins dorés, le paddock s’accorde à dire qu’elle n’en est pas moins méritoire. À défaut d’avoir roulé pour Mercedes ou Red Bull, l’Allemand a construit sa légende autrement : par sa longévité, sa résilience et sa capacité à saisir les opportunités… même celles qui n’ont jamais complètement abouti, avant de briller enfin avec Audi F1 ?
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